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Recruter, quelle angoisse !

publié le 30/04/2013 par dans Afficher dans Marché, Préparer sa candidature, Vie en entreprise

Dans une enquête qui va bientôt paraître, l'Apec s'est intéressée aux pratiques de recrutement des petites entreprises (moins de 50 personnes). Cette enquête qualitative qui a permis de recueillir les témoignages de quelques entreprises, quelques cabinets de recrutement, et quelques cadres de petites structures.

Il faut d'abord dire que ces petites structures moins de 50 salariés représentent 50 % des recrutements des PME et 13 % du total des recrutements de cadres en France. Même si le recrutement de jeunes diplômés n'est pas privilégié dans les petites entreprises, c'est tout de même un marché qu'il faut prendre en considération.

Premier constat: le recrutement est une affaire angoissante pour les dirigeants de petites entreprises. Les risques inhérents au recrutement, largement surévalués selon moi, sont, dans leur esprit, extrêmement importants, à la fois sur le plan financier (côut d'un recrutement raté), juridique ( les subtilités du code du travail sont vécues comme un vrai danger), mais aussi à cause des conséquences sur l'entreprise elle-même (ambiance de travail et esprit d'équipe, efficacité collective). Quand on est inquiet, on privilégie les relations de confiance. Ces patrons, très impliqué dans le recrutement, cherchent donc à se rassurer en recrutant dans leurs réseaux : réseaux personnels (le leur ou celui de leurs proches collaborateurs), réseau de l'entreprise comme par exemple le syndicat professionnel ou les différents clubs auquel l'entreprise ou son participe.

Et quand on est inquiet on ne prend pas de risque. Je crois avoir déjà dit plusieurs fois que ce sentiment du risque est une des grandes causes de ce que nous appelons le clonage . Comme beaucoup d'autres, mais plus particulièrement, ces entreprises recrutent pour une mission, pour intégrer quelqu'un dans une équipe et pas pour remplir un poste. Si elle font état d'un profil requis, c'est surtout pour se rassurer.

Votre attitude vis-à-vis des patrons de petites entreprises sera déterminante. Soit vous argumentez, vous travaillez à les rassurer sur votre capacité à faire et votre bonne volonté, soit vous gardez votre posture de candidat qui se prête à l'évaluation, sans s'y impliquer vraiment.

Je sais, ce n'est pas facile ! Mais il faut au moins essayer.

C'est toujours la même histoire. Qui est cette entreprise, qui est son dirigeant. Que font-ils, quelles difficultés rencontrent-ils sans doute ? quels sont les enjeux de ce recrutement ? etc. Pas mal de billet de ce blog traitent de ce recueil d'informations indispensable à l'élaboration d'un argumentaire.

Commentaire(s)

  1. Quelle angoisse!!! Moi de l’angoisse je ne sais pas ce que c’est, passer ses journées à refaire des lettres de motivation, modifier son CV, aller en entretien, tout ça non rémunéré bien sûr. La prise de risque vous la voyez comment quand on a fait une école d’ingénieur (pas des moindres), un master spé et qu’après ça on vous sort que vous avez 0 expérience, on doute limite de votre honnêteté. Alors que lorsque ces mêmes recruteurs eux ont été embauchés les mains dans les poches… Après ça ils se disent angoissés, c’est un peu l’hopital qui se fout de la charité.

  2. Vous devriez lire les billets avant de faire vos commentaires. On parle ici de patrons de petites entreprises. Pas de recruteurs professionnels.
    Par ailleurs je ne vois pas ce qui vous permet d’affirmer que les recruteurs ont été recrutés « les mains dans les poches » ?
    Enfin la posture morale (c’est eux qui ont tort) n’est pas très utile. J’essaie de vous donner des billes pour réussir, justement.
    Et je comprends le désarroi et la colère que votre commentaire laisse paraître.
    Refroidissez le moteur, Km, essayez de vous approprier les enjeux, les positions des uns et des autres. Sortez de votre posture de candidat maltraité. Vous trouverez j’en suis persuadé le job qui vous ira bien.

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