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Décider

publié le 28/10/2014 par dans Afficher dans Méthode, manuel de survie

Imaginez : vous avez dit oui à une proposition, ou vous êtes sur le point de le faire, enfin vainqueur de la course à l’emploi. Et justement, c’est maintenant que vous recevez un appel d’une autre entreprise, une vieille affaire que vous pensiez enterrée. 

Ou encore, vous avez une opportunité de CDD alors que vous avez des raisons de penser que vos entretiens avec un autre employeur (pour un CDI) vont déboucher.

On peut aussi imaginer, plus simplement, que vous deviez choisir entre deux gâteaux, trois pulls, un séjour à la montagne ou un scooter, etc.

Je veux vous parler de décision non rationnelle ou en tous cas incertaine. Décider entre un pull trop cher, un autre trop petit et un troisième qui vous plaît, à votre taille et que vous pouvez vous offrir, ça, je suppose que vous savez faire. 

En me documentant surce sujet, j’ai lu un billet de Charles Pépin, philosophe (et bien plus !) qui résume cela en nous proposant de ne pas confondre choisir et décider. Il y a dans sa définition du choix un côté rationnel que personnellement je n'aurais pas appelé comme ça. Mais je trouve l'idée générale très intéressante : Certains aléas résistent à tous les efforts que vous ferez pour les éliminer. Alors, décider, c'est prendre un risque assumé. "Choisir demande de l’intelligence, décider demande surtout de la volonté." dit-il. Même si cette volonté est secondé par l'intelligence, ce qui, en tous cas selon moi, ne peut pas nuire !

Je vous propose donc une démarche en trois étapes :

S'informer pour éclairer la décision. Il s'agit de se renseigner et de rendre clairs pour vous la situation, la nature de la décision à prendre.

Analyser la question posée,  et votre posture par rapport au problème. Maintenant, il vous faut mettre en évidence les risques et les bénéfices possibles de chaque décision, en attribuant à chacun un coefficient de probabilité, un autre pour leur importance (gravité du risque, importance du gain possible) et enfin en les positionnant dans le temps. Le risque qu'un CDD ne soit pas renouvelé ne se situe pas au même moment que celui de ne pas donner suite au CDI tout de suite. On peut ainsi construire une matrice d'analyse des décisions à prendre, de leurs conséquences, et de ce que vous en pensez, concrètement.  Par exemple, "quitter la région" peut être douloureux, voire ressenti comme impossible par certains, au contraire très facile pour d'autres.

– Enfin décider, en dépit de l'incertitude; c'est à dire, assumer les "pépins" possibles, si je peux me permettre un jeu de mot sur le nom de ce philosophe.

 

Finalement quelle est l'étape principale ? En pensant à ce billet je me disais qu'il serait intéressant pour vous d'avoir ce système de repérage décrit dans le point 2. Il ne peut être valablement mis en œuvre que si la 1° étape est correctement réalisée. Et depuis que j'ai lu ce billet sur la décision, opposée au choix, je me rends compte que la meilleure des préparation ne nous épargne que rarement la décision, telle qu'il la définit. Mais que cela ne vous détourne pas des 2 premières étapes. Bref suivez les trois étapes, chacune et jusqu'au bout.

Commentaire(s)

  1. Parfois il faut même faire tout ça rapidement, auquel cas l’urgence a tendance à être mauvaise conseillère.

  2. Jean Marie,

     

    un petit commentaire à ce post, qui me rappelle que j’ai été chercheur dans ce domaine là (la décision). Vous essyez de rationaliser le choix au maximum, c’est à dire que les deux gateaux sont découpés, leurs ingrédients vérifiés, comparés, analysés, etc. avant de calculer lequel est le meilleur…

    En oubliant une méthode plus simple: lequel vous fait le plus envie.

    On pourra répondre, oui, mais bon, ne risque-t-on pas de se fourvoyer en écoutant ses sentiments/émotions plutot qu’un calcul froid et rationnel?

    Certaines recherches suggèrent que le choix d’achat émotionnel (du consommateur) envers tel ou tel marque/produit est également celui qui donne la plus grande satisfaction (plus que le choix rationnel).

    Est-ce que ce ne pourrait pas être la même chose avec le choix d’un travail ou d’une société?

  3. Certainement, Fabrice, l’envie est un des ingrédients majeurs de ce que le philosophe que j’ai cité appellerait « décision » par opposition au choix, plus rationnel.
    Un autre est au contraire la crainte, l’impossibilité à se projeter dans une situation.
    Oui, je crois que vous avez raison, il faut écouter ses envies.

  4. Très bon conseil, il est néanmoins important de prendre en compte la réaction suite au désistement d’une offre déjà acceptée.

    Ce n’est jamais une bonne chose de revenir sur son engagement auprès d’une entreprise après avoir été accepté dans l’équipe (même si cela vaut parfois le coup). L’image professionnelle peut en souffrir.

    Mais l’étape de l’analyse permet de faire figurer ce type de dommages collatéraux, n’oublions pas de voir au delà des perspectives salariales et relationnelles. 

  5. Merci de cet apport, Sébastien.

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