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Nouvelles formes d’emploi ? Soyons inventifs

publié le 29/03/2016 par dans A la recherche d'un job, Afficher dans Marché, Economie et emploi, Emploi, Quel job pour moi?

Bonjour

J'ai demandé à un certain nombre de personnes de mon entourage de vous faire profiter de leurs compétences , On a commencé le 17 mars par Tatiana Jacenko à propos de formation. Aujourd'hui,  c'est Philippe Froger. Philippe travaille à tisser des relations avec les organismes qui accompagnent et aident au développement des formes dites "alternatives" d'emploi.

Philippe, lui ai-je demandé, peux-tu faire une synthèse des  principales choses à savoir, pour des jeunes diplômés, à propos de ces formes alternatives d'emploi dont tu t'occupes ?

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Et Philippe a répondu :

"A mon avis, dit-il, un jeune diplômé qui voudrait élargir son horizon, éventuellement déçu  par une recherche d'emploi classique (un CDD long ou un CDI à plein temps),  devrait envisager, parallèlement à cette recherche, au moins trois pistes liées à l'Entrepreneuriat, qui ne sont d'ailleurs pas du tout exclusives de la recherche d'emploi qu'ils ont mis en route."

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Avant d'entrer dans le vif du sujet, je voudrais faire une remarque : ce qui doit vous pousser à élargir ainsi votre horizon, c'est parfois la simple logique. Il y a beaucoup de spécialités qui sont, pour l'entreprise, d'un usage ponctuel. A besoin ponctuel, réponse ponctuelle. Mais comme vous avez besoin de travailler à temps plein et que vous voulez sécuriser un peu l'enchainement des missions, vous devez choisir un statut qui vous permette de vous positionner de façon optimale vis à vis des-dits besoins.

Je comprends ce qui retient la plupart d'entre vous de se lancer dans ce genre d'aventures :  c'est la crainte de la précarité, de revenus aléatoires. C'est sans doute une objection valable pour ceux qui bénéficient d'une situation professionnelle stable aujourd'hui. Mais pour ceux qui de toutes façons n'ont pas de revenus et peinent à décrocher le graal-CDI, où est le risque ? Au moins, pensez-y, envisagez ces solutions.

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Philippe vous propose trois pistes :

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A. Première possibilité relevée par Philippe, le Statut national d'"Étudiant-Entrepreneur" permet aux étudiant(e)s et aux jeunes diplômé(e)s d'élaborer un projet entrepreneurial dans un PEPITE. Le diplôme d'établissement "étudiant-entrepreneur" (D2E) accompagne le statut d'étudiant-entrepreneur : il permet de mener à bien son projet avec un maximum de sécurité et de visibilité. Ce qui suppose que vous ayez un genre de projet, même si au début ce projet se résume à "pourquoi pas me mettre à mon compte pour proposer mes services aux entreprises sur un mode "commercial" ?

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B. Plus classique, le Régime d'auto-entrepreneur permet de démarrer facilement une activité : formalités simplifiées, exonération de la TVA…  C'est d'autant plus intéressant que ce statut est parfaitemenet cumulable avec une activité salariée, même à plein temps.Vous pouvez donc enchainer une CDD à 100% avec une période de double activité.  Attention, il ne doit pas y avoir de lien de subordination avec votre client, ce qui requalifierait le constrat en contart de travail, et votre chiffre d'affaire est limité à 32 K€  pour des prestations de services et 82K€ pour la vente de bien matériels). donc, si l'activité se développe,  vous devrez changer de statut, et payer la TVA, ce qui peut remettre en cause la rentabilité de l'activité. 32 K c'est bien peu, finalement.

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C. La  coopérative d'activité et d'emploi (CAE): comme expliqué sur leur site, les CAE vous proposent un cadre juridique, économique, social et humain pour créer votre propre activité, viabiliser votre projet et pérenniser votre emploi. La CAE facture vos prestations et vous verse un salaire, elle est voter employeur.

Au sein d’une CAE, vous êtes entrepreneur salarié associé, un statut reconnu par la loi qui vous permet de bénéficier d’une couverture sociale. Il existe aussi des sociétés de "portage" qui ont une activité similaire mais n'offrent pas le même cadre de soutien.
N'oubliez pas qu'une pareille aventure peut aussi se tenter à plusieurs, pourquoi pas en SCOP, au sortir d'une période d'incubation au sein de la CAE.

Là encore, vous pouvez cumuler cette activité avec un emploi, pourvu qu'il soit à temps partiel, au moins en principe. Voir les règles de cumul sur le site Service-Public

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En conclusion, Philippe nous rappelle qu'avoir réfléchi, élaboré, rédigé, argumenté un projet entrepreneurial,  même s'il n'aboutit pas est un puissant facteur de  développement de compétences valorisables dans une recherche d'emploi classique. A condition, dit-il,  de bien les formuler. Et moi d'ajouter que pour ça, vous pouvez vous faire aider par l'Apec. Il me semble l'avoir déjà dit, les personnes qui sont passées par là sont de toutes façons plus efficaces dans leur recherche d'emploi ensuite. Ce n'est donc en aucun cas du temps perdu.

Conclusion de Philippe : "Je ne suis pas sûr que les autres formes alternatives d'emploi conviennent aux Jeunes car spécifiques et liées à de l'expérience sauf peut-être très ponctuellement le statut VDI pour la Vente Directe. […] Voilà pour l'essentiel."

Merci à lui.
 

Commentaire(s)

  1. Bonjour

    une rencontre hier avec le syndicat des entreprises de portage, évoquées dans ce billet, me fait revenir sur une croyance. Ils m’ont affirmé que leurs entreprises accompagnent les personnes dans la stratégie de vente de leurs compétences. Dont acte. Allez voir http://www.peps-syndicat.fr/

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