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Entretien : les questions pièges

publié le 21/10/2014 par dans A la recherche d'un job, Afficher dans Méthode, manuel de survie, Passer un entretien

En fait, il n'y en a pas vraiment, de questions pièges. Les recruteurs, enfin la plupart, jurent leur grands dieux qu'ils ne sont pas là pour poser des chausses-trappes. ce n'est pas tout à fait de cette façon que les candidats ressentent les choses évidemment. Je pense que du point de vue du candidat il existe 4 types de questions qui mettent mal à l'aise pour des raisons diverses. Du point de vue du recruteur, ce sont éventuellement des questions tout à fait justifiées, mais un peu d'expérience leur suffit pour savoir qu'elles déstabilisent les postulants. C'est pourquoi leurs serments d'innocence ne sont pas toujours très bien reçus. De là à prétendre qu'ils abusent de la gêne provoquée, il y a un pas, que je ne franchis pas.
Voici ces 4 catégories de questions qui peuvent  mettre mal à l'aise :

1/ Les questions ou tests de contrôle. Il y a un cabinet de recrutement qui s'est fait une spécialité médiatique sur le constat que "75% des CV" sont trompeurs". C'est une affirmation démagogique, qu'on démontre facilement en débusquant des informations plus ou moins enjolivées. Mais à ce compte là la majorité des annonces de recrutement sont aussi plus ou moins "arrangées". Un partout,  balle au centre. Mais ce qui est sûr, c'est que les recruteurs détestent qu'on les mènent en bateau, qu'ils ressentent le besoin, souvent justifié ,de s'appuyer sur des informations assez probantes pour justifier leurs décisions. Imaginez que vous soyez distancé(e) par un concurrent qui aura juste affirmé parler anglais,  tandis que vous aurez, trop honnête, affiché votre score, bon, mais pas plus, au TOEIC ou au TOEFL. Vous seriez vert(e). (de rage, je veux dire, pas écolo). Il semble que ce soit néanmoins des moments pénibles pour les candidats qui sont choqués d'avoir à produire leur diplôme, à passer des tests, etc. et pour ceux qui pnt une expérience, à produire des bulletins de paie, des attestations de travail.. Evidement, pour celui qui a maquillé la vérité, ce sont en effet de mauvais moments. Pour les autres, il n'y a rien à redire à cela. C'est même plutôt avantageux.

2/ les questions sur vous-même sont mal vécues par certains. Que viennent faire ici mes qualités et mes défauts, ou encore mes valeurs et le métier auquel je rêvais quand j'avais dix ans ? Ma couleur préférée, ma musique de prédilection, mes lectures, mon niveau au tennis (ou en Ski, etc.). C'est un point d'incompréhension entre les recruteurs, qui cherchent à recruter des personnes, et les postulants, qui croient (ou veulent) leur parler seulement de leur diplôme, ou des connaissances  en jeu. Non, ce n'est pas une machine qu'on loue, mais les services d'une personne. Les dispositions personnelles de cet humain vont jouer un rôle clef dans sa réussite. Le problème, en fait, ce n'est pas qu'on aborde ce sujet. C'est plutôt que certains recruteurs transforment ça en interrogatoire, d'autres ont l'habileté (la compétence) d'en faire un échange finalement assez agréable, qui forme un intermède dans un entretien sérieux et exigeant.

Ici se situent aussi les questions déplacées. Je suis coupable, comme beaucoup, d'avoir,  en entretien, posé des questions, disons, spécifiques, à des femmes, sur leur situation familiale, le job de leur conjoint, voire, plus directement, sur leur disponibilité. Je le reconnais. Dussé-je me faire quelques ennemies, je dois à la vérité de dire que ce sont des expériences désagréables qui m'avaient conduit à tenter de me prémunir. Outre que ça ne prémunit de rien, c'est rapidement insupportable pour celles qui sont confrontées à cela, et qui n'ont aucune "bonne" réponse à y apporter. L'idée que j'ai longtemps soutenue est que les femmes devraient aborder les choses avec réalisme, netteté, pour tenter une sorte de deal avec leur futur employeur, notamment sur les délais de prévenance en cas de grossesse. Les femmes qui alertent leur employeur à la dernière limite réglementaire leur font un certain tort et les prédisposent à la méfiance, ce qui ne sert pas la cause. Aujourd'hui, je pense un peu différemment. Je crois tout simplement que ces questions sont déplacées, que tout le monde le reconnait, que c'est inscrit dans la Loi. Ce qui n'interdit pas de rassurer spontanément son interlocuteur sur certains points.

3/ les questions inattendues, saugrenues. Des problèmes de logique, des questions de société, des questions sur le monde de l'enseignement supérieur, sur le sport (tiens, vous qui faites du foot, que pensez-vous du PSG ? ) etc. ici encore, mode panique pour quelques un(e)s. Il s'agit le plus souvent de lancer une conversation. L'objectif principal d'un recrutement est de vous connaître un peu mieux. Tous les sujets peuvent s'y prêter. Je comprends que ce soit bizarre pour vous (pas pour tous) mais essayez de vous prêter au jeu. Et alors, soyez à peu près sincères, ce n'est pas le PSG qui intéresse votre tournenteur,  c'est ce que vous avez à en dire. Rien ? passons à autre chose.

 

4/ les questions que vous redoutez

. Ce sont les vraies questions pièges. Peut-être appartiennent-elles à l'une des 3 premières catégories d'ailleurs. Peut-être une simple et banale question d'entretien moyen vous fait-elle passer un moment horrible. Comme ces gens qu'on ne peut pas regarder en face sans qu'ils pensent que c'est leur rougeur sous l'œil droit ou leur verrue qu'on détaille. Ainsi : Recruteur : donc vous avez 25 ans…. – Candidat : oui, hm, en fait j'ai redoublé ma 3° année , heu j'ai été malade et heu, hm -Recruteur : ah oui c'est vrai, je n'avais pas remarqué. Ça s'appelle une prédiction (il va me questionner sur mon redoublement) qui se réalise parce qu'on l'a faite. Ou encore Moi vous avez des enfants ? Le monsieur : "oui enfin non" et il se met à pleurer. Il avait un fils et ce seul enfant était mort quelques mois plus tôt. Préparez vous à répondre à ces questions que vous redoutez. Et ne les voyez pas partout derrière les autres questions.

Commentaire(s)

  1. Pour la plupart des postes nécessitant l’anglais/autre langue, il y a d’énormes chances pour qu’un candidat ayant simplement affirmé savoir parler anglais/autre soit écarté d’office, soit au profit du candidat avec TOEIC/TOEFL/autre, soit au profit d’un bilingue dont c’est la langue maternelle, quitte à ce que celui-ci maîtrise éventuellement un peu moins bien notre langue, si toutefois elle s’avère nécessaire. Donc sans même parler de la priorité sur celui qui se contente d’affirmer son savoir, le bilingue « natif » aura même évidemment priorité face au détenteur d’un TOEIC/TOEFL/autre, la situation étant déjà plus probable.

    Dans la mesure où l’anglais à toutes les sauces est devenu une obsession chez l’écrasante majorité des recruteurs, ces tests constituent quelque chose comme le graal pour eux, tout comme le MBA, le master ou un tas d’autres papiers « magiques » dans d’autres circonstances. Donc si vous n’en avez pas, même une pratique professionnelle ne suffit souvent pas à vous ôter de la suspicion de mensonge/déformation/autre de la part du recruteur.

    Et je ne parle même pas des cas où le recruteur est (à peine) aussi bon en anglais que le candidat, si ce n’est moins (TOIEC/TOEFL/autre ou pas d’ailleurs), mais où le(s )candidat(s) s’entend(ent) pourtant dire que son/leur niveau d’anglais (encore une fois, TOEIC/TOEFL/autre ou pas) technique/conversationnel/autre/les trois (selon ce qui est demandé en entretien(s)) n’est pas suffisant/adapté/autre raison invoquée par le recruteur.

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