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Stages: où sont les abus ?

publié le 12/03/2013 par dans Afficher dans Marché, Stages

Un papier du Monde fait un tour assez complet de cette question très délicate. Les abus sont légions, des stages photocopies aux emplois déguisés. Ainsi, on nous a signalé il y a peu une entreprise, dont l'image est inattaquable (produits ecolo-diétetiques),  qui a passé la même offre de stage tous les six mois pendant plusieurs années; le "stage" consistait en un job d'adjoint Chef de produit. C'est certainement intéressant à mettre sur son cv pour la suite mais c'est un abus caractérisé. Certains secteurs d'activité ne fonctionnent d'ailleurs qu'avec l'appoint conséquent de nombreux stagiaires ( communication, monde associatif milieux artistique et culturel). Notez que la frontière entre ce qui est abusif et ce qui ne l'est pas peut être floue.

Quoi qu'il en soit, on peut facilement prouver que les stages facilitent et améliorent l'entrée dans la vie active (avoir fait plusieurs stages est encore mieux dans une certaine limite). Même dans le plus nul des stages on peut observer l'entreprise, ce qui s'y passe, comment c'est organisé, les pratiques des bons managers, les autres…

Mais il arrive que le stage soit l'antichambre des désillusions. Ce que vous avez fait en stage, vous apparait comme un modèle de votre vie professionnelle. Sauf que justement, on vous a confié cette mission justement parce que c'était un stage, et personne d'autre que des stagiaires ne feront jamais cela:

  • Des missions que l'on vous donne parce qu'il n'y a pas d'enjeu (vous le faite à blanc) :  proposer une stratégie de rechange pour un produit nouveau, concevoir le lancement d'une gamme de cosmétique. Autant de missions qu'on ne confierait pas à un débutant.
  • Des missions qui ne serait pas "rentables" si quelqu'un d'autre qu'un stagiaire s'en chargeait : Ecrire l'histoire de l'entreprise, revoir le classement des archives, etc.

Ce sont des missions de stagiaires. C'est bien, c'est pédagogique… Mais ce n'est pas "la vraie vie".

Vous allez trouver que je ne suis jamais content, mais si on vous donne un "vrai" travail, celui que ferait un salarié "normal", l'abus n'est pas loin…

En fait ce qui fait la différence, c'est l'encadrement dont vous bénéficiez, la charge et la possibilité de prendre du recul, de tirer les leçons de ce que vous faites, bref, d'apprendre. C'est ça un stage.C'est ce que la Loi cherche à établir.

Enfin, n'oublions pas que tous les étudiants dont le budget mensuel dépend fortement de leur emploi alimentaire se trouvent bien ennuyés lors des stages, si peu rémunérés qui les occupent à plein temps.

Dans certains cas, ils peuvent faire valider comme stage le job en question. Mais ce n'est pas toujours possible.

En tous cas soyez vigilants dans le choix de votre stage.

 

Commentaire(s)

  1. Merci pour votre billet qui met en lumère une bien fâcheuse réalité. Il est clair qu’un stage doit nous apprendre l’essentiel du métier mais ne pas se substituer à un emploi pour autant. Le problème c’est qu’aujourd’hui, on trouve 10 offres de stage pour une d’emploi, et généralement réservée à des expérimentés. C’est trop. Vous parlez anonymement d’une entreprise, prenons le cas aussi d’une autre spécialisée dans la pétrochimie et les souillures des côtes bretonnes (!) qui expose sur ce site même des offres d’emploi en contrat de professionnalisation (soit des contrats qui sont théoriquement des formations payées une partie du SMIC sauf plus de 26 ans) à des BAC+5 en leur fasant bien miroiter leur situation desespérée de « manque d’expérience ».

    Parce que le nerf de la guerre, et c’est là où je ne vous rejoins pas de trop, c’est que les stages ne sont PAS considérés comme de l’expérience. J’ai des amis qui ont fait des stages tout à fait corrects et intéressants, qui se sont vus refuser maintes fois des postes à cause d’un manque d’expérience, et ce malgré la valorisation des stages lors de leur entretien. Que dire de cet article du Monde (si nous parlons du même) qui parle de cette jeune fille qui les a enchainés dans le journalisme pendant des mois sans avoir au bout le moindre poste ? Une graphiste nommée Yatuu l’a très bien évoqué aussi dans une BD et un blog.

    Après, les stages restent indispensables à la formation, il est certain que les formations professionnelles ont quand même plus de chance de déboucher sur de l’emploi que les formations purement théoriques.

  2. Nous conseillons cet article aux étudiants qui cherchent actuellement un stage. Il faut toujours se méfier comme c’est bien dit ici des stages photocopieuse. Si c’est le cas, n’oubliez pas d’en parler autour de vous pour savoir s’il est possible de vous faire évoluer ou même si c’est l’unique solution, d’éventuellement changer de stage. 

  3. Il est important de rappeler que le stagiaire (comme l’entreprise) sont libres d’arrêter le stage à tout moment et sans raison. Il est donc primordial pour un stagiaire qui se serait trompé de stage de se remettre à la rechercher d’un stage et de quitter la première entreprise. Il en va de même si le stage qui a été proposé ne correspond pas au travail réalisé au quotidien.

    Pour les postes qui sont renouvelés tous les ans, c’est un problème mais c’est surtout un problème pour la société qui ne capitalise pas sur quelqu’un qui serait en CDI et qui pourrait au fil du temps réellement monter en compétence.

    A titre personnel, je peux dire que je me suis considérablement investi durant mes stages, en demandant toujours plus de choses à faire, essayant de faire de mon mieux et qu’au final pour tous mes stages (et j’en fait beaucoup dans mon cursus), à chaque fois, on m’a proposé une embauche…

    Aujourd’hui il y a quelques problèmes qu’il faut sanctionner mais globalement les stages sont très importants autant pour les stagiaires que pour les entreprises.

  4. Bonjour parmi les abus ou plutôt les incohérences, je citerai la multitude de cabinets conseil en recrutement , qui se développe comme les cabinets de voyance. et quand on y regarde de près, il y a de tout comme dans une épicerie.
    Je suis à l’aise pour le signaler , plus de 25 ans dans le monde de l’emploi.

    Je suis amusée de voir que ma candidature ne passe pas , sauf si j’accepte le système de la franchise. Soudainement ma compétence , même issue du service public (méconnu et non reconnu) , devient une valeur !!! 

    je voudrais simplement rappeler à tous ces « savants » du consulting que sans la création de l’ANPE en 1972, ils n’auraient pas exister eux-mêmes. Les savoir-faire pratique ont été d’abord mis en place par ceux-la même que vous ne voulez pas reconnaître comme professionnels.

    Oui je tenais à rappeler à ces consultants qu’ils sont comme les autres des conseiller emploi, formation, insertion et que c’est ça leur ADN et arrêtons les anglicismes pour faire plus « pro ».

  5. Bonjour Maripili, Une collègue si je comprends bien.
    Pardonnez-moi je ne suis pas complètement d’accord avec vous. Le métier de conseiller emploi, que vous évoquez, s’apparente plutôt à celui de l’impresario, de l’agent. On soutient, on valorise les atouts de la personne, on la prépare et on l’accompagne dans sa démarche. On est du côté du vendeur.
    Dans le recrutement, au contraire, on est du côté de l’acheteur, on examine, on évalue, on hiérarchise. L’empathie vient en surcroit : ce qui est de l’ordre de l’éthique professionnelle, pour le recruteur, est de la compétence de base du conseiller emploi. Lequel aura du mal à trancher, en situation de recruteur.
    Ce qui devrait unir ces métiers, c’est un double intérêt :
    – pour la dimension, le facteur humain,
    – et pour les métiers, leur contenu, leur particularité.

    Hélas, Il n’est pas obligatoire d’être humaniste, il suffit de le décréter et l’intérêt pour les métiers, peut être remplacé par une bonne assimilation du profil requis, ce qui n’est pas du tout la même chose, sauf que privé de toute intiative, je n’ai pas intérêt à en savoir trop. Le principal est d’appliquer la consigne.
    Les insuffisances dans ces deux domaines sont très douloureusement ressenties pas les candidats, comme vous en témoignez, Maripili.

  6.  

    Jean-Marie

    Pour moi le recrutement c’est le rapprochement de l’offre d’emploi et la demande. Je ne suis ni d’un côté ni de l’autre, il s’agit de trouver l’intérêt commun entre l’employeur et le futur salarié.
    L’humain vu ainsi , est constant – l’économique et le social ne sont pas antagoniques à mon sens.  Le professionnalisme est dans cette équation.
    Je pense que  nous sommes d’accord globalement.
     

  7. oui tout à fait !

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