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Créer son entreprise, est-ce bien raisonnable ?

publié le 15/05/2013 par dans Afficher dans Marché, Quel job pour moi?

Il est  intéressant de constater que,  pour certains, se mettre à son compte, créer une entreprise, est une non-décision : ils y sont portés par un projet, un produit, l’utilité de leurs compétences, mus par une tradition familiale.
Pour  autant, vu de loin, c’est au contraire une décision très difficile à prendre, tant elle est perçue comme risquée. La recherche d’un emploi est une recherche de sécurité.
Peut-être aussi les jeunes sont-ils freinés par l’impression d’avoir à prendre une décision qui les engagera pour la vie. Ne peut-on considérer qu’une activité ainsi créée ne durera… que ce qu’elle doit durer ?
Il y a encore,  peut-être,  la peur de travailler seul, sans le filet de sécurité moral que représentent les échanges avec des collègues. Plusieurs personnes de mon entourage professionnel ont ainsi commencé par travailler dans une structure qui ne leur apportait pas de salaire, mais un simple « hébergement » ; pas pour des questions administratives mais  pour être au sein d’une équipe. Créer une activité en association peut être aussi une solution.

Tout commence évidement par une approche du besoin, du marché. C’est ce que nous apprennent ceux qui se sont lancés sans l’avoir vraiment décidé : c’est le marché qui a décidé pour eux. Encore faut-il l’entendre,  l’écouter, le comprendre.
Je me souviens ainsi d’une jeune juriste, disant avoir prospecté un bon nombre d’entreprises. Conclusion : Dans sa spécialité (le droit Européen) il y avait de vrais besoins, mais  « ponctuels ». A besoins ponctuels, réponse ponctuelle ; mais elle n’en avait pas eu l’idée. Se mettre à son compte n’était pas dans son « champ de vision ». Trop risqué. Et pour éviter de prendre ce risque… elle n’avait pas d’emploi. Ce qu’elle supportait bon gré mal gré, avec l’aide de ses parents, qui, peut-être, auraient préféré l’aider à se lancer à son compte. Le risque est plutôt pour ceux qui, ayant un revenu, doivent le remettre en cause pour créer une activité.

Reste que l’approche du client est la condition sine-qua-non.
Je ne parle même pas de commercial (plein de créateurs racontent qu’ils n’en font pas) mais du sens du service, du réalisme, de la capacité (qui s’acquiert) à écouter le client potentiel, à chercher à répondre à ses besoins à des conditions équitables, etc.

Ceux qui ont réussi prétendent parfois que c’est cela qui a, plus ou moins vite, pris le pas sur leur « cœur de compétence ». Et ensuite, si l’aventure tourne bien, leur capacité de manager, de gestionnaire…

Commentaire(s)

  1. Bonjour Jean-Marie,

    Je me souviens de cet exemple, il serait intéressant de voir quel parcours a ensuite suivi cette personne et son sentiment sur cette possibilité. On a parfois l’impression que la création d’entreprise est encouragée comme un pis aller et subventionnée alors que cet effort financier pourrait être employé ailleurs (réduction du déficit, soutien à un tissu d’entreprises moyennes qui semble manquer en France, effort de formation).

    Enfin si je devais ajouter une réflexion personnelle, il est vrai que lorsqu’on débute dans la vie active on s’attend certainement un peu trop à avoir tout tout de suite, parce qu’on a attendu trop longtemps ou parce qu’on a une vision peu réaliste. Ce n’est qu’avec le recul qu’on se rend compte de certaines choses.

  2. Bonjour Noël
    Je ne sais rien de la suite du parcours de cette personne.
    Dans une vidéo que vous pourrez voir dans un prochain billet, un jeune homme interviewé fait la remarque que les jeunes ont moins d’enjeu que els cadres expérimenté et plus « installés » au moment de leur éventuelle création d’entreprise.

  3. Bonjour Jean Marie,

    J’aime bien quand vous dites que la création d’entreprise est une non décision pour certains. C’est que parfois la passion et les convictions fortes sont également des éléments déterminants. Ces derniers temps, la recherche d’un emploi pourrait plus s’assimiler à une recherche de précarité que de sécurité et pas sûr qu’une création d’entreprise soit moins pérenne qu’un emploi.

    Je me permets de vous recommander un article que je viens de publier sur le blog de TYM qui est dans la même lignée.

    http://tym-blog.com/blog/la-creation-dentreprises-comme-solution-de-traitement-du-chomage/

    Bien cordialement à tous

  4. Il faut surtout en avoir le désir et être capable

    1/d’investir (un peu d’argent) et beaucoup de temps dans son projet

    2/de rester seul et d’être seul à décider in fine

    3/de gérer sa liberté

    Bien cordialement

  5. Salut Catelot; j’espère que tout va bien quant à toi et merci du commentaire.
    Pour les autres : Catelot, qui a eu des responsabilités à l’Apec, a créé, après cela, une entreprise dans sa région : vivre et domicile.

  6. Bonjour, Un grand merci pour les informations.

    La création d’entreprise est une très belle chose

  7. Merci pour cet article très intéressant.

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