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Avoir (ou pas) un projet : 1. Ce que je sais faire

publié le 12/05/2015 par dans Afficher dans Méthode

C'est le printemps et  pour certain, c'est le moment des questions, des inquiétudes. Déjà 6 à 8 mois depuis que vous avez passé le diplôme.

La conjoncture est évidemment en cause. Beaucoup d'entreprises vivent des moments plus ou moins difficiles, ce qui les amènent à ne pas lancer ou  retarder, voire annuler des recrutements, et il y a donc d'autant plus de concurrence pour chaque opportunité.

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Alors, je crois que la situation est assez compliquée pour ne pas l'obscurcir encore. Je vais, une fois de plus, parler de l'obligation d'avoir un projet professionnel.

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D'un côté, la plupart des conseils en emploi, de ceux qui écrivent sur ce sujet et aussi des recruteurs eux-mêmes affirment l'importance "d'avoir", et sinon de concevoir un "projet professionnel", autrement dit une cible, plus ou moins précise.

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Avoir un projet permettrait en effet  :

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  • de restreindre le champ des recherches;
  • de préparer des arguments par rapport à un métier identifié ;
  • d'alimenter un discours sur la motivation. J'envoie à une banque un CV / lettre qui affirment que mon projet est de travailler… dans la banque, plus spécialement le Crédit Commercial et Rural de Neustrie – CCRN, banque dont le développement et les valeurs me motivent tout particulièrement. Ah bon ?

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Je crois quant à moi qu'en revanche la construction de ce projet expose à une perte de temps et d'énergie, voire à des impasses.

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En fait, toute la question est de savoir dans quel ordre on fait les choses.

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Tout le monde,  je pense,  s'accorde sur la première étape d'une recherche d'emploi stratégique est de faire une description complète, détaillée, argumentée de ses compétences, en partant d'un récit biographique, des réalisations (y compris universitaires, et scolaires, les stages, etc. A ce sujet je vous propose deux astuces : 

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  1. Essayez le plus possible de  décrire des choses que l'on pourrait filmer. Par exemple je peux vous filmer en train de rédiger un compte rendu en anglais mais je ne peux pas filmer votre maîtrise de la langue de Shakespeare. Vous verrez que cela oblige à une certaine gymnastique pour parvenir à tout exprimer sous cette forme, le mode de l'action. Vous serez engagé(e) pour faire, pas pour "être", ou "connaître".
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  2.  Lorsque vous pensez à votre cursus universitaire, il est insuffisant de dire que vous avez étudié la finance internationale. Il faut donc  vous poser la question suivante : Quand (au sens de "pendant que") j'étudie la finance internationale, je fais quoi ?  ainsi vous dégagerez des activités (résoudre un problème fictif, synthétiser un bouquin par écrit, rédiger une note, etc) qui sont autant d'expériences concrètes, et souvent utilisables en entreprise. Ainsi, vous n'imaginez pas la médiocrité des notes écrites rédigées par des gens qui ont quitté l'école depuis longtemps et ont perdu (ou n'ont jamais eu) la compétence à rédiger avec rigueur. Or c'est quand même sur la base de notes écrites que beaucoup de décisions pourraient être prises.

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Une fois cela réalisé, certains préconisent de construire ensuite un projet professionnel, mais on peut parfaitement en faire, au moins partiellement, l'économie.

Je vous propose de voir comment dans le prochain billet.

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