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Insertion des diplômés de la promo 2014

publié le 14/10/2015 par dans A la recherche d'un job, Afficher dans Marché, Economie et emploi

Vous l'avez peut-être vu dans la presse  la semaine dernière ou sur sur Apec.fr (semaine largement consacrée à des animations visant les jeunes diplômés, notamment jeudi 7) l'enquête concernant l'insertion des jeunes diplômés de la promotion 2014 a été publiée.

Rappel : On a interrogé en avril-mai 2015 plus de 4700 jeunes diplômés de cette promotion, représentatifs de l'ensemble des diplômés par tous les critères.

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On en tire :

– le taux d'emploi (quel % est en emploi au moment de l'interview) qui est cette année de 62%, équivalent à celui de la promo précédente (1% de moins, mais ce n'est pas significatif (marge d'erreur)

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– le taux d'insertion, (on ajoute ceux qui ont eu un emploi depuis leur diplôme mais ne l'ont plus), 72%, identique lui aussi au précédent.

Pas de quoi se réjouir, ces taux sont largement inférieurs à ceux qu'on observait avant la crise de 2009. Mais il faut noter que ces jeunes gens ont cherché un emploi entre septembre 14 et avril 15 ;  la situation économique n'a donné des signes d'amélioration que tout à la fin de cette période.

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Les conditions d'emploi s'en sont aussi ressenties : plus de CDD et moins de statuts de cadre,  (57 % contre 62% l'an dernier).

Les salaires ont aussi baissé : la médiane (la moitié gagne moins, l'autre plus)  est à 25 700 € (brut annuel, rappelez-vous les billets sur la question)soit 3 700 € de moins que pour la promo 2013. Le salaire moyen se situe à 26 500 euros brut par an, et n'a diminué que de 2 200 €, (c'est déjà pas mal me direz-vous),   ce qui veut quand même dire que des valeurs hautes en abondance le tirent de près de 1000 € par an.

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Dans cette situation, qui n'est plus tout à fait la même aujourd'hui, j'insiste, que faire ? Redoubler d'effort, aborder le marché avec réalisme -mais réalisme ne veut pas dire défaitisme) et miser sur l'intensité de l'activité de recherche pour se tirer d'affaire. Le marché repart, semble-t-il, il faut que vous en profitiez.

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Bien sûr dans ces conditions, la réorientation est une voie possible et l'étude qualitative que nous avons publiée aussi montre comment cela se passe. Faites-vous accompagner, le réseau de l'Apec est à votre disposition et les résultats que nous enregistrons montrent à quel point c'est utile. Rester dans son coin, répéter inlassablement les mêmes actes, parfois les mêmes erreurs, n'est pas la bonne solution.

 

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Mais il faut aussi penser aux formes alternatives d'emploi, missions sous portage, temps partagé, (l'Apec est partenaire de la fédération des associations de travail à temps partagé), création ou reprise d'activité (l'Apec propose des services en accompagnement de ces démarches).

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Ou encore, comme le déplorent certiains médias, aller faire un tour dans un pays qui recrute. Ceux qui me lisent depuis longtemps connaissent ma prédilection pour le Canada, le Québec en particulier, qui organise régulièrement des salons de recrutement dans de grandes métropoles françaises et européennes) mais il y en a d'autres. Il vaut peut-être mieux aller travailler dans u bar londonien que dans un café à Rennes, au moins on perfectionne son anglais (remarquez, le Breton a son charme aussi).

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