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réorientation ou seconde compétence

publié le 27/05/2013 par dans Afficher dans Marché, Cursus/études, Emploi, Quel job pour moi?

Peut-être avez-vous envisagé une année supplémentaire, ou pour ceux d'entre vous qui n'ont pas fini leur cursus, simplement êtes-vous en réflexion sur les meilleurs choix. Quoi qu'il en soit, les lecteurs de ce blogs le savent, c'est votre responsabilité de choisir cette inscription en fonction des critères qui vous sont propres.

Il me semble que les données du problèmes sont les suivantes (j'en oublie sûrement) :

  1. On ne fait pas des études seulement pour les débouchés professionnels qu'elles proposent, mais aussi parce que le domaine de connaissances est pour nous passionnant. Mais si on choisit un cursus particulièrement passionnant pour soi et particulièrement incertain en débouchés, la musicologie, le cinéma, l'ethnologie, la linguistique, etc., on doit le faire en connaissance de cause. On peut aussi acquérir une deuxième compétence. Par exemple linguistique, ou cinéma, ET informatique, ou gestion de projet ou commercial, etc. Voyez par exemple les 36 offres qu'on peut trouver sur apec.fr en tapant le mot "cinéma". Je vous ai déjà raconté l'histoire d'un docteur en ethno-musicologie passionné par son travail de manager d'un fast food.
  2. Les doubles compétences sont souvent des atouts majeurs, pour l'insertion professionnelle. Or la deuxième compétence est parfois moins difficile à acquérir qu'on ne le croit. Par exemple il y a différents niveaux en informatique, depuis la maîtrise de la bureautique avancée jusqu'à la gestion de bases de données complexes et importantes…
  3. Les métiers émergents sont pour la plupart assez accueillants aux jeunes issus de formations hors de le spécialité puisque justement il y a peu de cursus adéquats, et que ceux qui existent sont parfois bricolés. C'est le cas du web, qui n'a pas encore fait le plein en la matière je crois.
  4. L'intérêt ou le désintérêt, le désir ou le non désir qu'on éprouve (ou qu'on croît éprouver) pour une activité, un domaine d'études, est souvent, chez les étudiants, fondé sur des jugements de pairs, des idées stéréotypées ou "romantiques" à propos des métiers ou domaines de connaissances, voire sur le niveau qu'on a jusque là dans les matières du cursus en question. C'est peu fiable, pas très humaniste comme démarche, que de mépriser ce qu'on ne connaît pas. J'ai encore honte aujourd'hui de mon mépris de littéraire pour certaines les maths et matières scientifiques, qui l'auraient sûrement passionné si seulement j'avais fait l'effort de les travailler un peu. Je le regrette d'un point de vue humaniste, mais aussi parce que pratiquement, mon ignorance m'a fermé la porte à bien des domaines dans lesquels j'aurais, plus tard, aimé (ou eu besoin) d'être moins nul.  Se renseigner vraiment, se documenter, interviewer des professionnels, des profs, d'anciens étudiants… Ne vous définissez pas par vos soit-disant goûts, mais par des éléments tirés d'une analyse plus ferme de qui vous êtes. J'y reviendrai.
  5. Ce sont presque toujours les études les plus sélectives, les plus exigeantes, les plus difficiles, les plus ardues, qui donnent les meilleurs débouchés. Tout n'est pas égal à tout. La seule exception que je connaisse, ce sont les doctorats, l'accès des docteurs au premier emploi étant parfois acrobatique. Pas pour tous. Vous trouverez toujours des exemples de jeunes diplômés de ces écoles ou cursus prestigieux qui peinent à trouver, comme moi d'ailleurs, mais c'est en général qu'ils sont vraiment totalement déconnectés (comme je l'étais). C'est comme ça aussi que certains se sont trouvés limités à des postes d'aides-soignants faute de bases suffisantes pour devenir infirmiers, par rejet, pas très raisonné, des études (des efforts) à un certain âge.
  6. Quelques soient les études que vous avez suivies, vous devez les traduire en compétences, pour les entreprises; c'est à dire en capacités à agir dans des situations données, à obtenir des résultats…Je vous parlerai aussi du guide que l'Apec a conçu pour les Universités afin de leur permettre ce travail de transposition des diplômes en compétences. Vous pouvez déjà aller voir le communiqué de presse de  l'université Jean Monnet de Saint-Etienne, Le centre Universitaire Champollion d'Albi a lui aussi adopté cette technique, d'autres suivent.

Commentaire(s)

  1. Bonjour,

     

    Merci pour ce billet très intéressant.

    Où est-il possible d’accéder au guide réalisé par l’Apec?

    D’avance, merci.

    Amaya

  2. Bonjour
    Ce guide est destiné aux professionnels de l’orientation et aux responsables de filières. Il leur est donné dans le cadre des partenariats entre leur Université ou école et l’Apec.
    Vous pouvez consulter le répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) qui est en ligne
    http://www.rncp.cncp.gouv.fr/

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