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Des offres d’emploi « sincères »

publié le 24/05/2012 par dans Afficher dans Marché, coup de gueule, Economie et emploi

Tu n’as qu’à proposer des offres d’emploi sincères, demande mon troll assidu, Electeur.

La question de la fiabilité des offres revient souvent, dans les échanges avec vous et, soyons clairs, elle est justifiée, car la réponse ne peut pas être univoque.

La réduction, jusqu’à presque rien, du coût des annonces d’offres d’emploi et la facilité avec laquelle elles peuvent être publiées a transformé le marché de l’emploi.

1ere conséquence, bonne nouvelle, le marché dit « caché » est aujourd’hui réduit à peu de chose : Plus de 80 % des recrutements réalisés par les entreprises ont donné lieu à une annonce, et encore 9 % explorent une base de données candidats. De plus, dans la majorité des cas, c’est l’annonce qui a permis de trouver le candidat finalement recruté. Voir mon précédent billet sur ce sujet. c’est une bonne nouvelle parce que ça rend le marché transparent, donc accessible à qui s’en donne la peine.

2eme conséquence, les annonces sont republiées de façon régulière jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée. Ainsi le même poste, s’il est un peu long ou difficile à pourvoir, peut donner lieu à plusieurs annonces. Ce qui fait que l’image quantitative du marché (le nombre d’offres publiées) est troublée, mais qui n’a pas d’influence sur vos chances d’obtenir le poste. Il se peut d’ailleurs que le recrutement soit récurent dans cette entreprise. Que vous postuliez à la 2° édition de la même annonce n’est pas un handicap, puisque si c’est la seconde parution, c’est qu’on n’a pas trouvé encore assez de candidatures comme on les souhaite.

3eme conséquence, dans certains métiers, en tension, se produit une multiplication d’appels à candidatures de la part de tous les intervenants possibles sur le marché. C’est le cas dans les domaine des nouvelles technologies, au sens large. Les sociétés spécialisées cherchent en permanence des profils, qu’ils proposeront aux entreprises. Si on est positif on se dit qu’on profite d’une multitude d’impressarii, si on est pessimiste, que les annonces ne veulent rien dire. Mais prétendre qu’il n’y a pas de postes dans ces domaines est évidement un gros mensonge.

4eme conséquence, ce marché publicisé distendu, flou, se prête à des commentaires qui vont dans tous les sens, y compris la radicale opinion que toutes ces annonces sont fausses. On en a parlé bien des fois.

Ce qui ne doit pas faire oublier que 83 % des recrutements ont donné lieu à des annonces. Le marché, donc est quand même là.

Ce n’est, au fond pas là que le bât blesse.

Ce qui fâche, c’est la pratique éhontée du stage comme emploi « économique » par certaines  entreprises ou institutions. Un stagiaire, qui en plus de ne rien apprendre de nouveau, va faire la petite main au détriment d’un moins diplômé que lui (ou elle). Et on a beau dire : refusez ce type de stage, la pression générale, y compris familiale, souvent, pousse à accepter.

Ce qui fâche, c’est que le marché n’est pas assez dynamique pour que tout les jeunes diplômés y trouvent un premier emploi de cadre (mais quand même 69% des JD de 2010 avaient trouvé un job en mai 11, au statut cadre pour 65% d’entre eux et, selon 69% des sondés, « en adéquation avec leur qualification »)

Ce qui fâche,  c’est l’abondance de CDD (même si notre enquête là encore relativise ce phénomène).

Enfin, je me répète, ce qui, à défaut de fâcher, désole, c’est le mur d’incompréhension entre le monde des jeunes diplômés (et plus globalement du monde académique) et celui des recruteurs, de l’entreprise. Et je ne crois pas que les premiers soient plus à blâmer que les seconds. Des progrès importants ont été et sont encore réalisés mais notamment en matière d’orientation, il y a fort à faire.

Non, les offres ne sont pas à jeter à la poubelle. Elles reflètent le marché de l’emploi comme l’eau d’un lac reflète l’image de la rive, en la déformant parfois, certes.

Commentaire(s)

  1. Cher Monsieur,

     

    J’ignore si la rédaction des quelques paragraphes dont vous abreuvez ce site constitue pour vous une source de revenus. Néanmoins, après avoir perdu de précieuses minutes à ingérer cet indigeste tissu de banalités, je ne pouvais me résoudre au silence. Quelle est donc l’utilité d’articles qui n’aboutissent qu’à de sombres tautologies du type  » si le marché du travail est en berne, la situation pourrait être pire »? En dehors de mettre un coup définitif au moral de chômeurs longue durée (parfois lettrés, pour leur plus grand malheur), je n’en vois aucune. Merci

  2. Cher Henri
    Je suis salarié de l’Apec et donc écrire ces billets fait partie de mes activités à ce titre.
    je ne peux vous empêcher de trouver ma prose tautologique et indigeste, mais vous avez sans doute lu ce billet un peu rapidement, pour en faire un résumé aussi, heu… résumé.
    Il y a par ailleurs plusieurs billets qui ont la prétention de donner quelques conseils de méthode et de comportement.
    Et si, au lieu de faire une critique générale, vous nous disiez de quoi est faite votre difficulté, je pourrai peut-être y réfléchir avec vous ?
    Un point de détail : ce blog est destiné aux jeunes diplômés et étudiants. J’ignore ce qui vous y a conduit, mais il est assez normal que les cadres confirmés, acculturés depuis longtemps au monde du travail et confrontés à des difficultés différentes, trouvent certains développements peu surprenants. Il existe un blog pour les cadres confirmés, que j’ai contribué à créer, mais par chance pour vous, je n’y écris plus depuis au moins un an ou deux.
    Rassurez-vous, il y a aussi des jeunes qui trouvent nul le présent blog. Mais il recueille entre 8500 et 10 000 visites par mois, ce qui est plutôt honorable.

  3. ce qui fâche: ce sont les annonces anonymisées -??- à l’extrême, sur le modèle:
    « notre client qui n’a pas de nom recherche…. sans détail
    pour adresser votre candidature : cliquer sur le bouton postuler »

    donc si j’envoie une réponse, pour m’enquérir à minima d’information ou d’un échange téléphonique sur ledit poste à la description inexistante, mais sait-on jamais le titre m’interpelle
    3 situations VÉCUES se présentent:

    1/ annonce bidon – appelons 1 chat par son nom -: aucune réponse
    2/ annonce pour un poste existant et recruteur favorable à l’idée de lever un voile du mystère
    3/ annonce « peut être » existante: merci d’envoyer votre CV au préalable!

    comme indiqué dans un autre commentaire: je ne pratique pas l’envoi de cv façon « lancé de bouteilles à la mer »
    c’est mal??

    bon point pour le site de l’apec: l’accusé de transmission!

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