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Avoir une réponse à sa candidature ou pas…

publié le 23/06/2015 par dans A la recherche d'un job, Afficher dans Marché, Afficher dans Méthode, manuel de survie, Préparer sa candidature

Vos commentaires le prouvent, ne pas obtenir de réponse à votre candidature, surtout après un ou plusieurs entretiens est une frustration majeure, certains d'entre vous pour des raisons pratiques, et notamment parce qu'ils hésitent à se lancer sur d'autres pistes; d'autant si le job en question les motivent particulièrement. 

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Mails, appels téléphoniques, rien n'y fait, le recruteur ne vous prend plus au téléphone ou devient fuyant. Au mieux, on vous fait savoir que la décision n'est pas prise. 

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Vous avez la gentillesse de ne pas le dire, mais si, ayant reçu une proposition d'embauche, vous coupiez ainsi la communication, le temps par exemple d'attendre les suites d'un autre entretien de recrutement, ce qui serait bien utile, parfois, eh bien le recruteur serait proprement scandalisé.   Oublions cette mauvaise fiction.

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J'ai essayé plusieurs fois de faire imaginer aux victimes de ces Black out tous les aléas possibles dans le processus de recrutement. Mais aucun ne justifie que l'on vous fasse lanterner comme ça. 

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Si vous voulez vous protéger contre le stress et la déception, mais aussi éviter de fabriquer vous-même votre malheur, je vous propose quelques règles d'hygiène simples. 

  • Considérant que si votre candidature intéresse l'entreprise, elle  prendra rapidement contact avec vous,  passez dans la rubrique "perdues" les candidatures restées sans réponses au bout de 15 jours. Si l'entreprise se manifeste après ce délai, ce sera une bonne surprise. En tous cas, considérez une non réponse comme une réponse négative. C'est frustrant, c'est accepter la grossièreté comme normale, je sais bien, mais c'est de bonne hygiène parce que sinon, on se ronge.

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  • Relancer ne sert à rien si vous n'avez pas d'éléments nouveaux à apporter. La synthèse d'un entretien, un argument que vous auriez oublié, une proposition. Quelle proposition ?  Un échange complémentaire, téléphonique par exemple, un essai ou une épreuve professionnelle, genre "assesment" simplifié, une journée de découverte mutuelle, ou, pourquoi pas, une référence.

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  • Devant de telles attitudes, vous êtes fondés vous aussi à adopter une attitude de précaution, en conservant le plus longtemps possible tous les fers au feu, voir à considérer vous aussi la période d'essai comme … Une période d'essai.

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  • Analysez avec froideur et recul les comportements des entreprises, décryptez ce qui vous est dit. Il y a des situations que l'entreprise ne maîtrise pas. Par exemple, vous êtes pressenti(e) pour un CDD de remplacement mais la personne absente n'annonce son retour qu'au dernier moment. Si vous êtes bien informé(e) de ce qui se passe, rien a dire. Mais la valse hésitation peut avoir plein d'autres raisons, imputables à l'entreprise et elle seule.

Cela vous donne des informations sur la fiabilité de la boîte et de son système de décision, sur le respect des personnes, sur la sincérité et la transparence de l'entreprise et de son management.

Pouvez-vous raisonnablement espérer que des gens qui se sont montrés opaques, menteurs, qui n'ont pas eu le courage de vous annoncer leur décision, ou simplement négligent de le faire parce qu'ils sont "trop occupés",  pouvez-vous espérer, donc, que ces gens,  s'ils devenaient vos employeurs et managers, se montrent honnêtes et droits, courageux, respectueux, dignes de confiance ? Non, bien entendu.  Finalement ils vous auront au moins rendu ce service , d'éviter de travailler pour eux.
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  • Enfin un zeste de morale chrétienne et plus ou moins universelle : quant à vous n'oubliez jamais cela. La loyauté vis à vis de ceux qui s'impliquent et mettent un espoir dans leur démarche de candidature, est un devoir pour chacun.

… Ceux qui s'impliquent. Bien des actes de candidature, simple copie d'une lettre type adressée à des dizaines d'exemplaires ne méritent pas vraiment cette attention, cette loyauté. Impliquez-vous, personnalisez les approches et peut-être aurez vous droit à des retours plus dignes. Peut-être. 

    Commentaire(s)

    1. Très pertinent. Franchement très utile aussi….merci

    2. Merci Amine, c’est gentil.

    3. Merci Mr.Blanc pour ces conseils pratiques.

      Moi mon problème, c’est que j’ai une bonne formation et tous le monde apprécie mon travail quand je suis en essai, le seul souci, c’est que je suis diplômé ingénieur en production industrielle et je dois gérer des personnes qui ont des années dans la boite, alors que je parais très jeune pour mon âge. Je comprends, implicitement, que c’est le critère qui me bloque à chaque fois (Je sens à chaque fois qu’on me juge seulement en se basant sur ça ).

      des conseils ?

      Merci.

    4. Amaador, c’est difficile de vous donner un conseil.
      Si vous avez l’air jeune, vous n’y pouvez rien, somme-toute.
      Je peux quand même vous suggérer de ne pas en rajouter en vous habillant comme un jeune, avec une coiffure de jeune, en parlant le d’jeune, etc.
      Bref, costard,chemise neutre, à votre taille, cravate (une vraie), chaussures de ville, cheveux courts. Il y en a qui se laissent pousser la barbe (bien taillée) pour que leur visage soit moins juvénile. Mais si la barbe est clairsemée, l’effet est contraire.
      Faites attention à tous les signes qui vous cataloguent en « jeune ». Parlez plus lentement, évitez les mots parasites…
      Vous auriez, je pense, intérêt à lire des livres de management, des livres qui traitent de la façon d’animer et aussi de diriger une équipe. Histoire d’avoir quelques éléments à discuter le cas échéant.
      Bon courage…
      Vérifiez quand même si vous le pouvez, auprès d’un recruteur, votre hypothèse. Après tout, comme vous le dites, c’est vous qui ressentez cette objection, puisqu’elle est implicite.

      Surveillez votre expression écrite et votre orthographe j’ai corrigé pas mal de coquilles dans votre texte.

    5. Bonjour Jean-Marie,

      Je refais une tentative de commentaire suite à votre article très intéressant et rassurant.

      Cependant, je souhaite rebondir sur un point: comment s’impliquer dans ses candidatures quand une quantité d’offres intéressantes sont anonymes…?

    6. Sophie
      Pardon du délai.
      Je n’ai pas besoin de vous connaître pour m’impliquer dans les sujets et questions que vous posez, dans la situation que vous le décrivez.
      De même, ce qu’il vous faut savoir de l’entreprise, pour vous lancer dans un argumentaire, ce n’est pas son nom, mais sa situation, sa problématique, ses enjeux. Si vous n’avez aucune information c’est compliqué, en effet. Alors il faut essayer de réfléchir à partir des éléments de profil que vous avez lu. Éventuellement raisonnez par hypothèses, ou avec des phrases en forme de questions. « Si vous cherchez une personne qui sache… c’est peut-être que vous avez… »

    7. Bonjour jean Marie,

      Merci de votre réponse.

      désolé pour la réponse tardive « Vaux mieux tard que jamais »,j’ai suivi vos conseils,donc j’ai commencé par un poste de commercial, ce qui m’a permis de développer  l’aspect relationnel et le contact humain, s’était un choix,si je peux dire stratégique pour moi, parce que ce n’était pas vraiment ma vocation.

      Après j’ai attaqué la phase recherche, et j’ai décroché un poste de responsabilité dans un bureau d’études de renommé. la clé s’était l’aspect humain et la façon de parler qu’a fait la différence, c’est mon recruteur qu’il me la avoué après quelque mois.

      Comme quoi l’aspect relationnel et communicatif est délaissé par la plupart des jeunes qui se fixent plutôt sur l’aspect technique.
      Ce que je peux conseillé aux futurs diplômés c’est bien travailler ce point, c’est la clé pour réussir surtout pour les personnes qui souhaitent évoluer vers des postes de management/Gestion.

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