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recherche d’emploi, le témoignage de Sophie

publié le 30/01/2014 par dans A la recherche d'un job, Afficher dans Marché, Afficher dans Méthode, Galère, Préparer sa candidature

J'ai fait un appel à témoignage, merci, Sophie, de vous être lancée la première.
Voici ce que vous nous dites : 
 
"Bonjour, 
Ce soir, après une journée de recherche, je partage avec vous ma galère :
J'ai été diplômé en octobre 2013 d'un master en apprentissage en qualité, environnement, sécurité qui ne m'a pas apporté les connaissances que j'imaginais. J'ai fait mon contrat d'apprentissage dans un domaine un peu spécifique (Prévention de la santé et de la sécurité), et je souhaite continuer dans ce domaine. Malheureusement il est souvent rattaché aux connaissances que mon master aurait du m'apporter, je suis donc un peu coincée. Je ne peux pas vendre des compétences que je n'ai pas…
Je cible mes candidatures sur des secteurs où la sécurité est importante, je m'applique sur chaque lettre de motivation, je fait des salons pour l'emploi, j'essaie de combler mes connaissances manquantes en apprenant par mes propres moyens…. Mais je reste tributaire des recruteurs qui ne semblent pas voir dans mon CV une expérience exploitable. En deux mois de recherche active, aucun entretien… deux mois c'est peut être pas énorme, mais sans une piste ça paraît long, et on s'en pose des questions en deux mois !!! Ai-je fait les bons choix ? Est-ce que je présente bien les choses ? Qu'est ce qu'il fait défaut ? 
Pourtant il me semble que chaque jeune diplômé (d'un parcours classique, ou en apprentissage) commence avec une expérience un peu spécifique ? Suis-je la seule ? Comment contourner cette "difficulté" lorsqu'on souhaite évoluer sur des postes un peu plus large ? Accepter des postes très spécifiques de nouveau, pour ensuite évoluer en interne ? Comment dépasser cette première étape de la lecture du CV, sans trop compter sur le facteur chance.. ?
Si vous avez des expériences similaires, des bons conseils, je serais contente d'échanger." 
 
Je vous propose de réagir à ce que nous dit Sophie. 
Et en ce qui me concerne,quelques questions et remarques :
Sur les connaissances manquantes :
– En quoi consiste ces "connaissances que mon master aurait du [vous] apporter" ?
– Avez-vous validé que les recruteurs savent cela ou encore qu'ils évaluent votre candidature à partir de cette lacune ? Leur connaissance des cursus est souvent assez limité. Avez-vous validé, d'ailleurs, qu'ils attachent une grande importance à ces connaissances, vraiment ? 
Les études de l'Apec montrent que les candidats jeunes diplômés accordent  une importance très exagérée à leurs connaissances, dans les échanges qu'ils ont avec les recruteurs. Ils estiment que c'est sur ce point que les recruteurs s'appuient en premier pour évaluer leur candidature, alors que les recruteurs disent que ce qui les intéressent vraiment c'est la personne, ou la personnalité.
Ne confondez pas connaissances et compétences. Votre job en alternance vous a conféré des compétences (capacité à faire, à obtenir le résultat attendu) qui sont beaucoup plus probante que le cours que vous n'avez pas eu. 
Une compétence professionnelle est un ensemble de ressources (savoirs, savoir-faire, comportements efficaces) mobilisables par un individu pour réaliser, dans un environnement donné, une tâche ou une mission et obtenir les résultats attendus.
 
– Puisque vous avez identifié ces connaissances qui vous manquent et êtes en train de combler vos lacunes,  vous faites preuve de compétence. Enfin, sur ce point, quand on est jeune diplômé(e) on vend toujours un peu des compétences en cours d'acquisition… Ne confondez pas non plus compétences et expériences.
 
Sur votre recherche d'emploi  et son manque de succès jusqu'ici
Combien de candidatures avez-vous fait ? Combien en réponse à des annonces, combien en approche directe ?  on ne peut pas juger de votre succès sans avoir de chiffres.
On ne peut pas bien savoir si votre cible est la bonne, (vous nous posez la question) parce que vous ne nous donnez pas d'indications bien précises à ce sujet. J'ai déjà parlé ici de VPM (votre potentiel marché) un service de l'Apec qui vous permet de cerner les possibilités du marché. 
Si vous voulez  avoir un avis sur la façon dont vous postulez, vous pouvez solliciter un autre service de l'Apec : objectif candidature, pour revoir vos outils écrits. Mais on peut aussi en parler entre nous. notamment la lettre, on peut la revoir ensemble si vous voulez. envoyez la moi, alors :
jean-marie.blanc@apec.fr.
Puisqu'on parle de ça, n'oubliez pas non plus que vous pouvez vous faire accompagner par un consultant sur toute votre démarche de recherche. Ca s'appelle Tremplin Jeunes , et ça peut durer jusqu'à la fin de votre période d'essai dans votre premier job. 
 
Des commentaires, les autres ? 

Commentaire(s)

  1. Bonjour,

    Décembre et Novembre ne sont pas des mois « chauds » pour les phases d’entretiens, donc n’ayez pas trop de crainte de ce coté là.

    Je crois que c’est une occasion pour vous d’élargir votre ciblage de postes: par exemple, quand on connait un domaine particulier, on peut travailler comme spécialiste dans ce domaine, mais également comme commercial, ou alors, comme recruteur, comme consultant… Essayez tout ça…

    Je crois également qu’il faut un peu écouter les réactions de recruteurs, mais pas trop: la raison qu’on vous donne pour ne pas vous recruter n’a en général aucun intérêt (en tout cas, 99% d’entre elles sont fausses, et dans la plupart des cas le recruteur ne s’en rend même pas compte. Dans mon expérience, parfois elles sont même absurdes et incohérentes) parcequ’un recruteur n’est pas dans la position d’un consultant en CV, qu’il cherche avant tout à trouver une excuse professionnelle pour ne pas vous recruter (et qu’après tout on décide de recruter quelqu’un , on ne cherche pas des raisons pour lesquelles on ne peut pas recruter quelqu’un).

    En revanche, utilisez les réseaux sociaux pour networker, faire des contacts avec des professionnels et chercher des renseignements de pros sur votre secteur, il en restera toujours quelquechose.

  2. Juste un mot pour souligner mon accord sur le fait que les raisons d’un refus ne sont pas à rechercher auprès des recruteurs. Avec un bémol : on peut toujours leur demander un conseil sur le cv. la lettre ou l’entretien, puisqu’ils nous observé(e)s.

  3. Bonjour,

    Je trouve ce témoignage très intéressant car il pose non pas la question du cursus mais celle des méthodes de recherche d’emploi. Cette jeune femme a fait un apprentissage et me laisse ainsi penser que ses compétences correspondent aux besoins de certaines entreprises. D’autre part elle a une vraie expérience de travail qu’elle peut valoriser.

    Je pense que son principal problème est sa cible de recherche d’emploi. Elle essaie sans doute (évidemment je peux me tromper) de se rapprocher d’entreprises qui peuvent lui proposer un travail similaire à ce qu’elle a déjà pu expérimenter. Ce qui est tout à fait normal : nous cherchons tous à faire quelque chose dans lequel on se sent à l’aise.

    Je lui conseille de ne pas se limiter à la sécurité et de discuter avec les personnes qui étaient avec elle dans sa promo de master (quelques uns ont forcément trouvé un emploi) : elle découvrira peut-être des persperctives qu’elle n’avait envisagé.

  4. Je souligne l’intérêt de s’informer auprès des diplômés des promotions antérieures.

  5. Tout d’abord merci pour votre réponse.

    Concernant les connaissances manquantes :

    Il s’agit des normes indispensables dans le secteur QSE (ISO 9001, 14001, etc.). Je n’ai malheureusement pas non plus travailler avec ces normes lors de mon apprentissage. Aucun recruteur ne m’a encore dit directement que c’est ce qu’il manquait à ma candidature, car je n’ai pas eu de retour. Ou alors trop impersonnel et je ne pouvais pas me permettre de leur poser la question à ce stade du processus de recrutement. Je sais que ces connaissances peuvent faire la différence si je suis amenée à rencontrer un responsable QSE lors d’un entretien, car effectivement le RH ne s’y attachera pas.

    Cela me rassure cependant de savoir que les connaissances ont moins de poids que la personnalité et les compétences.

    Concernant ma recherche d’emploi :

    J’ai envoyé pour l’instant 27 candidatures, dont 5 qui sont passées par mon réseau professionnel, 3 par approche directe pendant des forums ou salons. Pour ce qui reste, c’est 50% de spontanées, 50% de réponse à des offres. A chaque candidature, je recontacte les recruteurs, afin de mettre toutes les chances de mon côté.

    En ce qui concerne mes cibles : les secteurs de la construction, du service technique aux entreprises (exploitation, maintenance), de la gestion de l’eau, de l’hospitalier (public, privé), et aussi le secteur public (faculté, administration publique). Je cherche un poste où je puisse approfondir ce que j’ai déjà fait (la sécurité), mais surtout où je pourrai élargir mes missions à la qualité et à l’environnement. C’est pour cette raison que je cherche un cadre de travail un peu précis : rattachée à un responsable QSE / HSE qui pourra m’apporter son expérience en qualité et en environnement. Il y a un certain nombre d’offres qui proposent des postes de responsable, mais je pense que c’est un peu tôt encore pour moi.

    J’ai gardé contact avec beaucoup de mes camarades de promo de master, certains ont trouvé, d’autres non… ils sont tous dans des secteurs différents, avec des expériences différentes. Pour les plus anciens, c’est la même chose, aucun ne tient le même poste. Certains ont même continué leurs études après le master. J’ai essayé de prendre contact avec certains d’entre eux, je n’ai pas encore eu de réponse.

    Comme me le conseille Fabrice, j’essai d’échanger un maximum avec des professionnels de mon secteur. Je prend contact par viadeo, pour l’instant pas de résultat non plus.

    Je bénéficie du dispositif Tremplin Jeunes et je suis suivie par une conseillère. Elle m’aide beaucoup, et me remotive quand j’en ai besoin. Souvent les conseils venant d’une personne extérieure ont plus de poids que ceux d’une personne de notre entourage. J’accepte d’ailleurs volontiers votre proposition, Jean-Marie, de lire ma lettre de motivation, je vous l’envoie bientôt.

    VPM m’a aussi été utile, pour valider ma stratégie de recherche d’emploi (secteurs et postes visés), et faire le point sur mon CV. Par contre je n’ai pas fait appel à « objectif candidature », mais je vais y remédier.

     

    Encore merci pour vos réactions à mon témoignage, et pour vos conseils. En parler avec de nouvelles personnes, aide à réfléchir. 

  6. Sophie, vous vous êtes procuré ces noemes je suppose, peut-être aussi un ouvrage de commentaires à l’AFNOR. vous ne les avez pas pratiquées, mais si vous en avez fait une analyse précise, vous pouvez désormais les considérer comme « connues ».
    Passez à autre chose, et que cela ne vous ennuie plus.

  7. Sophie,

     

    vous devriez également chercher dans le domaine du consulting(ils aiment bien les profils ‘qualité’), et aussi dans le pharmaceutique.

    Le réseau, c’est également très sensible à votre technique d’approche, travaillez la.

     

    Bon courage,

  8. Bonjour Sophie,

     

    Il est en ce moment très difficile pour tous les jeunes de diplômés de trouver du travail. En ces temps de crises, la plupart des recruteurs sont très frileux et se focalisent sur tes expériences plutôt que tes compétences. Si tu ne réponds pas exactement aux exigences tu n’auras pas le poste. Les HR n’ont peut être pas les compétences techniques pour te juger mais ils utilisent des mots-clés.  

    Quand j’ai commencé ma recherche d’emploi, j’ai été plusieurs fois recalé parce que je ne connaissais pas un logiciel, alors que j’avais auparavant travaillé sur un logiciel équivalent beaucoup plus complexe.

    C’est triste mais la solution à ça est de MENTIR, bien sûr pas mentir de façon idiote. Je te conseillerais d’acheter un livre qui traite les sujets que tu n’as pas abordé dans ton master, de travailler de ton côté et de combler au maximum tes lacunes. Ensuite tu pourras dire que tu as étudié ces sujets dans ton master sur ton CV (ne dis surtout pas que tu as travaillé de ton côté). Entre quelqu’un qui assisté à des cours magistraux en master et quelqu’un qui s’est auto formé, la différence n’est pas flagrante. Si tu es suffisamment motivé tu combleras tes lacunes rapidement. Cela a été mon cas, je travaille dans un domaine plutôt éloigné de ma formation initiale.

     

    Bon courage, 2 mois ça n’est  pas dramatique.

  9. Jonas
    Ce n’est pas mentir que de dire qu’on connait ce qu’on connait. D’où vient cette idée qu’on ne connaîtrait que ce qui a fait l’objet de cours. Vous savez des tas de choses qui ne s’apprennent pas en cours…
    Je vous rejoins sur les mots clefs. Il faut que le nom de ces normes figure dans le CV de Sophie, ainsi que toutes les compétences qui sont sur les annonces auxquelles elle répond.

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