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Les sup de co plairaient-elles moins ?

publié le 05/12/2012 par dans Afficher dans Marché, Quel job pour moi?, Stages

Merci de lire "Les Ecoles Supérieures de Commerce" et non les diplômées de Sup de Co, dans le titre.

 

Une de mes collègues m'a fait passer ce papier de capital.fr. Non sans quelque arrière-pensée un peu sardonique, je suppose, de la part d'une diplômée de l'Université..

Le papier nous rapporte trois faits :

  1.  405 DRH interrogés dans un sondage pour le compte de Passerelle (banque d'épreuves de certaines Sup de CO) ont dit qu'ils recherchaient chez les candidats jeunes diplômés d'abord la capacité à s'adapter à leur environnement professionnel puis la spécialité dans un secteur ou un secteur. A quoi ils ajoutent l'expérience (apportée éventuellement par un stage). Autrement dit ils cherchent des candidats qui pour être juste diplômés, sont préparés à la vie en entreprise. Ce n'est pas un vrai scoop, mais une confirmation. Voir une précédente enquête sur le site de Passerelle.
  2. Les Sup de Co semblent dans ces conditions bien répondre à la demande. Mieux que certains Masters universitaires dont le même site nous indique qu'ils sont "inadaptés au marché de l'emploi". Sauf que la concurrence fait rage et que les Sup de Co  se font rattraper par d'autres formations. l'article cite les IAE, ce qui ne veut plus dire grand chose, les IAE délivrant moult Masters. Mais il n'y a pas que les IAE à proposer des formations de bon niveau et assez "professionnelles" pour rivaliser avec celles des écoles.
  3. On apprend aussi que finalement, les entreprises trouvent les diplômés des Sup de Co un rien "trop". Trop savants, pas assez pratico-pratiques. Comme quoi on est toujours l'intellectuel par rapport à quelqu'un d'autre. Ici les trouble-fête sont les DUT et les "bachelors", nouveau diplôme à bac + 3 importés de je ne sais où (enfin, je crois savoir) par les Sup de Co qui sentent venir le vent. Je n'ai évidement rien contre les bachelors en question, qui font furieusement penser aux licences pro de l'Université, mais je ferais remarquer qu'ils risquent eux aussi d'être considérés comme trop diplômés par rapport aux IUT, qui eux-mêmes…

Il y a là un débat important. J'y reviendrai dans un autre billet, c'est la question de l'adéquation du niveau d'études aux besoins immédiats de l'entreprise. Ici et maintenant  ce qui est en jeu, c'est l'attente de capacités pratiques. Mais demain ?

L'autre question est : l'intérêt de l'entreprise et celui du jeune (pas encore)  diplômé sont-ils confondus, ou identiques ? Aujourd'hui, demain, après demain ?

Enfin, troisième question posée par ce papier : le système académique et la culture des entreprises françaises permettent-ils à quelqu'un qui aurait arrêté ses études au "bachelor" (quel nom !) de les reprendre quand il en sentira la nécessité ? Quel signe lui permettra de comprendre que le moment est venu ? etc..

Commentaire(s)

  1. Bonjour, le titre de ce billet m’interpelle et me choque pour deux raisons que je souhaite soumettre à votre réflexion :

    – l’emploi du féminin, ce « elles » qui laisse supposer que les femmes/filles qui sortent des sup de co seraient moins recherchées… D’emblée discriminant pour la gente féminine, non ?

    – le mot employé (en est-ce bien un ?) « plaiseraient » ????

    Le bon usage de la langue française n’est-il pas un pré-requis quand on écrit dans le blog expert de l’APEC ?

    Cordialement,

  2. Nathalie
    Pardon, pardon et encore pardon
    Pour le « plaiseraient » . Je ne sais même pas d´ou il vient. Corrigé aussitôt votre commentaire lu, mais il est heureux que le ridicule ne tue pas.
    Pour « elles », je parlais des écoles et pas des diplômées. Mais on peut le lire autrement, comme vous l’avez fait.
    Le billet dans son ensemble est écrit dans la hâte et aurait mérité une relecture plus attentive.
    périodiquement, quelqu’un vient me faire remarquer que je ne suis pas au top sur ce point.

  3. Jean-Marie, 

    Vous êtes tout pardonné, bien sur :-)

    Oui, on comprend l’emploi du féminin en référence aux écoles et non pas aux diplômées… si on lit le billet ! Sinon…

    Ecrit rapidement mais néanmoins intéressant, ce billet ! Merci.

    Bonne journée.

  4. Comme disait un poete Anglais:

    « There is scarcely anything in the world that some man cannot make a little worse, and sell a little more cheaply. The person who buys on price alone is this man’s lawful prey »

     

    Je pense que si certaines entreprises preferent les bachelor, DUT, IAE, c’est parcequ’il y en a plus que des eleves de bonnes ESC, et qu’ils acceptent donc des salaires moindres. Le problème, c’est que, comme disait ce chasseur de tete que j’ai rencontre il y a quelques mois « on sait ce qu’on paye, mais on ne sait pas qui on recupere… »…

    Peu de formations sont plus adaptees à la vie des affaires de nos jours que les ESC, mais elles forment peu d’eleves et ce sont des formations élitistes, et cheres, les eleves demandent donc des salaires élevés, donc pas à la portée de toutes les entreprises…

  5. Fabrice
    « Worse » est-il le mot juste à propos des diplômés bac+ 3 ?
    Hum.

  6. Bon, il y a de l’avenir pour les Bachelor je pense enfin je l’espère (moi-même étant issue d’un Bachelor). 

    Déjà, ce qui est dommage c’est qu’en France un Bachelor est encore trop souvent assimilé à un Bac+3 alors qu’en Amérique du Nord cela correspond à un Bac+4 (comme celui de HEC Montréal dont je suis issue), la faute à la réforme LMD sûrement!

    Après si on considère un Bachelor comme un Bac+4, l’étudiant pourra accéder à un master spécialisé, ce qu’on fait certains de mes camarades ( HEC, ESSEC, EM Lyon,etc)

    Ayant fait mon Bachelor au Canada, je peux témoigner que nous faisons des stages aussi, mon enseignement était le même (après tout les théories des différentes matières restent les mêmes), mon école avait les mêmes accréditations internationales que les meilleures écoles de commerce post-prépa. 

    Pour ce qui des Bachelor en France, c’est assimilé à un Bac+3 mais dans ce cas les élèves auront accès à des masters classiques, ou peuvent se réinsérer dans un cursus grande école directement en 2ème année il me semble. 

    J’ai autour de moi des connaissances parmi toutes les formations citées ( IAE, école de commerce post-bac, école de commerce post-prépa, IUT puis école de commerce) … ils sembleraient que tous les chemins mènent à Rome, et un fois en entreprise on se rend compte que peu importe la formation on accède bien souvent aux mêmes stages.

  7. Emma
    A propos des bachelors nord-américains, Fabrice m’a pris de vitesse. En effet, ce que j’ai pu constater au Québec c’est que les bachelors sont plutôt équivalents à nos master qu’à nos licences… ou à nos bachelors français.
    Il y a plus : HEC Montréal, sans avoir une suprématie aussi évidente qu’en France, est quand même une école dont la renommée est suffisante pour que ses diplômes, leur intitulé, leur niveau, passent au second plan par rapport à la « marque » que représente l’école.

  8. non Jean-Marie, mais je doute que John Ruskin ait pense aux bac+3 en ecrivant cette citation. Relisez-la, vous verras, je pense que man (au sens general) s’applique probablement a la plupart des bac+3, sans hesitation.

  9. Emma,

     

    vous evoquez un probleme de vocabulaire bien connu: un bachelor nord-americain, c’est 4 ans, alors qu’en Angleterre(et par contrecoups en Europe), c’est generalement 3 ans(4 en Ecosse mais c’est alors un BA honours degree).

    Il y a encore relativement peu de temps, le recrutement des universites anglaises etait plutot de meilleure tenue que celui des facs US (au moins en national), mais sur les 20 dernieres annees ils sont devenus du meme niveau a universite comparables, d’ou l’equivalence de fait donnee a ces diplomes par les recruteurs auparavant, et qui n’est plus de mise( ou ne devrait plus). Du coup, certaines universites anglaises prestigieuses (imperial college london par exemple) proposent des diplomes de ba ou bsc en 4 ans…

  10. Diplome a la fois d un iut et d une sup de co ma destination a ete le chomage malgre dix huit mois de stage en entreprise. Cessons d avoir une image d epinal des entreprises et des drh qui abritent en leur sein aussi un monde de charlatans

  11. Zorg
    Vous en dites trop ou pas assez. Racontez-nous votre histoire. Destination le chômage, pendant combien de temps, après quelles démarches ?
    En quoi les DRH sont-l des charlatans ?
    Racontez-nous ce qui vous arrive, on va essayer de vous aider.

  12. Eh bien il suffit d’aller sur le site emploi cadre où il est donné des conseils style les choses à ne pas dire en entretien etc… Je viens de voir qu’il ne faut surtout pas dire par ex qu’on vient de quitter son emploi parce qu’on a fait le tour de la question mais qu’on a atteint ses objectifs et bla bla bla et vas y que je te donne de la langue de bois. C’est cela qui est insupportable et ressemble à du charlatanisme. Quant à moi ça va j’ai un job, mais les difficultés que j’ai eues pour en obtenir un et un tout petit s’apparentent plus à de la malveillance de la part des fameux recruteurs qu’autre chose.  Et que dire des recrutés où l’on se demande comment ils sont parvenus à décrocher leur emploi.

  13. Le conseil que vous décrivez n’est en effet pas dans mes vues. mais il me semble que vous faites là des amalgames, des jugements hâtifs etc.
    cela dit c’est votre droit j’en conviens.
    Ce que je vous invitais à faire, c’est à raconter votre histoire. ce ne sont pas vos jugements, pardonnez-moi, qui me semblent intéressant, mais votre parcours et comment les choses se sont factuellement passées pour vous.

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