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Insertion professionnelle des jeunes : comment le verre est-il rempli ?

publié le 27/06/2012 par dans A la recherche d'un job, Afficher dans Marché

Vous connaissez l’AFIJ, certainement. Cet organisme a publié une étude sur l’insertion professionnelle des jeunes. Dans la presse,  cette enquête est traitée de façon contrastée, dirons-nous,  selon que le journaliste voit le verre à moitié vide ou à moitié plein.

Je vous recommande donc de lire les quatre articles suivant pour vous faire une idée de la réalité.

Celui de Métro

Celui de Sud-Ouest

Et celui des Echos, qui est doublé d’une interview de Daniel Lamar, le directeur de l’Afij (que je salue au passage).

Pour les journalistes  « éloignés » du dossier, qui ont, quand-même, déjà beaucoup entendu et lu sur le chômage des jeunes, les chiffres confirment leur évaluation de la situation : très mauvaise.

Pour les journalistes plus « proches » (entendez spécialisés) les informations données par l’AFIJ sont plus nuancées et surtout, elles doivent être évaluées justement au regard de ce qu’on sait de la situation de l’emploi en général, de celle des jeunes, en comparant avec les taux d’emploi et d’occupation de ceux qui ne sont pas qualifiés. Ils entendent mieux ce que dit Daniel Lamar : nous n’assistons pas à un effondrement du marché de l’emploi pour les jeunes diplômés, plutôt à un léger tassement et à une détérioration, par exemple du ratio CDI/CDD.

Ce ne sont pas des « bonnes nouvelles » mais pas non plus des mauvaises.

Bref, le débat sur le verre à moitié vide ou à moitié plein n’est pas près de s’éteindre.

PS : Une fois de plus, disons-le, le marché de l’emploi des jeunes diplômés est surtout un marché complexe, à plusieurs vitesses. La détention d’un diplôme de niveau Master par exemple, n’est ps en soi une garantie d’emploi, même si les statistiques montrent que les diplômés s’en sortent beaucoup mieux que les non diplômés. C’est aussi un monde rude, qui n’a pas l’équité comme principal critère. Certains d’entre vous s’y cognent durement, douloureusement.

En regardant la partie pleine du verre, on se donne des raisons de repartir à l’assaut.

Commentaire(s)

  1. « La détention d’un diplôme de niveau Master par exemple, n’est pas en soi une garantie d’emploi », moi j’ajouterais même: que ça ne donne pas forcément le droit à une considération. On nous bloque l’accès à l’emploi, du coup on nous empêche d’avoir une expérience professionnelle: c’est le monde du travail actuel qui dévalorise les diplômes ( et please il ne faut pas me vanter les mérites du stage, pas aujourd’hui, le stage nous permet simplement de devenir dépressif.)

  2. Anissa ne sombrez pas dans la déprime ! Elle n’est pas bonne conseillère !
    Ici vous voyez un peu les choses en noir.
    Sur la considération : mine de rien avoir un. On niveau de diplôme ne nuit pas, quand même. Mais la cupidité et l’esprit de caste sont puissants, c’est vrai. Et l’arrogance de ceux qui sont bien placés !
    Sur les stages : vous qui lisez si fidèlement ce blog, vous savez ce que je pense des emplois déguisés en stages. Mais il n’est pas douteux qu’avoir fait des (bons) stages est un levier important pour le premier emploi.
    Cela dit vous faites bien d’exprimer votre colère.

  3. Bonjour,

    « La détention d’un diplôme de niveau Master par exemple, n’est ps en soi une garantie d’emploi, même si les statistiques montrent que les diplômés s’en sortent beaucoup mieux que les non diplômés. »

    Certes, mais comment faire quand certains employeurs n’apportent aucune ou peu de considération à ces diplômes ?

    J’ai rencontré un jour un employeur d’un certain âge qui m’a dit qu’un « Master ne valait pas un bac+5 ». Lorsque je lui ai dit qu’il s’agissait de la même chose et que seul le nom avait changé (du moins, pour les diplômes universitaires, ce qui était mon cas), j’ai reçu une réponse assez étrange : « moi je suis ingénieur de formation, j’ai un vrai bac+5 pas comme vous ! ».

    Je ne suis pas ingénieur, c’est sûr, mais je n’ai pas non plus apprécié qu’il remette ainsi en cause mon niveau de formation (bac+5 en droit/RH).
    Vouloir comparer c’est bien, mais lorsque les formations n’ont rien à voir entre elles, je trouve l’argument quelque peu « futile »…

    Bref, je dévie un peu du sujet (et je suis probablement tombée sur un spécimen), mais tout ceci pour dire que les jeunes diplômés doivent également faire face à un manque d’information et de considération de certains employeurs. Une sorte de « dédain » aussi parfois, lorsque l’on est face à des personnes qui nous font comprendre qu’il faudrait limite leur « baiser les pieds » pour avoir été retenus à un poste sous-payé.

    Pourtant, on a aussi quelque chose à leur apporter, non ?

  4. Je suis tout à fait d’accord avec vous tous. Je suis actuellement en recherche d’emploi et à cause de circonstances divers, j’ai mal choisi mon stage de fin d’études… je suis maintenant diplômée d’un master en commerce international et recherche un emploi dans cette branche… en Espagne. Ne vous méprenez pas, il y a des offres sur le marché… mais mon téléphone ne sonne pas beaucoup. Mon « défaut » ? Un manque d’expérience dans le domaine.
    J’ai récemment lu un article qui reprend ce problème éternel de la jeunesse sans travail et un point m’a attiré l’attention « Parfois, les entreprises posent des conditions qui ne sont pas nécessaires à la maîtrise d’un poste » Je suis plutôt d’accord, car je sais par expérience par exemple, que j’acquis rapidement les informations et que j’apprends rapidement, l’expérience est certes un plus, mais ne devrait pas être un passage obligé dans certains cas…

  5. Laurie comme vous avez raison quand vous dites qu’on acquiert finalement très rapidement les connaissances dont on a besoin pour travailler. Il y faut juste un peu de curiosité et de la persévérance, c’est à dire de la motivation. Ce qui manque donc, en vrai, c’est la confiance qu’on accorde si peu à ceux qui ne demandent qu’à bien faire. Il faut dire que si le choix est laissé à l’employeur pourquoi pas recruter quelqu’un qui sait déjà ? cruel dilemme.
    En Espagne, pour ce qu’on en sait vu d’ici, le marché est au moins aussi défavorable aux jeunes diplômés qu’en France. il y a longtemps qu’on entend parler de ces jeunes qui sont en difficulté là bas, encore chez leurs parents, etc.
    En tous cas « buena suerte », Laurie, pour votre premier job.

  6. Le diplome est comme le CV : un pass pour l’entretien.

    ayant formé de nombreux apprentis en BAC PRO et en BTS, je peux vous dire qu’aujourd’hui certains jeunes se retrouvent avec un diplôme en poche et pourtant ne le méritent pas. je comprends alors qu’un employeur ayant pris ce jeune se retrouve déçu par son incompétence. et malheureusement le principe de généralisation l’emporte !

    par contre un jeune diplomé qui a mérité son diplome et qui fait preuve d’audace mais aussi d’humilité (le diplome ne fait pas le salaire d’entrée à l’embauche !) c’est l’expérience acquise qui fera votre salaire.

    je sais les écoles d’ingénieurs nous bourrent le mout en disant qu’on est les meilleurs, l’élite de la nation, la crême de la crême. mais la réalité est bien autre !

    la crise actuelle va entrainée des changements profonds dans la manière de travailler. le système actuel qui repose sur le modèle dominant/dominé ne marche plus. c’est à vous jeunes diplomés d’inventer de nouveaux modèles (plus solidaires, plus coopératifs).

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