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Les jeunes professionnels et les réseaux

publié le 07/08/2014 par dans Afficher dans Marché, Afficher dans Méthode

Parue en mai dernier.  elle fait la une du site depuis lundi : l'enquête sur les jeunes professionnels et les réseaux. Je ne vais pas en faire le commentaire, puisque vous avez un article dans la rubrique Observatoire de l'emploi, et  le lien, que voici,  pour télécharger l'étude.

Mais les réseaux et leur utilisation en recherche d'emploi me pose un certain nombre de questions.

D'un côté, un certain nombre de spécialistes, non dénués d'influence,  nous prédisent depuis plusieurs années l'avènement des réseau, aux dépends des jobs-boards, débordés, si j'ose le dire ainsi. Plus globalement, la fin du vieux recrutement. Recrutement pour vieux, usé, inefficace, et que personne ne  regrettera, car il est entaché, on ne peut pas le nier,  de pratiques discriminatoires, de mauvais procédés, de distorsions, et surtout de beaucoup d'automatismes stupides. Il n'y a qu'à lire les mésaventures d'Elodie, attendant vainement une réponse d'un recruteur, et qui non seulement ne l'obtient pas, mais se fait traiter comme une importune. 

Notez que ces spécialistes peuvent être vus comme des professionnels de qualité, mais qui manquent un peu d'objectivité, ou de recul, puisqu'ils ont choisi d'asseoir leur réussite professionnelle sur le développement des techniques et des pratiques liées à Internet : outils de mise en ligne de profils, de mise en relation, de recherche de données, etc. Dans cet univers, les sites de réseaux sociaux font figure de soleils, autour desquels graviter . Tandis que les jobs boards, dont le système de fonctionnement ne leur permet pas de s'immiscer, sont selon eux des astres déclinant, témoins du passé. 

Ce n'est pas faux, d'ailleurs. Bien des jobs boards ne font rien d'autre que de publier des offres d'emploi, façon presse écrite en moins joli, vaguement rattachées à une page de présentation de l'entreprise émettrice. Dommage quand c'est un intermédiaire…

Les candidats les moins habiles investissent les réseaux sociaux pour y trouver un job de la même façon qu'on trouverait un taxi "hep, là bas, je veux un job !"  Témoin, extrême, ce jeune homme en pleine détresse, qui m'est recommandé et à qui je propose de contacter un responsable Apec dans sa ville, et qui me répond que ça ne servira à rien, il ne veut pas des conseils mais un emploi stable. Il ajoute : "Nous savons très bien qu’à l’heure actuelle le réseau fonctionne si l’on connait directement LA bonne personne déjà en fonction et qui a les pleins pouvoirs de faire rentrer quelqu’un dans son organisme. (les autres cas relèvent de la loterie…). C'est une caricature, je le reconnais, mais c'est quand même représentatif de ce que beaucoup espèrent du réseau, même si les spécialistes, encore eux, disent bien haut et bien fort qu'un réseau ne sert pas à cela, ne fonctionne pas comme ça.

Observées par l'Apec, les usages du réseau par les jeunes professionnels  nuancent à peine ces affirmations :

Il y a bien dans l'esprit des utilisateurs, un lien entre l'appartenance à un réseau et une volonté de mobilité professionnelle : les salariés de la fonction publique réseautent moins mais se syndiquent plus…

Mais l'utilité perçue de ces réseaux elle est très mitigée : ceux qui cherchent un emploi pensent que c'est plutôt un moyen pour progresser quand on est en poste, mais ces dernier pensent le contraire. Bref, c'est utile…aux autres. 

Autre constat : alors que l'usage des réseaux sociaux est de plus en plus développé pour trouver des candidats, les résultats sont toujours aussi décevants : à peu près 3% des personnes embauchées ont été trouvées par ce moyen. l'annonce restant le moyen principal. Mais, mais attention, le deuxième moyen de "sourcer" (c'est comme ça qu'on dit, dans la profession) est bien le réseau…du recruteur. 

Comment passer du réseau en général à celui du recruteur ? L'enquête sur les usages apporte un début de réponse : les groupes informels de camarades de promotion sont perçus comme les plus efficaces pour trouver un emploi ou progresser. je dirais tout aussi bien les compagnons de sport, les voisins d'immeuble, la famille, les amis d'enfance, etc. Ce sont eux qui peuvent vous ouvrir leur propre réseau. N'oubliez pas qu'ils comptent sur vous pour que vous les mettiez aussi en relation les uns avec les autres. Je prends souvent l'exemple du banquier. Je ne parle pas de banque virtuelle, bien-sûr. Mais si vous avez un banquier, il est de votre réseau. La banque ne vous intéresse pas ? n'en dégoûtez pas les autres ! présentez à votre banquier (banquière) tel de vos amis qui voudrait mieux connaître ce secteur.

Mais l'essentiel est évidemment que vous devez avoir, au sein de n'importe quel réseau, l'attitude que vous auriez avec des amis, les camarade de promo, de sport : vous rendre utile, ne pas attendre d'eux qu'ils vous servent comme si vous étiez leur client, ne pas attendre qu'on vous serve un emploi comme on vous servirait un café dans un bistrot. Ici encore, les propos de mon jeune correspondant, dans leur excès, doit nous interroger tous  :

"Le but de mon courrier, écrit-il,  était de me permettre de trouver une solution, une vraie ; et non pas de parlementer sur ma situation pour que les choses n’évoluent guère."

Ces propos sont clairs : à son idée, il faudrait que quelqu'un lui apporte au minimum un entretien d'embauche, au mieux un contrat de travail. 

Y croyez-vous le moins du monde ? 

Ayant répondu non, vous avez une approche plus saine du réseau. Il n'est pas douteux que de rencontrer des gens est utile. pas douteux que c'est bon pour faire avancer les choses. 

Mais de là à penser que c'est un moyen direct de trouver un job, il y a un pas.

Commentaire(s)

  1. « il faudrait que quelqu’un lui apporte au minimum un entretien d’embauche » non, il faut qu’il trouve, désolé.

  2. Parfois je me demande si je ne fais pas, quand même, des billets trop longs. Fatigué, le lecteur finit par confondre mes propos avec ceux que je ne fais que citer, pour les critiquer ensuite. Mais, épuisé, Gérard s’est arrêté à la fin de la phrase, et a réagi, hop, comme ça lui venait. Ca m’arrive aussi, je ne lis pas jusqu’au bout ou encore je survole, et hop, je réagis.

  3. Merci pour cet article intéressant.

    Je dois avouer que j’ai appris à modéré mes attentes des réseaux et surtout à échanger, à mettre en relation. C’est effictivement dans ce cas que le réseau prend tout son sens.

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