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Soyons compétitifs

publié le 07/06/2012 par dans Afficher dans Marché, Afficher dans Méthode, Economie et emploi

Je viens de lire un petit article très intéressant sur Liaisons Sociales, un des magazines de référence dans le domaine RH. Au passage, quand il existe, dans le domaine professionnel que vous visez, un magazine comme celui-ci, débrouillez-vous pour le lire, complètement et attentivement, tous les numéros. Le prix est en général dérisoire si c’est un mensuel comme « LS » (de 50 à 60 Euros par an, je pense) mais en plus il y a certainement une médiathèque pas trop loin de chez vous qui se fera un plaisir de le mettre à disposition pourvu que vous en fassiez la demande argumentée.Vous serez ainsi au courant de ce qui compte dans votre futur métier.

Revenons à nos moutons. En page 38 du numéro 133 (Juin) de Liaisons Sociales, il y a un encadré qui nous apprend comment « le coût du travail pèse peu sur la perte de compétitivité française ». Voilà qui sort des discours convenus.
On y apprend d’abord que le coût du travail doit, pour analyser la compétitivité, être mis au regard de la productivité. Or la France est le 3° pays du monde en matière de productivité. En tous cas elle est meilleure que ses principaux partenaires et voisins (43,7 contre 40,6 en Allemagne et 35 au Royaume Uni.
Du coup, demande Pierre-David Labani, le journaliste, qu’est-ce qui explique la dégradation de la compétitivité française (et anglaise, semble-t-il) ? Cela ne tient ni au coût du travail, ni au prix des produits, mais à une « baisse de la compétitivité hors prix, c’est à dire un ensemble de facteurs liés au produit : qualité, image de marque, adaptation au marché local, disponibilité du service après-vente, etc. »
Conclusion : la restauration de notre compétitivité passe plus par l’innovation que par la baisse du coût du travail.
Je vous disais que c’était intéressant!
Et que pouvons-nous tirer, quant à nous, de ce constat ? c’est que nous faisons parfois des analyses erronées de notre positionnement. Ainsi, ceux d’entre vous qui pensent que c’est juste leur manque d’expérience qui les pénalisent dans la course au premier emploi. Ce n’est qu’un aspect du problème. A marché égal, difficile, on le sait, les chances de ceux qui n’ont pas d’expérience ne sont pas égales. Et ceux qui se seront fabriqué un réseau de qualité arriveront peut-être avant ceux qui en avait un en naissant.
Innovons. Faisons la promotion de notre diplôme, de nos stages. Adaptons notre proposition au « marché local ». Assurons une présence forte qui sera perçue comme une espèce de SAV de notre candidature.

Commentaire(s)

  1. Merci Jean-Marie pour ce billet très instructif.
    Si on poursuit un peu la comparaison: voilà un exemple qui doit nous aider à prendre conscience de nos atouts tout en ne nous dispensant pas d’un effort sur nous-mêmes.
    Plus je voyage et plus je suis convaincu des atouts de notre pays. Nous n’avons pas à rougir de nos compétences face à nos partenaires traditionnels. On a ainsi l’impression qu’il ne manque pas grand chose à notre pays pour être vraiment plus « compétitif ». Peut-être justement davantage de confiance et d’enthousiasme. On en revient, j’en suis convaincu, à la capacité d’entrainement, de conduite du changement, des dirigeants.

    PS: la comparaison internationale me fait penser au renseignement que je vous avais demandé sur les niveaux de vie et de rémunération en Europe.

  2. Bonjour Noël. Vous avez bien raison. Et c’est vrai aussi pour chacun de nous : sachons mettre en valeur et tirer parti de nos atouts. Chacun cherche et trouve les conditions de son excellence personnelle.
    Merci de votre fidélité.

  3. Vendredi 8 à 11H 45. Je viens de corriger quelques coquilles vraiment trop gênantes. Pardonnez la forme de mes billets ces temps-ci.

  4. bonjour , vous évoquez l’innovation qui peut être interne à l’entreprise et ce qui est occultée : celle réalisée par le particulier qui; si elle est à la fois industrielle et commerciale développerait l’activité. Ce ne sont pas des paroles en l’air car je suis un cas d’école après 15 ans en R&D produits réussis prêts à être mis sur le marché sous copyright.
    Malheureusement le système français est à l’encontre de l’ouverture pour facilité le recrutement. L’ampleur de mon business m’oblige à démarrer en sté type scop par sécurité et il m’est impossible de recruter un cadre responsable marketing faute de ne pas avoir de code APE .La rigidité administrative est étouffante au point de geler un développement activité potentiel.
    Par ailleurs il est inconcevable de devoir payer pour recruter. Je vais éclairer le gouvernement en place pour réformer en fond le système. Une maison de placement suffit et non pas des officines obtenant des subventions qui de fait ne règlent pas le chômage. aucunes officines subventionnées et privées ont absorbées le chômage parce que seules les entreprises créent l’emploi. Cette donnée va devoir être prise en compte à l’avenir j’espère. F hollande parait pragmatique en cherchant des économies, il va pouvoir résorber toutes ces officines dépensières dites de placement qui ne peuvent démontrer un rendement obligatoire
    de placement au regard des subventions acccordées. Une simple maison de placement suffit pour recueillir les besoins des entreprises.
    Je me suis usé en vain à vouloir recruter . J’apporte la preuve que le système est désuet et ne répond pas à la demande
    vos avis sont le bienvenu

  5. @ Charassier
    je ne suis pas sûr de tout comprendre.
    Quand même : acquérir un siret et un code APE n’est pas très long. Et en appelant les organismes de recrutement (Pôle emploi, APec) vous serez sans doute aidé avant cela.
    Le fait que l’entreprise soit officiellement enregistrée est quand même un indice de confiance pour les futurs salariés, quand même.
    Vous pouvez travailler auparavant avec des personnes qui sont en auto-entreprise pour le début.
    pourquoi dites-vous qu’il faut payer pour recruter ? Les services des deux principaux supports d’offres d’emploi en France, (Pôle emploi, APec) sont gratuits.
    EN revanche, si vous faites appel à un job board privé, puis à un cabinet de conseil en recrutement, c’est en effet payant. Ce sont des démarches facultatives, qui vous proposent d’accroitre l’efficacité de votre processus de recrutement.
    Quant aux « officines de placement », comme vous dites, seul Pôle emploi, service public de l’emploi, perçoit des subventions pour financer son activité. Les opérateurs privés sont rémunérés par ce dernier pour les services qui leur sont demandés. Il y a d’ailleurs une polémique quant aux conditions économiques de cette délégation de service Public, vous pouvez lire ça dans la presse.
    Sil suffisait de recueillir les offres d’emploi des entreprises pour diminuer le chômage, même seulement le chômage frictionnel (inadaptation de l’offre à la demande) ça se saurait et on ne dépenserait pas des millions pour résoudre le problème. L’orientation professionnelle et l’accompagnement des personnes en recherche d’emploi sont aussi nécessaires pour que l’adaptation se réalise. je suis d’accord pour dire que ces actions n’ont pas des résultats extraordinaires, mais c’est aussi, croyez en ma longue expérience, un travail très difficile. En fait on en mesure l’efficacité à l’amélioration du taux de chômage, mais à la marge. C’est la vitesse de retour à l’emploi qui est le principal critère. Comme vous le dites, seules les entreprises créent des emploi. Pas les intermédiaires (sauf ceux qu’ils créent pour eux)
    Enfin, le recueil des offres se heurte lui aussi à des difficultés et bien des opportunités d’emploi ne rencontrent pas leur marché faute d’être exprimées comme il le faudrait et faute aussi d’une démarche de recrutement adéquate. C’est un métier.

  6. Je suis tout à fait d’accord avec ce que vous exposez dans votre billet, Jean-Marie. Habitant une région frontalière, je constate que la recette Allemande a du succès : une innovation hors pair et des ouvriers spécialisés très qualifiés payés à leur juste valeur (ce sont eux qui font de l’Allemagne ce qu’elle est) qui fabriquent des produits que peu d’autres sont capables de faire. Le coût du travail est supérieur chez eux me semble-t-il.
    Je pense que la France souffre d’un système de formation supérieur quelque peu archaïque et sclérosé (on l’entend beaucoup ce terme là pour décrire notre pays !) qui constitue un gros frein à l’innovation : formation professionnelle dévalorisée, écoles et instituts universitaires élitistes privés où l’on est allergique à l’innovation et à la différence car leur priorité est de maintenir coûte que coûte une caste sociale dominante aux valeurs dépassées.
    Heureusement, nous avons certains IUT où la recherche universitaire en partenariat avec des entreprises privées donne quelques bon résultats en matière d’innovation.

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