301 Moved Permanently

301 Moved Permanently


nginx
novembre 2012
L M M J V S D
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930  

Archives

Voir plus d'archives

Mots-clés

Voir plus de mots clés

Précaires, ou « slasheurs » ?

publié le 07/11/2012 par dans Afficher dans Marché

On m'a signalé un article intéressant sur Terrafemina, Intitulé "Slasheurs : un nouveau mode d'emploi".

Je me suis donc permis d'aller jeter un oeil (j'ai toujours une légère impression de transgression ou d'effraction quand j'entre sur des sites destinés aux femmes), puisque j'y étais invité.
Ce papier, m'a intéressé et aussi un peu étonné.
De qui et de quoi s'agit-il ? "Ils cumulent les emplois par choix ou par besoin, ou même souvent les deux. Ce sont des slasheurs, des travailleurs multitâches dont on n’a pas fini d’entendre parler" nous dit  Ide Parenty dans son chapeau.
On comprend ensuite que cette multi-activité, d'abord imposée par le marché de l'emploi difficile, s'avère pour beaucoup un "mode d'emploi" non seulement vivable, mais dont on ne se passerait plus.

Je peux comprendre ça :

Plusieurs jobs en même temps, ça crée de la polyvalence, de l'indépendance et de la liberté, de l'intérêt renouvelé et à tout prendre une certaine sécurité puisqu'on ne perd pas tous ses emplois en même temps, du moins en principe.

On peut donc, comme le suggère un peu l'article, penser que cet exercice presque libéral est une alternative heureuse à ce que vos parents espèrent pour vous, un "vrai" emploi, à temps complet, en CDI pour que ça dure, dans une entreprise solide et sérieuse. Grosse, si possible. Vos parents, et certains d'entre vous (voir les commentaires au papier d'Ide Parenty), qui veulent pouvoir concilier leur vie privée et leur vie professionnelle, ce qui n'est pas évident dans ce cas.
 
Mais il faut reconnaître, et le papier n'en dit rien, qu'il a d'abord fallu accepter un premier job à temps très partiel, en avoir cherché et trouvé un second, un troisième éventuellement… Il faut avoir convaincu ses employeurs que cette façon de faire ne les léserait pas, etc.
Il faut donc, rien que pour installer cette situation, avoir une certaine maîtrise de la relation, une certaine capacité à s'affirmer, à négocier, à concilier les points de vue, des compétences clairement identifiées et exprimées.

Il me semble que justement, ceux qui ont du mal à trouver leur premier emploi n'ont pas beaucoup, ou perdent très vite, ces capacités.

Et c'est ce que certains commentaires au papier laissent entendre, qui disent en gros : si j'avais déjà un travail, un seul,  ce serait déjà pas mal.

Ce que présuppose cet article, c'est que les personnes qui adoptent ce genre de vie professionnelle en ont les capacités et sont en position d'en avoir l'opportunité.

Je reconnais que c'est aussi une question de posture. Prendre un peu de risques au départ pour sécuriser ensuite.

Je me souviens d'une jeune femme, à Strasbourg, diplômée en Droit Européen. Elle me rapportait que les entreprises rencontrées faisaient état de besoin, dans son domaine, certes, mais de besoins ponctuels. Je lui avais répondu : " à besoins ponctuels, réponse ponctuelle, faites leur une réponse ponctuelle". Mais, dit-elle, je cherche un emploi à plein temps". C'était entre 1995 et 2000. Autre temps, autres moeurs ?
Je me le demande.

Ajouter un commentaire

* champs obligatoires

301 Moved Permanently

301 Moved Permanently


nginx