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Un métier, qu’est-ce-que c’est ?

publié le 29/01/2015 par dans A la recherche d'un job, Afficher dans Marché, Economie et emploi, Quel job pour moi?

Je crois avoir déjà écrit dans un précédent billet -mais il y en a 780 ! – que le métier de l'entreprise comptait finalement moins que le vôtre, ou qu'en tous cas,  il ne faut pas les confondre.

Le mot "Métier" a un parfum d'autrefois. " Et toi, Jean-Marie, quel métier veux-tu faire quand tu seras grand ?"

Mais, vieilli dans certaines de ses acceptions,  le mot a quand même un sens tout à fait contemporain et intéressant. Il caractérise non pas un poste de travail,  mais un ensemble de compétences, de règles communes, et sans doute un objet.

Je vous propose de le définir ainsi :  Un métier est un ensemble de compétences, rendues cohérentes et complémentaires par une finalité et/ou un objet et, le plus souvent, par des règles communes.

Guy le Boterf,  nous incite justement à ajouter que c'est aussi

– Une perspective de développement, puisqu'on va, en exerçant son métier, approfondir ses compétences d'une façon ordonnée.

– une identité professionnelle. (il dit : une identité permettant de se définir socialement)

Je me pose des questions à ce sujet. Citant ces éléments, l'article de Wikipédia sur le concept de métier" note que la définition de Le Boterf date de 2000, ce qui n'est pas hier. D'ailleurs, cet article mélange un peu les concepts, à mon avis. Il y a néanmoins des choses intéressantes à en tirer.

A commencer par l'étymologie. Les significations premières, ou littérales du mot latin dont est tiré "métier" , nous dit Wikipédia, "signifie initialement le « besoin », puis le « service » ou la « fonction »

Première information : il y a un lien de sens entre le métier et son objet, ce à quoi il sert. Avez-vous déjà essayé de définir votre métier par son utilité ?

Ceux qui veulent "être dans le marketing des produits de luxe" (les fidèles auront compris que ce stéréotype de projet professionnel m'agace) par exemple, se sont-ils demandés à quoi servirait leur activité, quelle serait sa fonction ? (lisez fonction sociale) ou encore quel service ils rendraient.

 

On dit que le sens donné à l'activité professionnelle prend de plus en plus d'importance. Ce sens est évidement en lien avec l'utilité, me semble-t-il. C'est regarder autrement les métiers. Du point de vue de l'utilité, certains métiers méprisés prennent une grande valeur. Ne croyez pas que je fais mon vieux raisonnable en écrivant ça.

L'utilité d'un clown, d'un céramiste, d'un artisan d'art, ou de ceux qui travaillent à la préservation de milieux naturels  vaut bien, évidemment celle de bien des métiers qu'on vise quand on est raisonnable. A l'inverse, bien des crises vécues par des cadres en milieu de carrière sont liées au sentiment de vanité, au sens de "vain".

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Deuxième idée, aussi intéressante, mais qui n'est pas contenue dans l'étymologie, c'est la notion de règles communes, que Le Boterf, selon Wikipédia, qualifie de "morales". Vous noterez que je n'ai pas repris ce qualificatif car je crois, quant à moi que c'est "éthique"  qu'il faudrait dire,  un ensembles de prescrits moraux, certes, mais pas seulement, et aussi "déontologie" c'est à dire les règles qui régissent une profession.

Les règles qui encadrent les métiers ne sont en effet pas seulement d'ordre moral. Certaines n'ont qu'un rapport très lointain avec la morale; elles sont d'ordre procédurales. Leur aspect éthique est parfois historique, mais sans réalité aujourd'hui.

Il reste que ces règles existent et qu'embrasser un métier suppose qu'on s'y soumette. Avez-vous envisagé votre futur métier du point de vue de son éthique, des règles qui contribuent à le définir ? Avez-vous envisagé les métiers que vous connaissez et qui "ne vous disent rien" avec ce point de vue ?

En tous cas vous devez savoir que certaines personnes ont orienté leur carrière, plus ou moins consciemment, en fonction de ces ensemble de règles, qui, pour eux, donnent du sens à leur existence professionnelle. L'exactitude, la discrétion et la fiabilité du notaire, par exemple. Sans parler de son utilité.

Relisez vos rêves ou vos choix à l'aulne de ces deux critères, vous verrez que c'est une vraie remise en cause.

Le rapport du métier à l'objet (les produits de luxe, l'alimentation) peut être, pour vous, l'essentiel. Je le comprends mais alors n'oubliez pas cela en route. Le marketing n'est pas toujours  la fonction la plus proche du produit, par exemple, ou alors il faut faire du marketing plus opérationnel, ou de la vente. Le rapport au métier de l'entreprise est contenu dans l'objet.

Voilà. C'est tout pour aujourd'hui.

J'en profite pour saluer les responsables du SCUIO/BAIP de l'Université de Paris Est-Créteil  (UPEC) avec qui nous avons signé hier soir un nouveau chapitre d'un partenariat qui dure depuis plus de 30 ans, et qui ont eu la gentillesse de me dire qu'ils lisaient mes petits billets.

Commentaire(s)

  1. ce vendredi « à janvier, j’ai corrigé quelques fautes d’orthographe, et arrangé un peu la présentation pour plus de lisibilité

  2. Bonjour,

    Notre société évolue et les métiers avec elle. Faire correspondre le mot métier à une utilité sociale est pour moi trés important. Les choix d’orientation compte tenu de ses contres d’intérêts sont primordiaux dans la réalisation de cette correspondance. Une orientation réussie serait celle qui permettrait à un individu de se sentir utile socialement. Utilité sociale au sein de la société en général ou utilité sociale au sein d’une société plus restreinte qui est celle de l’entreprise et par ricochet au sein de la société. Merci pour vos articles. Isabelle.

  3. Merci à vous.

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