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Être un bon conseillé

publié le 04/07/2013 par dans Préparer sa candidature, Quel job pour moi?

Non, il n'y a pas de faute d'orthographe dans le titre, il n'est pas question d'être un bon (une bonne) conseiller ou conseillère mais de bien bénéficier de la session de conseil. Pas mal de professionnels parlent de "tenir conseil" a propos de cette activité pour insister sur le fait qu'elle ne se réussit qu'à deux.

Des critiques lues récemment et assez virulentes sur des entretiens de conseil ( sans intérêt, convenu, pas adapté… ) m'ont laissé penser que le "client", celui qui reçoit le conseil, a aussi un rôle à jouer, que son comportement peut lui permettre de tirer le meilleur parti de l'entretien ou au contraire de le gâcher complètement. Ce n'est pas pour affirmer que tous les consultants ou conseillers se montrent à 100% excellents bien entendu.

Souvenir de consultant : Il y a celui qui m'attend au tournant. Il est persuadé que je ne suis pas assez compétent pour son problème. Il finira par avoir raison. Le discours du conseiller est un discours à trous. C'est au client de le remplir de résonances pertinentes pour lui. Il y a celui qui est venu faire évaluer sa manière de faire. Mais qui ne supporte pas qu'on la remettre en cause. Il y a celui ou celle qui attend tout du conseiller, tellement qu'il est forcément déçu. Celui ou celle qui ne fera rien de ce qu'on aura décidé ensemble et reviendra dans deux mois réaffirmer son entière confiance au consultant. Il y a celui ou celle qui a tout essayé, ou qui dit non à tout. "Les candidatures spontanées ? Ne m'en parlez pas, j'e ai fait au moins XX. Vous savez bien que ça ne marche pas." Qu'est ce que vous pourriez me proposer d'autre, de neuf ? Il y a celui ou celle qui vous met en concurrence : ah bon ? Mais pourtant chez VV on m'a dit au contraire que … Celui qui a déjà identifié le problème, (c'est mon cv) parfois contre toute logique (la personne a plein de rendez-vous) Il y a aussi celui qui vient chercher son du. Vous (comme représentant de la société établie) me devez une solution. Un emploi, une promotion, etc. Enfin, celui qui éprouve un plaisir amer à faire savoir que le problème est sans solution, d'ailleurs on le lui a bien dit chez PE ! Âge, diplôme trop élevé, etc…

Et puis il y a celui qui vient discuter son analyse de la situation, accepte d'étudier l'hypothèse d'un autre point de vue. Celui qui soumet au conseiller des faits et non des impressions ou des ressentis. Celui qui accepte de répondre, qui s'assure d'être écouté, mais qui est aussi capable d'écouter de façon ouverte, en s'emparant de ce qui lui est dit, en l'enrichissant au lieu de l'appauvrir. Et peut-être surtout de ne pas attendre tout de l'autre, mais un peu de la combinaison de deux intelligence, de deux énergies. En conseil on parle beaucoup de Co-production. Le client fait une bonne part de la qualité de ce qui sera produit. N'oubliez pas ça. Le problème, comme la solution, vous appartient.

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