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Postuler beaucoup ou postuler ciblé ?

publié le 08/10/2014 par dans A la recherche d'un job, Afficher dans Marché, Afficher dans Méthode, manuel de survie, Préparer sa candidature

La réponse à cette question en forme de dilemme est simple : les deux

Il faut postuler beaucoup pour mettre la statistique dans son camp, pour avoir une certaine pratique de la rédaction, pour ne pas louper des opportunités, pour avoir une impression de se donner, pour agir. 

Il faut postuler ciblé, ou plus exactement il faut postuler seulement là où on a des arguments. Là où on pense qu'on pourrait réussir.

Pour pouvoir postuler ciblé ET beaucoup, il faut être capable de trouver beaucoup d'offres ciblées. (Ah bon ?).

On va donc partir des arguments, pour chercher les offres. On les cherchera avec des requêtes qui utilisent, pardon de me répéter, des mots ou expressions hameçons,   qui désignent vos situations d'excellence, c'est à dire des enjeux, des problèmes, des missions où vous pouvez vous rendre utile, réussir, des techniques que vous connaissez, etc.

 

En évitant, si on veut beaucoup postuler, de restreindre le champ  (lieu, secteur d'activité, etc) ce qui, pour le moment n'a pas de sens. Si on vous fait une proposition concrète d'emploi dans un lieu où vous n'aviez pas envie d'aller, il sera encore temps de dire non, si les avantages de la proposition ne compensent pas les inconvénients d'avoir à vivre à cet endroit. 

Tant que vous en êtes  à postuler, le danger n'est pas imminent. Postuler ciblé ne veut pas dire chipoter, cela ne revient pas à s'en tenir à l'idéal.

 

Mais postuler beaucoup ne signifie pas répondre à n'importe quoi, sans réfléchir, sans argument. Si vous ne pouvez soutenir votre candidature par un courrier qui dise autre chose que "j'ai besoin d'un emploi", abstenez-vous.

 

Je me souviens d'une lettre de protestation d'un habitant de Mazamet qui me reprochait d'avoir écarté son dossier de candidature à un poste de directeur de clinique dans cette ville,  pour lequel il n'avait ni formation ni expérience.  Motif de la réclamation  : il faut laisser leur chances aux habitants de la ville. Il n'y a rien à répondre à ça…

Je résume : je vous invite à 

Trouver le plus possible d'offres pour lesquelles votre candidature peut être argumentée.

– Répondre en argumentant.

– Et le moment venu, étudier, à votre tour, les arguments présentés par ceux qui souhaitent vous embaucher. 

Commentaire(s)

  1. Bonjour,

     

    Je me permets de vous donner une info au sujet de la candidature spontanée : c’est 25% des postes sont trouvés, en France, en 2014, (sources Pole-emploi), en candidature spontanée…

    Ca fait réflechir au coté multiplicité des candidatures quand on sait la difficulté à trouver les adresses mails des recruteurs et donc à cibler ces envois de CV…

  2. Bonjour « candidature spontanée ». Il faut être prudent à ce sujet. J’apporterai trois éléments de réponse à votre commentaire:
    – Le marché de l’emploi des cadres est un peu différent du marché « général », notamment sur ce point. Une enquête universitaire récente semble (je en l’ai pas encore lue) montrer que la majorité des opportunités d’emploi ne donnent pas lieu à publication, alors que les enquêtes « sourcing » de l’Apec montrent exactement le contraire.
    – Le fait que les annonces soient le premier moyen de trouver un candidat et de trouver un poste n’implique pas qu’il faille négliger le reste. en effet, il y a des secteurs d’activité qui fonctionnent presque uniquement par le réseau. Un quart, c’est pas mal quand vous le rapportez au nombre total de recrutements qui sont opérés en une année. Par exemple environ 170 000 cadres auront été recrutés cette année. 25 % de 170 000, ça fait 42500. quarante deux mille cinq cents. Vous n’en cherchez qu’un, emploi.
    – Faire une candidature spontanée au sens classique n’est pas, de loin pas la seule approche valable pour approcher une entreprise, ou un décideur. Je pense que la grande difficulté des chercheurs d’emploi, c’est que leurs enjeux les rendent un peu « pressant » vis à vis de ceux qu’ils visent. Avez-vous déjà essayé d’attraper un animal en fonçant sur lui ? A part avec votre chien fidèle, ça ne marche que si l’animal est attaché… il faut un peu tourner autour, lui présenter une bonne raison (souvent alimentaire, concernant les animaux) de vous laisser venir à lui. Essayez de trouver des appâts à recruteurs, ça aidera pour les 25% dont vous parlez. Tiens, vous avez bien fait de soulever cette question, je vais faire un billet sur ce sujet.

  3. Bonjour, quand on est jeune diplômé célibataire et sans enfant, on peut très logiquement se dire qu’on peut partir là où on nous propose du travail. Mais « sélectionner » plusieurs régions de recherche, est-ce une bonne idée (pour éviter les éventuels refus si on nous propose un job au fond de la Corrèze par exemple) ou bien est-ce d’emblée une recherche trop ciblée ? Depuis que je recherche un emploi, je cherche dans toute la France mais je demande si ce n’est pas une perte d’énergie et donc, contre-productif ? D’avance, merci beaucoup.

  4. D’abord le « fond » de la Corrèze est un très joli endroit, (plateau des mille vaches, ou confins du Périgord, ou limite du Quercy) ;-))
    Mais surtout, il y a assez peu de chances (ou de risques, c’est vous qui décidez) qu’on vous y propose un job. Les opportunités d’emploi cadres, surtout pour les débutants, se situent surtout en région Ile de France, (40% environ) et dans 3 ou 4 autres grands bassins d’emploi : Rhône-Alpes, et surtout Lyon ou Grenoble, PACA et surtout la zone autour de Marseille, Lille et, un cran en dessous Toulouse, puis Nantes, peut-être Bordeaux…
    Chacun voit midi à sa porte mais d’aucun de ces endroits il n’y a lieu de penser que ce sont des no-man’s land sans vie, ou des purgatoires.
    Pour le reste, oui, il est toujours possible de refuser.
    En fait, c’est la proposition dans son ensemble qu’il faut envisager, en calculant aussi l’avenir. Aller à Biarritz pour le surf, ou à La Rochelle pour l’île de Ré, c’est tentant, mais que se passera-t-il dans 3 ou 4 ans, quand vous voudrez, ou devrez évoluer ? A Lille, à Lyon, à Strasbourg, il y a aura sans doute plus de possibilités pour cela.
    En plus selon les spécialités les régions clefs ne sont pas les mêmes : en Bretagne pour l’agro-alimentaire ou les télécoms, à Toulouse, voire à Bordeaux pour l’aéronautique, à Lyon pour les chimistes, dans les Alpes pour les micro-mécaniciens et les plasturgistes, etc…
    la géographie est une connaissance utile.
    Enfin, c’est mon avis.

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