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CDD et CDI

publié le 28/01/2013 par dans Afficher dans Marché, Economie et emploi, Emploi

Je reviens sur le sujet des contrats à durée déterminée ou non à la faveur d’informations de l’ACOSS ( la caisse nationale des URSSAF, les organismes de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocation familiales, et aussi désormais des cotisations chômage).
Selon cette statistique, , qui dresse le portrait de l’emploi salarié (pas que les cadres) du secteur privé à fin 2011, les CDI représentent 84% du stock de salariés, complétés par , 10,1% de salariés en CDD, 3,6% en mission d’intérim ( c’est une surprise pour moi, je pensais que ce mode de travail représentait une plus grande part de l’emploi) et 2,2% en apprentissage, ce qui montre qu’on a des progrès à faire pour arriver aux 4% prescrits.

Mais 84% (aussi) des recrutements se font en CDD. Les CDI représentent moins de 16 % du flux annuel d’embauches.
Cela pourrait signifier deux choses
– Ou bien que la majorité des CDD/ intérim se transforment en CDI,
– Ou bien qu’il existe une population de salariés en CDI et une autre, un minorité significative, presque 15% des salariés du secteur privé, qui passerait de CDD en contrats d’intérim, avec des changements assez fréquents pour finir par représenter 84% : si je ne me trompe pas cela représente un peu moins de 6 Contrats dans l’année (84/15 = 5,6).

Mais l’ACOSS apporte une réponse, sans le dire, à cette question. En effet si 84% des salariés sont en CDI, ceux de moins de 30 ans ne sont que moins de 67 % à travailler sous ce type de contrats; ils sont en revanche plus de 18% en mission d’intérim et 6,8% en CDD, ce qui fait,bizarrement, moins que la moyenne des salariés.
Pour autant les moins de 30 ans représentent la moitié des embauches sous CDI alors qu’ils ne sont qu’environ 20% du stock de salariés sous cette forme de contrat.
C’est clair: s’il y a, c’est évident, une population de travailleurs qui reste sur des contrats précaires ou saisonniers, pour la majorité, ces contrats limités sont en réalité une sorte d’antichambre du contrat à durée indéterminée.

L’injustice est -encore une fois- faite aux femmes, plus souvent à temps partiel, moins souvent en alternance, moins souvent en CDI que leurs collègues masculins.
J’insiste : ces chiffres ne concernent pas que les cadres, dont le taux d’embauche en CDD est bien plus faible.
Et pour terminer, une affirmation née de l’expérience et du bon sens : les travailleurs dont les compétences sont rares et/ou très sollicitées par les entreprises ont intérêt, sur le plan économique, à ne signer que des CDD ou des contrats d’intérim. Il existe aussi une catégorie de professionnels qui apprécient la variété des missions, des environnements, des techniques, et ceux la aussi ont ne préférence pour l’intérim.
Enfin, j’ai malheureusement connu aussi pas mal de gens enfermés dans des situations professionnelles très pénibles qu’ils n’osaient pas rompre, parce qu’on ne jette pas un CDI aux orties. Le CDI, ce n’est pas le saint graal. Même si c’est plus présentable vis à vis des bailleurs et des banquiers.

Commentaire(s)

  1. Tout à fait d’accord avec ce que vous dites, si seulement on avait l’assurance de pas se « manger » 6 mois de chômage entre les CDD…

  2. Oui, Pierre, c’est en effet plutôt l’entre-deux qui pose problème. Il y a 10 % de chômeurs en France, si on décidait que ce chômage était partagé de façon équitable (c’est absurde, d’ailleurs) cela représenterait en gros pour chaque salarié une période de chômage d’une vingtaine de jours par an (on travaille un peu plus de 200 jours par an, 10% = 20 jours), et donc une diminution de salaire d’un peu moins de 5% (l’allocation chômage est d’environ 54% du salaire brut). On est, je pense tous plus ou moins capable de ça. Qui n’est pas prêt à cela ?
    Mais ce n’est pas ça, la réalité. C’est un partage très inégalitaire entre ceux qui ont un job, ou qui sont capables d’en trouver un très rapidement quand ils le chercheront, et ceux qui n’ont que des « bribes » de jobs.
    Quand même méditez sur les 2 80% : 80% d’embauches en CDD et 80% de salariés en CDI. il faut bien qu’une partie des CDD soient transformés en CDI et (et/ou) que ceux qui restent en CDD en enchaînent plusieurs, ou moins rapidement. Procurez-vous des stats à ce sujet, sur Internet, vous y trouverez sans doute confirmation que 6 mois entre deux contrats n’est pas une règle.
    Hélas, il y a aussi une forte minorité de nos concitoyens qui restent englués dans le chômage pendant des mois, des années. Je trouve qu’on ne gagne pas à mélanger des situations qui ne sont pas assimilables.

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