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Recherche depuis un an : comment la justifier ?

publié le 13/03/2012 par dans Afficher dans Marché, Galère

C’est une question qu’on nous pose assez fréquemment. Et la réponse n’est pas facile, se laisse enfermer dans la culpabilisation que suppose la question.

Si au contraire vous sortez de cette culpabilisation, alors la question est quasiment sans objet.

J’ai cherché du travail, en développant d’abord telle stratégie, puis telle autre,  et jusqu’ici mes recherches n’ont pas abouties. Cela peut d’expliquer par …

En fait la vraie question est de savoir si vous maîtrisez votre activité de recherche, que vous en ayez une vision un peu stratégique. Si vous ne l’avez pas, au lieu de vous demander ce que vous pourrez répondre à cette question, faites le point sur votre travail de recherche d’un emploi. Les cibles, les actions, le réseau, les alertes sur les bases offres, les CV publiés…

Ca me donne l’idée qu’on pourrait peut-être faire un petit pense-bête du chercheur d’emploi.

Quand vous aurez effectué cet audit de votre recherche, soyez tranquille : Personne,  absolument personne n’a de compte à vous demander, sauf vous et ceux que vous estimez légitimes pour ça.

C’est déjà assez rude et angoissant comme ça, sans qu’en plus il vous faille vous justifier devant un recruteur qui fait semblant de n’accepter que les success stories.

Mais bon, vous, vous savez aussi quand vous êtes en train de vous laisser un peu aller ou que vos cibles sont un peu, heu, du type lettre au père Noël… c’est une autre histoire.

Commentaire(s)

  1. J’ai trop aimé ce post!
    Surtout le titre. Alors, je vais essayer de donner mon point de vue sur la question. La problématique posée ici porte sur le pourquoi « nom de Zeus!!! », j’ai 25 balais révolus, et je suis encore en pyjama chez mes parents à pleurnicher du fait que je ne trouve pas « THE travail super cool à côté de chez moi »?

    Alors, avant de commencer à écrire, parce que je me connais quand je commence à écrire, ça fait mal… Alors je vais dire deux choses, désolée pour ce qui va suivre, vous écrivez un blog destinés à des jeunes diplômés donc qui se croient pas très cons et au chômage, c’est à dire qui n’ont pas de sous et qui vivent encore chez leur papa maman. C’est ô combien frustrant. J’écris et je pleure. Donc, cette réaction qui est la mienne, n’engage que moi. Elle n’agresse personne, sauf peut être le Paul Emploi, (vous voyez on peut en rire aussi de Paul), je ne blâme personne, et j’essaie de vous faire partager mon point de vue.
    Aussi désolée pour les fautes d’orthographe de syntaxe, etc….franchement, j’ai lancé une série en streaming à charger donc franchement, je vais essayer de faire court. Pour tout cela, désolée.

    Maintenant, ceci étant dit, vous vous demandez ce qui se passe dans la tête de la personne qui cherche un travail depuis un an ou plus et qui ne la trouve pas (et puis surtout qui cherche à la justifier), C’est FACILE A CARACTERISER!!!!!

    1.1 aspect financier: ahaha on est pauvre, on déteste les administrations parce qu’elles nous refuse des allocations qui nous aiderait beaucoup, des formations, des conventions de stages d’une durée raisonnable, parce qu’elles nous radient, parce que SURTOUT ce sont des personnes qui n’ont pas le quart de notre bagage « diplome » Eh oui on devient hautain avec l’âge et les diplômes: il doit exister un graphique quelquepart pour illustrer ça.

    1.2 on est plus dans le coup, plus frais, plus à la mode, même pas vintage, on se présente mal, on ne sait même plus à quoi ressemble un jeune diplomé: on est un « vieux-jeune » diplômé. Comme une chaussette abandonnée, boullochée alors qu’elle n’a pas été beaucoup portée (oui, c’est un exemple de pauvre, que veux t on????)

    1.3 Et aussi, le plus dur pour le moral, c’est de réaliser qu’on est super diplômé (un master c’est déjà pas mal) et qu’on ne sait pas grand chose… Du coup, (ahahaha) on relativise beaucoup. On a tout oublié, tous ses cours; toutes les leçons, si bien que lorsque quelqu’un nous pose la moindre question pour savoir ce qu’on vaut au fond: on déprime encore plus. On réalise qu’à force de ne faire que des CV et des lettres de motivation, on est passé « expert du mensonge et de la valorisation du RIEN ». C’est génial! Mais ça ne marche pas, parce qu’au fond, le meilleur conseil que l’on puisse nous donner, c’est d’ouvrir un livre. De reprendre les bases. De rencontrer des professionnels, non pas pour leur vendre un CV bidon et une belle photo, mais de les rencontrer pour leur poser des questions sur le métier, sur le fond, pour nourrir un projet que l’on a imaginé tout seul et qui n’a pas été soufflé ni par Mr PAUL emploi ni par autre organisme (qui n’est pas utile, désolée de vous le dire comme ça… )
    En fait, on trouve plus facilement du travail, quand on sait comment travailler, quand on sait ce que fait de ses journées celui à qui on envoie le CV, quand on sait ce qu’on va lui vendre, et quand on sait comment faire pour ressembler à quelqu’un qui travaille là-bas. ça a l’air flou, fou et trash… mais j’ai l’impression que c’est pour l’essentiel ce qu’il faut faire.
    2. Ensuite, » le travail supercool à côté de chez moi », il n’existe pas en réalité, pas du tout. C’est un fantasme. Toutes les entreprises qui prennent LE RISQUE d’embaucher un jeune diplômé, sont en île de France. Aha d’où la légende qui reste en province. Aller vivre en province, sans un souci en poche, c’est du suicide social. ça c’est un coup à finir dans le métro, dormir sur sa valise dans une station de la ligne 9, y’a mieux comme avenir pour un jeune diplômé! Donc si vous habitez en province, loin de la capitale, sans un sous en poche, et sans réelle estime de vous (forcément puisqu’épuisé de chercher vous perdez la passion de ce pourquoi vous avez si fort étudié) ALORS Là! Ahahaha bonne chance. Still in the merde! En province, et ça changera peut être, la mentalité veut qu’on embauche une personne qui a 10 ans d’expérience minimum. Et vous vous en êtes à deux années d’expérience en chômage, donc -2 années d’expérience.
    3. Enfin, il faut bien trouver un responsable dans ce genre de situation:
    La faute à qui?
    -eh ben comme toujours, c’est la faute de la fac: la faculté, en province en tout cas, c’est un désastre. Elle ne prépare ni à affronter le monde du travail, ni à affronter le monde du chômage, ni à se sentir appartenir à un corps de métier. Elle ne prépare qu’à affronter l’ennui, des professeurs qui manquent d’imagination et qui n’ont pas le gout d’apprendre des choses aux gens. Même si c’est vrai, elle permet de rencontrer de nouveaux partenaires de soirée arrosée (il y a quand même des bons côtés eh oui :)

    -c’est aussi de ma faute, « moi »: Si je n’étais pas désespérée, fainéante, fille de pauvre!!! timide, avec peut être des petits problèmes de confiance en moi, plutôt que de perdre mon temps à me plaindre, je devrais ouvrir mes vieux classeurs de cours et mes vieux bouquins, me réactualiser. Me mettre à jour, sortir, assister à des conférences, les organiser qui sait! Faire vivre mon métier… Au lieu de ça, je me lamente et je regarde des séries américaines bidons à pleurer et je réalise que même Megavideo m’a abandonné. Bientôt même mon pyjama rendra l’âme. AAAAAaaaahhhh
    En fait, au final, c’est de ma faute. Et, je file regarder ma série avant que ma maman m’appelle pour manger (OMG j’ai 26 ans et je suis une assistée)

    Et merci Jim, je lis souvent ce que vous écrivez et MERCI de nous avoir consacré ce blog; et c’est pas ironique! (Je vous ai surnommé Jim, parce que je trouve que Jean Marie ça fait un peu… )

  2. Ce que tu décris Anissa, me rappelle quelque chose…

    Stéphanie (en recherche d’emploi depuis 1ans et demi)

  3. Bonjour, Anissa,
    Au moins vous avez la culture de la prose, et vous êtes inspirée, avec une bonne dose d’ironie.
    Ok, juste pour vous dire que même après 2ans de recherche d’emploi, vous pouvez trouver. Même si le contexte est plus dur aujourd’hui. J’ai quelques années de plus que vous, et comme vous en sortant de l’illusion de la faculté, j’ai beaucoup galéré. Mais j’ai fini par trouver en baissant mes objectifs et en cherchant local, mon profil ne pouvait pas intéressé des entreprises importantes, et en commençant à ras de l échelle puis j’ai évolué –
    Alors oui à tout ce que vous dites ( difficile de convaincre sans expérience professionnelle, estime de soi à zéro, pas d’argent, trop coûteuse la capitale, mais vous avez un toit, une famille qui vous soutient );
    Je voulais juste vous dire de ne pas baisser les bras ..

  4. Bonjour Anissa,

    Ton message me touche beaucoup et j’aimerai que tu saches que tu n’es pas la seule dans ce cas là.

    Pour l’instant, je n’ai rien dans mon jeu très bon mais j’ai effectivement aussi une famille et un entourage très présent et surtout des rêves, des envies … Alors je mets mon temps à profit et je vais voir ailleurs ce qui se passe. Je fais actuellement un stage eurodyssée en Belgique et même si ce n’est pas le travail extra cool juste à côté de chez moi, c’est déjà une mission extra-cool. Ce qui à mon niveau n’est pas mal pour l’instant.

    http://www.eurodyssee.eu/

    Bonne chance et bon courage ! Surtout ne baisse pas les bras ! Le chômage ne te caractérise pas, ce n’est une période temporaire !

  5. Moi je vote pour le candidat qui foutra dehors Jean Marie Blanc

    Je ne supporte pas ses commentaires débiles, ses conseils foireux …

    La retraite anticipée ça ne te tente pas Jean-Marie ?

  6. Tiens, mon copain est revenu. Ou alors c’est un nouveau. Je ne m’y fais pas vraiment, je dois dire. Ca continue de me troubler. Étrangement je m’habitue mieux aux compliments…
    Et alors je me demande aussi pourquoi Électeur se donne la peine de lire ce blog puisqu’il ne le supporte pas.

  7. Il va falloir t’y faire Jean Marie…

    J’apporte un peu de piment à la masse de conneries que tu proposes toi lèche c° du système.

  8. Electeur, courageux mais pas téméraire à indiqué une adresse mail fantaisiste en saisissant ses commentaires.
    Je lui ai adressé le message suivant :
    Ce n’est pas du piment que vous apportez mais de la petite haine sans intérêt, justement.
    Dites ce que vous pensez, quant à vous , structurez votre pensée.
    Que diriez-vous à la place de mes billets
    Mais vous soulevez un point intéressant au sujet du « système ». Je vais faire un billet à ce sujet.

  9. Voilà ce passage publié le 30/8/2011 du site Expansion.com résume largement ma pensée.

    « Un étudiant sur cinq est pauvre »

    « 351.000 étudiants avaient un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté en 2009. Soit 20,3%, en hausse de 1,2 point par rapport à l’année précédente ».

    Alors Jean-Marie ou tu fais profil bas et tout ira bien ou tu continues avec ta désinformation de M* et dans 1 mois on te (moi le premier) conduira chez Pôle Emploi pour faire un test : à savoir combien tu mets de temps pour trouver un job à 50 ans passé.

  10. Electeur, (même pas assez de courage pour mettre ton prénom)
    tu nous déprimes un peu. On est déjà pas au top, chômage oblige…
    Tu pourrais utiliser ce site pour faire comme on le fait tous, pour apporter ton témoignage, pour nous faire partager ton vécu. Au lieu de ça, tu utilises ta liberté d’expression pour insulter tout le monde.
    Y’a la liberté de penser, la liberté d’expression,… mais y’a aussi le DROIT DE SE TAIRE!
    En gros, pour que tu comprennes, dans le langage des jeunes on dirait « fermes bien ta gueule ». Si ça te plait pas, tu changes de « www.  » et continues de surfer ailleurs qu’ici.
    Merci.

  11. « Recherche depuis un an : comment la justifier ? »
    un billet de circonstance!

    Cette belle interrogation je l’entends de chaque nouvel interlocuteur

    L’explication ébauchée par Monsieur Blanc: « en développant d’abord telle stratégie, puis telle autre » colle à la situation

    Là ou je m’interroge SINCÈREMENT: pour décrocher le précieux sésame et avoir une chance de rencontrer un potentiel futur boss, j’ai décidé de ne plus confier mon avenir aux cabinets de recrutements
    A tort ou à raison, j’ai la faiblesse de croire, que les derniers processus n’ont pas été clairement menés -découverte du VRAI descriptif de poste par le client futur patron potentiel, absence de mandat du cabinet, et tant d’autres!- d’où une perte de temps, d’énergie et d’argent non négligeable

    Mais la situation se répète!
    Après avoir identifié des postes en recrutement, adressé une candidature, voilà que l’entreprise transmet mon cv à un cabinet!

    Vous allez certainement penser que je suis abrupte et étroite d’esprit:
    je n’ai pas le profil du « mouton a 5 pattes » pour des cabinets adeptes du zéro risque
    je ne pratique pas l’envoi de cv façon « lancé de bouteilles à la mer »
    je ne crois plus aux viviers et fichiers informatisés des candidatures

    En supposant que ce soit réaliste, comment faire gentiment passer le message suivant: « vous m’intéressez, votre poste m’intéresse, votre cabinet et ses formulaires: pas du tout! »

  12. Salut les jeunes,

    On peut utiliser toute les stratégies que l’on veut, ce qui intéresse le recruteur c’est le fait que vous soyez en poste avec des prétentions salariales modérées et que vous soyez prêt à vous rendre disponible au cas où celui ci aurait besoin de vous.

    Je ne comprends pas pourquoi l’APEC se borne à donner des conseils qui la plupart ne servent à rien si on ne ne prends pas en compte la situation du marché du travail qui est la suivante:

    Le marché du travail est déséquilibré en faveur des entreprises.

    Tant que le marché n’est pas inversé en faveur des candidats  toutes les politiques publiques relatives à l’emploi ne serviront à rien.

    Relisez cette phrase plusieurs fois et vous constaterez que la plupart des conseils que l’APEC/POLE-EMPLOI donne ne servent à rien à part justifier leur propre activité.

     

    Par contre si vous aimez jouer au jeu des chaises musicale suivez à la lettre les conseils de l’APEC qui vous permettront au choix:

     

    -de diminuer vos prétentions salariales.

    -de n’être exigeant sur rien.

    -de vous placer en concurrence avec des centaines de milliers d’autres candidats dont certain seront largement plus expérimentés ou meilleurs que vous.

    -d’acquérir une estime de soi proche de zéro.

     

    Alors oui l’APEC c’est sans doute bien pour trouver un boulot alimentaire à BAC+5 ou devenir intérimaire chez MANPOWER mais pour avoir une vraie carrière et être chassé par des chasseurs de tête ou devenir cadre dirigeant ce n’est pas le sous-traitant qui vous proposera les meilleurs opportunités de carrière.

    Bonne nuit Europe.

  13. dsp56001 avance, assène devrais-je écrire, des affirmations, toutes contestables, qui procèdent du truisme (les candidats sont en concurrence) ou de l’accusation gratuite (où a-t-il lu que l’Apec vous pousse à prendre les jobs les moins bons ?) ou encore de l’absurde : envisagez-vous d’attendre, pour rechercher un emploi, que le marché soit « en faveur des candidats » ?
    est-on chassé comme cadre dirigeant pour son premier emploi ?
    N’y a-t-il aucun intermédiaire entre un « boulot alimentaire » et ces postes de dirigeants ?

    L’enquête sur l’insertion professionnelle des jeunes diplômés va me donner l’occasion de donner quelques chiffres et de répondre ainsi par des éléments probants à ces assertions inutilement défaitistes et agressives.

    dsp56001, l’Apec est à votre disposition pour vous informer, vous conseiller, vous mettre en relation. C’est une structure paritaire, pas patronale, et les postes proposés, même si quelques scories s’y glissent, sont majoritairement à un niveau (de qualification et de rémunération) de cadre.

    Mais il est clair qu’on peut considérer presque tout comme un job alimentaire, si on va par là. N’aurions-nous pas préféré être artiste (tout de suite reconnu), dirigeant d’entreprise (sans les débuts difficiles), chercheur (sans les 10 à 15 ans d’études et avec un salaire amélioré), ou cadre dirigeant comme vous le suggérez ?

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