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Quand ça va mieux… c’est pire (?)

publié le 04/04/2017 par dans Afficher dans Marché, Ca recrute..., Economie et emploi, Préparer sa candidature, Quel job pour moi?

Bonjour

J’ai envie de faire ce billet depuis plusieurs semaines. depuis que je sais que le marché de l’emploi s’améliore, surtout celui des emplois les plus qualifiés. Je voulais d’abord en faire une nouvelle posititve; Voici le panel de l’Apec et ses prévisions de recrutements pour  2017. Mes enfants, que de bonnes nouvelles ! que ce soit par régions, par secteurs ou par métiers, tout porte à croire que l’année sera encore plus favorable que  2016 qui a déjà été très bonne; des records devraient être battus. Ce développement des intentions de recrutement, qui confirme et amplifie les tendances de 2016, va rencontrer un marché cadres déjà assez tendu. Le taux de chômage des cadres est très bas (moins de 5%) et il est très différencié selon l’âge. Deux catégories connaissent des difficultés, les jeunes diplômés et les cadres seniors, dont le chômage se prolonge souvent. Les entreprises restent réticentes à recruter des seniors, et les recruteurs éprouvent de plus en plus de difficulté à trouver les cadres qu’ils recherchent, ceux qui ont 5 à 10 ans d’expérience. Cette « tension » croissante vont les conduire à s’intéresser aux candidats débutants.

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Donc, les nouvelles du front sont bonnes, et même très bonnes.

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Oui, mais,

– qu’est-ce que ça me fait à moi, qui cherche un job autour de Tarensol*,  ville moyenne où j’ai mes attaches ?

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– Quel intérêt pour moi qui ai pour projet de travailler dans la recheche fondamentale sur le marketing des produits de luxe dans les ONG ?

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– Qu’est-ce que ça me fait à moi qui viens de voir rejeter pour la 5° fois ma candidature auprès du groupe Michigan Chemicals ?

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Tes bonnes nouvelles, blogueur, appartiennent-elles à la post-vérité ?

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Non, je vous assure que ces informations offrent toutes les garanties de sérieux. Mais un marché de l’emploi dynamique a quelques inconvénients :

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  1. L’évocation de la crise n’explique plus la difficulté à trouver un job, ne dispense plus d’avoir à se pencher sur les opportunités inattendues, alternatives, puisque désormais, ces dernières ont une plus grande réalité .

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  2. Un marché plus dynamique oblige les acteurs à une posture plus ouverte, plus opportuniste;  il faut être du genre « renard » pour en tirer partie, au moins tant que le « stock » de demandeurs d’emploi n’a pas diminué fortement.

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  3. Il y a un côté culpabilisant à ces bonnes nouvelles quand on a soi-même l’impression d’être englué dans le chômage.

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Profiter de cet environnement favorable, c’est d’abord ouvrir les yeux et les oreilles. c’est se rendre mentalemnent disponible pour les opportunités alternatives qu’on pourrait rencontrer, des jobs qu’on n’avait pas imaginé dans des entreprises inconnues. C’est cette ouverture qui donnera des ailes à votre début de carrière. Trouver un job pour la vie n’a pas de sens. Saisir et utiliser les opportunités est une véritable stratégie, car le plus modeste des emplois peut être un tremplin si on veut s’en servir comme cela.

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Cette agilité doit en effet se combiner avec un effort de compréhension et d’analyse du monde tel qu’il est autour de vous. Quels sont les enjeux de la boite et de ses concurrents principaux ? Qui sont les acteurs clefs ? En tant qu’employé,  même en faisant les photocopies, je dois y réfléchir. et avant d’être engagé, comme candidat, c’est évident. Ou du moins ça devrait l’être.

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Le renard, le chasseur, par opposition au cueilleur.

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Savez-vous ce que les consultants, les experts, disent aux recruteurs ? Soyez des renards, c’en est fini de la cueillette. Tirer partie de ce marché qui se tend, c’est aussi adopter une attitude qui en tienne compte. 50% et plus des recrutements sont jugés difficiles par les recruteurs. Le nombre de candidatures par poste a baissé. « Sourcer » (trouver des candidats) est devenu un enjeu majeur. les recruteurs n’ont pas tous, loin s’en faut, adopté une tactique et une posture adaptée à leur situation. Certains (devrais-je écrire « beaucoup » ?)  restent sur une position de client dominant. Rappelez-vous ce que je vous ai déjà dit : il est plus facile d’imaginer une solution idéale que de définir et hierarchiser ses besoins. Plus facile d’éliminer des candidats que d’en sélectionner quelques uns. Mais le véritable besoin se rappelle à eux en cours de route, parfois seulement quand l’échec est patent.

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Face à la structure qui recrute, ou pourrait recruter, votre attitude doit être celle d’une ressource rare. Elle est rare, cette ressource, en tant que solution possible à un problème, elle a une forte valeur. Jouer la perle rare, rouler des mécaniques est évidement ridicule, (et pas possible pour tout le monde) mais avoir conscience de sa valeur est un atout majeur.

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Je résume :  Le déni est inutile, je vous le confirme, il y a une embellie de taille.  Pour en profiter, en plus de ne pas la nier, il faut aussi se mettre en position d’agilité, d’adaptation.

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* Inutile de chercher Tarensol sur une carte ou Michigan Chemicals dans un annuaire d’entreprises…

 

PS. le 4/4 à 10H57 coquille signalée par un fidèle lecteur… « aurpès » a été corrigé en auprès. Merci Thomas. 

Idem le 5/4 à la suite d’un message d’un de mes collègues j’ai retrouvé plusieurs fautes. En particulier (mais pas seulement) « moi qui a » et « moi qui vient ». « Qui » représente « je », ou moi, première personne : « qui ai » et « qui viens ». Merci Pascal

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