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Etes-vous mobile ?

publié le 02/07/2012 par dans Afficher dans Marché, Vie en entreprise

L’étude de l’Apec montre que les jeunes cadres de la (trop ?) fameuse  génération Y  ont complètement intégré la mobilité, comme une réponse à l’instabilité de l’économie et donc du monde du travail et aussi à la faible tolérance à la contrainte qui les caractérise.

L’édition 2012 de l’enquête Apec « mobilité des cadres » vient de sortir. elle relativise cette spécificité de la jeune génération (enfin, la jeunesse, on en guérit assez vite, la génération Y ils ne sont plus si jeunes que ça…). En effet, les cadres sont plus mobiles qu’on ne le croit.

Évidement ils le sont plus en pensées (les deux tiers l’ont envisagé) qu’en actes, mais quand même la mobilité est un des éléments clefs pour décrire l’attitude des cadres en entreprise.

Voici une synthèse de cette enquête :


 

L’enquête nous rapporte ce qui s’est passé en 2011, dans un marché du travail plus optimiste qu’aujourd’hui.  On peut donc, pour rester prudents, négliger l’augmentation de la mobilité entre 2010 et 2011.

Les chiffres restent étonnants pour tous ceux qui ont dans la tête que les cadres ne sont pas mobiles.  Il y a d’ailleurs bien des gens pour affirmer aussi que « les jeunes ne sont pas mobiles ». On reviendra sur ce sujet si vous le voulez bien.

 

Commentaire(s)

  1. Bonjour,

    Oui, les jeunes sont mobiles. Mais ce n’est pas faire honneur aux entreprises françaises que de déclarer cela.

    Je parle en connaissance de cause dans mon activité, celle des sociétés de services. Déjà, on pourrait parler de ce dédain à l’égard des femmes dans la profession car, oui, nous avons des obligations familiales mais la nécessité de travail aussi. Et pour beaucoup, cela ne semble pas aller de pair.

    La mobilité accrue des sociétés est une marque de plus de la soumission et de la dégradation des conditions de travail. On parle de mobilité quand les entreprises pourraient simplement embauchés.

    La mobilité, c’est maintenir sa présence dans tous les sites d’une entreprise alors même que nous ne sommes mieux payés voir moins… Que les gens qui sont sur place !!!

    Alors qu’on arrête de dire : « les cadres sont mobiles et ils en sont fiers ». Il sont mobiles parce qu’on les y oblige. Et en tant que femme, j’aimerais dire que les gens à l’inverse de la mobilité doivent avoir le droit à une vie sociale. Et ça aussi c’est un impératif. Donc une mobilité peut être mais modéré en fonction des REELS besoins de l’entreprise.

    Alice, de l’autre côté du miroir (n’est ce pas?!)

  2. Alice
    Je crois que nous ne parlons pas de la même chose. La « mobilité » dont il est question dans le billet consiste en deux choses: changement de postes, d’une part, changement de lieu d’affectation d’autre part, entraînant plus ou moins un changement de lieu de résidence ou des déplacements « pendulaires ».
    Il me semble que vous faites allusion à la mobilité au sein d’un même poste, celle des consultants en informatique par exemple, qui travaillent chez les clients de leur employeur, lequel a parfois tendance à envoyer chez un client lyonnais un consultant Rennais avec, peut-être, l’espoir qu’ainsi ce consultant ne cherchera pas à se faire engager en fixe chez ce client.
    Les contraintes de ces cadres sont grandes en effet, notamment sur le plan familial. Mais ne généralisez pas, il y a des gens qui apprécient ce nomadisme relatif, qui aiment à changer, de site, d’environnement, de projet…
    Par ailleurs je reviens sur un constat déjà commenté mais qui est à mon sens très important : nos enquêtes montrent que les cadres ayant récement changé (de poste, d’établissement, de mission, d’employeur…) se déclarent plus satisfaits, plus en phase avec leur employeur. Est-ce à dire qu’en restant « trop longtemps » dans le même poste, on développerait presque inéluctablement une sorte d’amertume ?

  3. Bonjour,

    J’ai fait un commentaire sur votre dernier post.

    Pour moi, justement, à partir du moment où cela entraîne « un changement de lieu de résidence ou des déplacement (…) », c’est de la mobilité. Le vrai problème est ce déracinement alors que dans une vie de couple et même de célibataire, les liens sociaux tendent à se tisser en restant présent à un endroit précis.

    Le fait d’apprécier le changement doit rester un cas d’exception pour ces cadres « électrons libres ». Il ne faut pas généraliser. De même, je m’interroge sur l’usure de ces cadres et l’impact sur leur vie. Mon expérience montre que les cadres passant d’une mutation à l’autre ou en déplacements « pendulaires » arrivent plus facilement au burn out.

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