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Emploi à l’étranger

publié le 29/05/2012 par dans A la recherche d'un job, Afficher dans Marché

Question posée sur le moteur de recherche du blog. Emploi étranger. Je ne sais s’il s’agit d’un étranger en France, ou d’un français qui souhaite aller travailler à l’étranger.

Commençons par là. Voici les pages sur apec.fr où la question est traitée.

Trouver des annonces, et y répondre, c’est facile. J’ai une alerte sur les sites emploi qui m’intéressent et je reçois sur ma boîte mail toutes les offres qui correspondent à ma requête.

Et je peux répondre aussi vite et aussi facilement que si j’étais un autochtone. Une boite mail dédiée, par exemple chez un opérateur (hotmail, Gmail) qui vous attribue une adresse en « .com » évite, dans un premier temps d’insister sur mon lieu de résidence actuel en France.

Les quelques messages que j’ai pu recevoir en provenance de l’étranger m’autorisent à insister sur un aspect un peu tautologique : très bien parler  la langue est une condition incontournable. l’équivalent, dans le pays que vous visez, de « Je travaille France veut control gestion »  risque de ne pas être suffisant pour trouver un emploi.

Pour les pays francophones, soyez attentifs à la différence d’usage des mots. Au Québec, par exemple, un « gestionnaire » c’est un cadre. Pas un cadre de gestion, un cadre. Gestion = encadrement.

Mais la suite relève évidement de la plongée dans le grand bain. Pour un jeune diplômé, signer en France, avec une entreprise française, un contrat de droit français pour aller travailler à l’étranger, c’est à mon avis très rare  : L’expatriation coute cher, les entreprises la réserve à des salariés expérimentés ou au moins formés au pays (Il y a néanmoins quelques entreprises internationales qui recrutent en France des jeunes gens et leur apportent une formation de quelques premiers mois, le plus souvent sur des sites multiples, pour les  affecter ensuite… Où on aura besoin d’eux. Il ne faut pas être regardant sur le lieu d’affectation).

Dans la plupart des cas, donc, c’est sur place qu’on rencontrera les employeurs, sur place qu’on contractualisera. Mais auparavant, on aura pris soin d’étudier les pays cibles :

– Les conditions d’emploi, (type de contrats, turn over, marché de l’emploi, métiers en tension)

– Les régimes sociaux et fiscaux,assurances maladie, système de retraite, chômage… Non pour choisir les pays selon ces critères, mais simplement parce qu’il faut prévoir, le cas échéant qu’une part de votre salaire sera consacré à cette prévoyance.

– les conditions de logement, de transport

– Si vous sortez de l’espace européen, les conditions précises d’immigration, . Dans certains pays, avoir ou avoir eu des problèmes sérieux de santé peut suffire à se faire refuser un visa de travail.

J’insiste sur le marché de l’emploi. Il y a des pays où vos qualifications sont attendues et recherchée. Je pense au Canada, évidement, mais aussi à certains pays dont le taux de chômage n’est éventuellement pas très bas mais qui souffrent de sous-qualification.

Manque de chance, ce ne sont pas forcement ceux auxquels vous pensez spontanément lorsque vous évoquez l’idée d’un emploi à l’étranger.

En résumé l’émigration requiert à la fois une solide capacité à se jeter à l’eau, mais aussi un gros travail d’étude et de préparation.

Commentaire(s)

  1. Bonjour Jean-Marie, quels sont les pays « dont le taux de chômage n’est éventuellement pas très bas mais qui souffrent de sous-qualification » appliqué aux domaines techniques (pour mon cas dans les métiers de l’environnement) ? D’avance, merci!

  2. @ Hervé : je pensais à des pays d’Europe Centrale, d’Afrique.

  3. Je suis pas tout à fait d’accord, quand vous dites  » très bien parler la langue est une condition incontournable. »
    La meilleure façon d’apprendre une langue, c’est sur place. ça marche à tous les coups.
    Ce que je veux dire c’est qu’avant de postuler pour un boulot utile pour sa carrière dans un pays anglo-saxon par ex., le mieux c’est de tester son aptitude aux langues dans ce même pays en faisant des petits jobs sans intérêts.
    Aujourd’hui, mon anglais est excellent, mas ce n’est pas grâce aux 12 ans d’anglais dispensés en France par des profs français à l’accent ridicule, mais bien grâce aux 4 mois d’expérience comme fille au pair en Angleterre (où croyez moi c’était dur de parler à un gamin dégueulasse de 5 ans qui se moque de vos phrases _oui j’aime beaucoup les enfants) et grâce aux 2 mois comme serveuse dans un pub de Manchester! Sans parler des films et des séries (de merde) US ou GB qu’on regarde au début sans trop comprendre puis on réalise un matin qu’on comprend tout. (Oui j’aime les séries TV) Enfin, pour moi ça a marché en tout cas…

  4. Pardon, Anissa, j’ai du refaire votre commentaire, qui avait disparu du blog (sans doute à l’occasion du changement de version de WordPress) ainsi que ma réponse.
    Je suis d’accord avec ce que vous dites, et qui n’est pas contradictoire avec mon billet, en fait.
    Oui, bien apprendre une langue suppose presque inévitablement d’aller séjourner dans un pays où elle est pratiquée comme langue maternelle. Mais on ne peut pas y postuler dès ce moment là à des postes de responsabilité ma semble-t-il.
    J’aurais dû préciser ce point. Aller à Londres pour perfectionner son anglais en y travaillant éventuellement dans un pub, un restaurant, ou comme baby sitter est une chose. Y briguer tout de suite un job de banquier ou de chef de produit est un peu osé, non ? Il y a surement quelqu’un qui peut témoigner du contraire, mais ce n’est pas une généralité.

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