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villes les plus chères

publié le 22/03/2013 par dans Afficher dans Marché, coup de gueule

On me signale un article dans l'Express sur le coût de la vie comparé dans les grandes villes du monde, papier à l'usage de ceux qui veulent ou doivent s'expatrier. Interessant. Et surprenant au premier abord, la hiérarchie n'étant pas tout à fait celle que j'imaginais. Mais c'est encore plus surprenant de plus près.

Première surprise, anecdotique : "Ce n'est pas parce qu'un pays est en développement, qu'il est bon marché. Oslo (3ème), Luanda (4ème), Caracas (7ème), mais aussi Kinshasa (19ème), Libreville (30ème) ou Baku (39ème) sont des villes plus chères que certaines capitales européennes". Bon, la Norvège est un pays en développement. Et Oslo n'est pas une capitale Européenne.

Mais l'auteur du papier a gardé le meilleur pour la fin, après tout un développement en commentaire de tableaux établis par ECA international une entreprise spécialisée dans la mobilité internationale.

Le voilà, le meilleur : "Certains coûts, comme par exemple ceux relatifs au logement, aux transports et à la scolarisation des enfants, ne sont pas pris en compte dans cette étude."

On oublie simplement ce qui fait l'essentiel des dépenses d'une famille normale. C'est sûr, avec cette méthode, le classement ne peut être que surprenant. Le logement, c'est déjà entre le quart et le tiers des dépenses des français. Que son prix baisse ou augmente significativement et celui du paquet de pâtes devient déjà moins crucial. Les études des enfants, c'est plus ou moins gratuit dans certains pays, exorbitant dans d'autres.

Bref, moi qui croyais tenir un bon tuyau pour vous, je constate qu'il est carrément crevé. Dommage.

Allez plutôt visiter la maison des français à l'étranger.

Commentaire(s)

  1. Il faut en effet faire très très attention avec ce genre de classement, le rapport loyer/salaire est très important, sans compter l’assurance santé, retraite etc… en couple ou avec les enfants il faut aussi penser à la scolarisation, aux possibilités de travail du conjoint etc..
    Ca me fait aussi penser aux classements qui citent les marchés de l’emploi les plus favorables : attention en étant étranger on accède pas forcément au même marché de l’emploi que les locaux !
    Deux exemples, en suivant mon conjoint :
    – j’ai mis une semaine chrono pour trouver un emploi dans une Barcelone en pleine crise économique, en partie parce que ma langue maternelle est le français(emploi qui ne pouvait donc être occupé par un/e espagnol/e)
    – à New York je suis pour l’instant « bloquée » (la délivrance de l’autorisation de travail peut prendre des mois).
    Enfin le mot « expatriés » recoupe quand même pas mal de situations bien différentes (et de moins en moins de gros packages d’expat !)
    Bref, attention aux miroirs aux alouettes ;)
    Merci pour vos articles qui prennent le temps d’apporter des nuances souvent omises ailleurs !
     

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