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13° idée fausse : les conseils du conseiller

publié le 15/03/2013 par dans Afficher dans Méthode, Idées fausses, Préparer sa candidature

J'ai déjà abordé le sujet "dans ces colonnes", comme on dit dans la presse, et, la première fois, sur le blog destiné aux cadres expérimentés.  j'avais signalé la difficulté, pour le client, à accepter de changer de point de vue. Voyez ce monsieur qui me demandait un "conseil" en donnant par avance un cadre si étroit à sa demande qu'il détruisait par avance toute chance de trouver une réponse.

Mais ce n'est pas tant ça l'idée fausse, que de croire, plus simplement, que le conseiller va nous donner des conseils. "Faites ci, faites ça ! Je vous vois bien…" Je ne dis pas que ça n'aura pas lieu. Mais il y a plusieurs raisons pour ne pas attendre ça, ou pas que ça, d'un consultant ou conseiller.

La première raison est dans le premier paragraphe de ce billet. Si vous n'êtes pas prêt à entendre ce que le conseiller-consultant va vous "conseiller" il ou elle aura dépensé ses neurones et sa salive pour rien. Si vous n'avez pas envié d'entendre qu'on ne fait pas de relations internationales depuis Poitiers sans se déplacer parce que vous avez un bébé à garder, alors le consultant raisonnable (ce que vous visez semble un peu chimérique, madame) ne fera que vous choquer. Vous conseiller c'est vous aider à analyser votre situation et vos vitrantes et à en tirer vous même un objectif et un plan d'action, a votre mesure.

La seconde raison, c'est que le contrat avec le conseiller-consultant ne peut pas porter sur les solutions, voir sur le résultat, encore moins sur la satisfaction par rapport à ces résultats. Ni elle ou. lui, ni vous ne pouvez changer le monde, l'environnement, le marché de l'emploi, votre propre capacité à payer le prix pour réaliser vos rêves.

J'ai une fois encouragé une jeune femme à persévérer dans son désir entêté de persévérer dans le journalisme, où elle tirait le diable par la queue, de CDD en stages, au grand et bruyant désespoir de son entourage familial. Comment ça ? Tout simplement en l'écoutant parler de sa passion, en l'interrogeant sur sa précarité pécuniaire actuelle, dont elle se fichait (elle, pas sa famille !) et de son métier, de ce qu'elle en pensait, comment elle le concevait. Au fond, je ne lui ai donné aucun conseil, elle a tiré elle-même les conclusions. Nous avons un peu parlé de la façons de faire avaler la pilule à ses proches. Quelques semaines plus tard, elle devenait la correspondante permanente d'un quotidien économique national important. Un conseiller raisonnable lui aurait pourtant "conseillé" ( je devrais dire "enjoint") de laisser tomber un métier aussi aléatoire, pour elle dans cette petite ville. Après deux ou trois ans, la même est revenue me voir. Cette fois, malgré tout l'intérêt de ce métier, qu'elle ne remettait pas en cause, les inconvénients (horaires de fou, salaire très réduit) l'emportaient sur les avantages, elle voulait changer. En utilisant ses compétences, elle a opéré ne conversion dans la communication.

En conclusion, préférez les conseillers qui posent des questions à ceux qui ont des réponses aux vôtres. Rassurez-vous, je mets ici en avant une réussite, je me suis, plus souvent qu'à mon tour, laissé aller moi aussi à prescrire à tord et à travers, et allons-y du "vous devriez", "vous n'avez qu'à" Humain, trop humain.

PS petites corrections et remise en page ce lundi 18 mars.

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