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Quel salaire demander ? (Bis)

publié le 23/02/2012 par dans Afficher dans Marché, Afficher dans Méthode, Salaire

Après les témoignages des uns et des autres, et le commentaire structuré de Noël, je reviens pour quelques lignes sur ce vaste sujet. Pour rappeler quelques basiques. Le marché de l'emploi n'est pas tout à fait un marché comme les autres. Le prix des contrats de louage de services n'est pas un prix comme les autres, en ce sens qu'il est moins sensible à la Loi de l'offre et de la demande, même si (je vous comprends) vous avez parfois l'impression que c'est encore bien trop. Il y a le SMIC, les conventions collectives, les usages dans l'entreprise, bref, la variation est finalement assez encadrée. Vous êtes moins bien placé que l'entreprise pour connaître les bornes de ces variations. Donc moins bien placé pour vous prononcer.

Mais vous pouvez proposer des références. Celles de l'Apec, celles des magasines, de votre école, de votre propre sondage autour de vous,etc. Pour qu'une vente soit parfaite, disent les juristes, il faut et il suffit que les deux parties soient d'accord sur l'objet et sur son prix. Soyons bien au clair sur la nature des services attendus, et on pourra parler rémunération. Les employeurs aiment bien jouer sur deux tableaux : quand ça les arrangent ils évoquent le principe moral "à travail égal, salaire égal" (dit autrement c'est le poste qui fait la rémunération) et quand c'est plus avantageux pour eux, c'est le candidat qui vaut un certain salaire. Ne perdez pas de vue ce principe : c'est la contribution qui justifie la rémunération et pas la qualification du salarié.Si on vous dit le poste vaut 100 mais vous vous êtes débutant donc on vous propose 70 alors proposez que la date où vous passerez à 100 ou serez éjecté soit fixée dans la lettre d'embauche. Dans une négociation, quand le prix n'est pas fixé à l'avance, le premier qui dit un chiffre est en position de faiblesse. Essayez donc de retourner la question. Pas une seule entreprise n'entreprend une recrutement sans avoir un budget. Mettons 100. Si vous dites  Je veux 150 vous paraissez hors de prix et pourtant c'est peut-être eux qui sont hors marché. Si vous dites 80 vous venez de perdre bêtement 20. Si c'est le recruteur qui s'avance, vous avez la main. Ah oui, 100 ? (éventuellement sous entendu : je vous avoue que je pensais à plus que ça). C'est lui qui est en position d'avoir annoncé le mauvais chiffre. Ne commencez évidement pas à travailler sans connaître le salaire, mais à l'inverse, relativisez la question. Vous pouvez trouver intéressant d'accepter un salaire médiocre pour un job où vous apprenez beaucoup, ou qui est très concurrencé (secteur hyper sexy, région ensoleillée, entreprise super courtisée) ou qui tout simplement vous fait enfin sortir de votre marasme. Ne laisser personne porter un jugement là dessus. C'est votre décision. Je sais, les temps sont durs. Bon courage ! La semaine prochaine on parlera des Anonymous.

Commentaire(s)

  1. Bien d’accord avec le dernier paragraphe. Un salaire est fixé d’un commun accord entre le salarié et l’employeur. On peut accepter moins si d’autres critères sont remplis: secteurs, horaires, ambiance de travail.

    De plus être relativement très payé est dangeureux: on est de fait lié à son employeur, et si les choses se passent mal, c’est un frein à la mobilité, et je sais par expérience que que venir travailler uniquement pour l’argent quand on deteste le reste est une mauvaise expérience…

  2. Bonjour Jean-Marie,
    Je ne sais pas si c’est l’endroit pour le faire, mais, travaillant et vivant dans un contexte international, je suis souvent interrogé sur la structure des salaires dans l’union européenne.
    Globalement les cadres français considèrent qu’ils sont mal payés par rapport à leurs voisins, les cadres étrangers nous envient horaires et âge de la retraite. On me demande ainsi souvent pourquoi je ne m’expatrie pas au Royaume-Uni, mon épouse étant anglaise.
    J’ai retrouvé une étude de 2006 sur le site de l’Apec (http://jd.apec.fr/Emploi-stage/Marche-Emploi/Enquetes-Apec/Enquetes-2006/Salaires-des-cadres-en-Europe-2006/Les-salaires-des-cadres-en-Europe), qui fait apparaître pour les pays comparables, une grande similarité en matière de salaire « net-net » entre la France et l’Allemagne et un léger avantage pour le Royaume-Uni.
    Je trouve cette étude particulièrement intéressante, si ses postulats de départ sont exacts: elle montre qu’à salaire égal on est moins imposé sur le revenu en France qu’en Allemagne ou au Royaume-Uni. C’est à n’y rien comprendre dans le débat actuel sur le coût du travail!
    Si vous aviez quelques lumières sur cette vaste question, cela me serait fort agréable

  3. Bonjour Noël,

    Votre post me donne l’idée d’un billet, pour ces prochains jours.
    Pour répondre rapidement, oui, je pense que l’étude à laquelle vous faites allusion est encore valable. Je vais vérifier s’il n’y a rien de plus récent, pour écrire mon billet !
    La question qui est posée en ce moment est la suivante : A niveau de protection sociale équivalent, est-il plus intelligent de faire supporter le coût de cette protection
    – Par les salariés et surtout leurs employeurs, cotisant sur les salaires avec l’inconvénient de rendre le travail cher et de ne rien coûter aux autres catégories de revenus et l’avantage de refléter directement le coût et la mutualisation des ressources;
    – Par les impôts avec pour inconvénient de les alourdir mais ils ne sont en effet pas super élevés en France contrairement une idée reçue, et comme avantage de faire peser la protection sociale des salariés sur tous les revenus et non sur les seuls salaires;
    – enfin, comme dans les pays anglo-saxons, que chacun se paye sa propre protection. C’est à dire ceux qui le peuvent. Ca paraît bizarre à nous autres, mais aux USA une opposition farouche aux lois proposées par M. Obama s’est manifestée dans toute une part de la population un peu partout dans le pays. A mon sens (mais c’est une opinion personnelle) le coût des soins ou des revenus minimaux pour les plus pauvres finit toujours par revenir à l’État ou à des associations qu’ils faut bien financer. Ou alors on décide de les laisser tomber ce qui est difficile à accepter y compris dans les pays les plus libéraux. On a vu lors des débats aux USA, des reportages sur les initiatives privées de soins gratuits, prises par des associations de dentistes, par exemple.

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