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Pas de réponse à ma candidature

publié le 04/03/2013 par dans A la recherche d'un job, Afficher dans Méthode

Plusieurs échos ces temps derniers sur la non- réponse des entreprises aux candidatures qui leur sont adressées.

Et toujours cette réflexion : Si c'est non, c'est non, mais je veux qu'on me le dise.

Je suis troublé par cette affirmation tant de fois entendue.

Si on s'en tient aux évidences, oui, c'est incorrect, impoli, de ne pas répondre à quelqu'un qui s'est donné la peine de donner suite à un appel à candidatures. Je suis d'accord. Mais…

Je ne crois pas que recevoir une réponse négative sans explication soit suffisant : ce que veulent les candidats malheureux, c'est une réponse "motivée". 

Et ce n'est pas toujours possible, pas toujours utile, surtout dans les dernières phases du recrutement. Je l'ai déjà écrit, le recruteur saurait vous dire pourquoi il a choisi le candidat retenu, et vous en déduiriez que c'est, en creux pourquoi il ne vous a pas choisi, sauf qu'éventuellement, il aurait pu faire son choix pour d'autres raisons.

Il peut aussi arriver que ce soit difficile pour lui à expliquer. un ensemble de faibles raisons qui finissent par le détourner de vous.
 

En fait je ne crois pas que nous (çà m'est évidement arrivé bien des fois, le phénomène n'est pas nouveau) attendions juste une réponse négative, poliment motivée. Je crois même que nous savons très bien interpréter une absence de réponse.

Mais nous aimerions que celui qui la cause nous aide un brin à supporter son refus.

Alors ? demandez-lui plutôt de vous dire ce qu'il a trouvé bien, ce qu'il a compris, ce qu'il vous conseille de faire. Sa réponse ne sera pas forcement très futée, mais au moins ce en sera pas une mauvaise excuse.

Ca me fait penser à une extrait amusant qu'on m'a présentée comme issue de marcel Proust Le baron de Charlus, personnage mondain, est attendu dans une soirée. Il fait envoyer un télégramme pour s'excuser : "Impossible de venir. Mensonges suivront."

"impossible vous recruter. Mensonges suivront."

Commentaire(s)

  1. Bonjour,

    Je partage en partie votre avis sur le fait qu’un candidat attend davantage une réponse motivée qu’une réponse tout court. Néanmoins, ce n’est pas tout à fait exact. Ce que veut avant tout le candidat, c’est savoir s’il peut passer à autre chose, aller de l’avant. Autrement dit, savoir s’il peut ou non ranger sa candidature dans son dossier « refus » pour pouvoir se concentrer plus sereinement sur d’autres offres, et surtout, pour pouvoir le cas échéant s’engager ailleurs.

    Il est vrai que les réponses des recruteurs laissent très souvent à désirer, quoiqu’elles renferment régulièrement des trésors d’imagination pour trouver le bon euphémisme et la bonne périphrase qui signifiera au candidat un refus (dans le cas où la réponse est négative évidemment).
    Mais ne peut-on pas aussi considérer qu’il incombe au recruteur de trouver la mauvaise excuse qui convient ? Peu importe le style de toute façon, le candidat veut pour commencer juste une réponse. Libre à lui ensuite de demander des précisions au recruteur, et libre à ce dernier d’avoir motivé ou non sa réponse, pourvu qu’il en ait donné une…

  2. Si l’on déplace le curseur sur la « pyramide des besoins » issue de la théorie de MASLO, je dirais avant tout qu’un droit de réponse avant même qu’il ne satisfasse une exigence de motivation ( ce qui soit dit en passant est une obligation légale du côté des administrations publiques), répond plutôt à l’heure actuelle à un « besoin de reconnaissance », premier des besoins secondaires.

    Au sens où,le statut de « demandeur d’emploi » n’étant pas un statut à proprement parlé, et étant perçu de manière négative (ou du moins interprété comme tel par la personne en situation), il semblerait que quitte à ce que la réponse soit « hypocrite », nous rappelant que « vous êtes parfait, mais pas cette fois-ci », elle apparait être d’autant plus acceptable qu’une non réponse. Cette dernière renvoyant au sentiment d’atomisation de l’individu, l’idée d’existence d’un corps: la « masse salariale » duquel est exclu le candidat.

    Aussi, même si une « réponse type » frôle le ridicule du côté « employeur », du côté « candidat », elle est avant tout un moyen de passer à autre chose, de faire son deuil…

  3. Noze et Jocelyn
    Votre remarque commune sur le fait qu’une réponse, aussi peu explicite qu’elle soit, est un signal pour passer à autre chose. C’est une idée que j’aurais du développer, merci de l’avoir fait à ma place. Et je me reproche surtout de ne pas avoir dit ce qui suit dans mon billet :
    Les choses étant ce qu’elles sont dans la réalité, je vous propose de fabriquer vous même ce signal. Faute de réponse à votre candidature dans les 3 semaines qui suivent son envoi, considérez que vous avez reçu une réponse négative implicite et passez, comme vous le dites, à autre chose. Si d’aventure vous receviez par la suite une invitation à un entretien, ce qui est improbable mais possible, eh bien ce sera une bonne surprise.
    Et dans ce cas interrogez-vous quand même sur les raisons de ce délai.
    Merci a tous les deux de vos commentaires de qualité

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