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décisions et engagement

publié le 14/02/2012 par dans A la recherche d'un job, Afficher dans Méthode, Emploi, Quel job pour moi?, Vie en entreprise

C’est, un peu, la suite de cette question sur l’erreur ou la faute.

J’ai déjà vous parlé de ces excellents livres dont je vous recommande la lecture, de Beauvois et Joule : le premier est le plus facile : « petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens« , Joule et Beauvoisdont vous trouverez ici un commentaire et le second, « la soumission librement consentie« 51rvt67q26l_ss500_.jpgdont voici un commentaire sur Wikipedia.

Il y est question de l’engagement. Nous sommes, disent les auteurs, engagés par nos propres actes, notamment parce que nous leur donnons une signification en nous-même. Je suis celui qui… (sauve les autres, arrête de fumer, rend service, n’aime pas qu’on l’ennuie, etc). Et aussi parce que la persévérance et la constance sont des comportements valorisés dans nos sociétés.

Dans le second ouvrage, il y a un passage très particulier et très intéressant concernant les décisions des managers. Les auteurs nous font remarquer qu’une décision, tout à fait pertinente à un instant T, peut se révéler assez nulle dans son application quelques temps plus tard. Sauf que celle, celui, ou ceux qui ont pris cette décision ont tendance à s’y tenir, à persister. Ne serait-ce d’ailleurs que parce qu’on n’a rien d’autre à proposer, pas d’alternative pensée. En ce qui me concerne, j’ajouterais que le décideur a souvent tendance à s’identifier à sa décision. C’est le lien que je fais avec la question de l’erreur transposée en faute. Si ma décision est mauvaise, c’est que moi je suis nul.

Beauvois et Joule proposent au contraire de lier une décision avec les raisons qu’on a eu de la prendre et avec les résultats qu’on en attend. Ils nous conseillent de toujours assortir une décision (surtout les plus importantes, dirais-je) des conditions dans lesquelles on envisage de l’annuler. Si je ne suis pas parvenu à tel résultat à la fin du trimestre, je change de stratégie.

Dans les entreprises vous serez entourés de gens qui sacralisent les décisions prises. On n’est pas loin du dogme de l’infaillibilité des dirigeants. En fait on laisse plus ou moins entendre que ce n’est pas une décision mais le résultat simplement logique, de la situation « telle qu’elle est », ou de décisions prises en amont, et donc non discutables. La Lumière de la Vérité est descendue sur la table du comité exécutif et a inspiré les dirigeants. Et ceux qui discutent, ceux qui envisagent que les choses pourraient être autrement sont des déviants. Love it or leave it.

Chacun de nous, à notre petit niveau, tenons aussi pour des constats factuels ce qui ne sont que des interprétations, pour des contraintes fixes nos éventuels penchants.

Ayant lu Beauvois et Joule, prenons du recul, adoptons les décisions pour ce qu’elles sont : le résultat non des faits, mais de la connaissance et de l’interprétation qu’on en fait HIC ET NUNC. ici et maintenant. Et à chaque fois, posons en même temps les conditions de leur annulation.

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