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Pour les taiseux

publié le 09/01/2013 par dans Afficher dans Méthode, Passer un entretien, Vie en entreprise

J'écris ce billet pour ceux qui, étant taiseux de nature, ou  timides, introvertis, pensent souffrir d'un handicap sévère dans leur recherche d'emploi.

Communiquer, tout le monde devrait le savoir, ce n'est pas seulement s'exprimer. Un formateur m'a récemment donné une phrase intéressante pour exprimer cela : communiquer avec quelqu'un, en sa présence, c'est parler avec cette personne, et non parler devant elle. Et pour parler avec quelqu'un il convient non seulement de lui parler, mais de l'écouter, d'adapter ce qu'on dit pour le lui rendre perceptible.
c'est un lieu commun : écouter, essayer de bien comprendre, de vraiment bien tout comprendre, c'est un élément essentiel de la communication. Penser qu'on n'a rien à dire, c'est négliger la matière que vous donne votre interlocuteur. Et pour être sûr de récolter des informations sur quoi réagir, de provoquer des questions propices, il faut préparer un certain nombre de questions.

Bien-sûr, préparer vos entretiens, c'est aussi vous préparer à faire une ou deux déclarations. Je dirais pour résumer :

– Un topo d'une à deux  minutes (c'est court, entraînez vous) pour vous présenter. n'avoir qu'à le réciter peut aider à ne pas bafouiller ou se répandre trop longuement.

– Des éléments de réponse aux questions que vous craignez le plus. Cela vous évitera de rougir, pâlir, bredouiller, de penser sue tout est fichu, etc.

Mais pour le reste, préparer votre entretien va consister à vous poser à vous même des questions. On a largement abordé déjà les thèmes de ces questions sur ce blog, je n'y reviens pas.

Je voudrais insister sur le fait que répondre plus vite que son ombre, parce qu'on a la parole facile, ou qu'on veut rassurer (rassurer qui, d'ailleurs ? ) est un très mauvaise tactique. Si vous avez du mal à vous exprimer devant un étranger, vous avez donc, d'une certaine manière, un avantage sur ceux là.

En écoutant la réponse aux questions que vous avez posées vous vous appropriez de la connaissance utile pour échanger avec votre interlocuteur.

En suivant une pente naturelle qui est de vous taire, vous l'aidez à s'exprimer. En cherchant à mieux comprendre ce qu'il vous dit, vous affinez l'information, vous évitez les quiproquos.

Attention, Ecouter, c'est essayer de bien comprendre ce qui est dit, s'intéresser à ce qui est dit. Reformuler pour en être sûr. Ecouter, ce n'est pas se taire, c'est absorber de l'information. On écoute avec ses oreilles et ses yeux, car le langage n'est pas que verbal.

Bref on se concentre sur l'autre. Il faudra bien faire l'effort de parler vous aussi ! mais ce sera tellement plus facile si vous avez tous les éléments pour répondre.

Beaux parleurs, baratineurs, gens sûrs de vous, méditez cela.

Commentaire(s)

  1. Bonjour,

    Je trouve votre analyse très pertinente. Moi-même je redoute de devoir m’exprimer devant une personne inconnue, par peur du jugement je crois, peur de décevoir et de se décevoir. Lorsque je parviens à faire la démarche de me mettre en situation de parler, le plus dur est déjà derrière et une autre difficulté pointe. J’ai tendance à vouloir impressionner pour me rassurer, je fais comme si je devais compenser les occasions râtées. Alors j’en rajoute au point de ne plus être dans une communication authentique. Communiquer nécessite une certaine confiance pour ne pas se défendre de l’imprévu que l’autre m’apporte, cela se cultive avec l’expérience je pense. Je suis psychologue, et la communication est l’outil majeur que je dois m’approprier. 

    Nicolas

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