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stress en entretien, quoi faire ?

publié le 09/02/2012 par dans Afficher dans Méthode, Emploi, Passer un entretien

On a tous plus ou moins éprouvé ça. Le stress devant un recruteur au cours d’un entretien en recrutement. Il y en a qui le vivent d’ailleurs depuis plusieurs heures, voire même plusieurs jours avant l’entrevue. C’est d’autant plus la panique que le recruteur le fait remarquer : « Vous avez l’air stressé(e), là. Détendez-vous ». Tu parles, se détendre !

Petit manuel de survie pour ces moments là.

Ne faites pas confiance à la chimie pour vous détendre. En revanche, toutes les techniques de relaxation que vous pouvez connaître sont les bienvenues. D’ailleurs, si vous stressez à cette occasion, il y a vraisemblablement d’autres situations qui vous font le même effet. Investir dans une bonne technique de relaxation serait utile.

Un de mes professeurs de lycée nous avait recommandé d’aller uriner avant les épreuves du Bac. Pour cela, il faut se détendre. :-)

La panique peut aussi se combattre en préparant un peu l’exercice, et notamment les questions les plus difficiles. Les seules vraies questions pièges viennent de nous : ce sont celles auxquelles on n’aimeraient pas avoir à répondre. Pourquoi  avez-vous arrêté votre licence de broderie sur soie ? Qu’est-ce que vous avez fait pendant ce stage chez Tronul International ? (ben rien, c’est bien le problème) Parfois ce sont des questions plus personnelles qui vont vous ennuyer, des sujets qui provoquent des émotions difficiles à contrôler. C’est assez innocent de demander à quelqu’un s’il a des enfants, mais il m’est arrivé de voir quelqu’un éclater en sanglot en voulant répondre : Son fils venait de mourir brutalement alors qu’il avait une vie professionnelle si dense qu’il n’aurait même pas pu dire en quelle classe était cet enfant. Avoir préparé une réponse à ce genre de questions évite de perdre ses moyens. Apprise par coeur, la réponse ne provoque plus d’émotion.

Préparer, c’est aussi se renseigner sur l’entreprise, le poste. Ça permet aussi de collectionner les questions qui restent à poser et de ne pas se retrouver dans la position d’un élève qu’on interroge sur un sujet qu’il ne connaît pas.

Enfin, je vous rappelle cette astuce simple: Lorsque vous éprouvez une émotion, lorsque vous perdez pied, faites un commentaire sur la situation que vous vivez, ici. « Vous m’embarrassez, je n’aime pas devoir parler de ma situation personnelle, vous voyez, ça me fait rougir ». Le simple fait de faire à haute voix ce méta-commentaire va faire retomber la pression. Oui, vous avez rougit, oui, il (elle) le voit, so what ?

Et d’ailleurs, vous dire que vous  avez l’air stressé(e) est au fond une sorte d’invite à prendre ce recul par rapport à la situation et à l’émotion qu’elle génère.

Commentaire(s)

  1. Cher Jean-Marie,
    j’ai passé 2 entretiens pour un poste correspondant parfaitement à mes compétences et à mes aspirations.
    Si le premier s’est bien déroulé, le second a été une catastrophe.

    Voici presque trois semaines que je n’ai pas de nouvelles et je découvre que l’annonce pour le poste a été repostée et que le processus de recrutement a donc repris. J’ai appris de source sure que mon recrutement avait été validée pour l’équipe mais que la personne que j’ai rencontrée en deuxième instance s’y est tout simplement opposée.

    J’hésite à envoyer un mail de relance sous forme de ok je n’ai pas été convaincant mais j’ai toujours assuré d’un point de vue professionnel et ce poste est fait pour moi.

    J’ai un peu peur de me ridiculiser un peu plus en faisant cela, que me conseillez-vous ?

    Pas facile d’être un handicapé des entretiens !

  2. Nicolas
    Je ne crois pas que vous risquez le ridicule. En revanche il faudrait analyser de façon précise ce qui s’est passé dans le second entretien. Avez-vous commis une maladresse ? c’est en effet alors une bonne idée de la relever et de demander une sorte de 2° chance puisqu’ils n’ont pas de candidat sous la main.
    Est-ce un blocage plus général avec ce deuxième interlocuteur ? Si c’est le futur boss, ça ne se répare guère. On ne peut pas le forcer à travailler avec vous. En revanche si le poste existe aussi dans d’autres services ou équipes, rappeler votre motivation peut-être intéressant.
    Dans cette circonstance, je crois que vous devez essayer de savoir la raison du blocage.
    Plus simplement : que risquez-vous à essayer ce que vous avez envie de faire ? qu’on vous envoie paître ? c’est déjà fait. Alors…

  3.  

    Bonjour Jean-Marie,
     
    Je voudrais savoir si vous avez des conseils pour moi. Je suis anglaise de naissance. Je suis ancienne comptable (système anglais) et je suis diplomée d’un Masters de l’Imperial College de Londrès. Je suis en France depuis 2008. Je travaille en tant que professeur d’anglais avec un contrat fondé sur l’exploitation des individus (un CDII). J’ai du mal à passer au deuxième entretien d’embauche pour un CDI. Je cherche des postes en tant qu’assistante/traductrice etc. Je pense que je ne sais pas bien vendre mes services (comme vous dites dans : Savoir vendre quoi ? (1ere idée fausse)). Bien sur je suis consciente de mes faiblesses en français (et le fait que je ne suis pas française), le fait que je ne suis plus vraiment <jeune> mais on m’a dit que ceux ne sont pas les vrais problèmes. De plus, j’ai du mal à passer des entretiens même en anglais! Peut-etre c’est la conjoncture mais je trouve que c’est beaucoup plus difficile qu’avant de decrocher un poste et il y en a pas beaucoup (même sur APEC!). Est ce mon profil ou attitude que m’empeche de reussir ou est-ce que c’est la xénophobie démésuré par la conjoncture économique ?

    Merci J 

  4. Bonjour Ack
    Comme toujours lorsqu’on est perdu, vous posez plusieurs questions à la fois et elles sont toutes délicates.
    1/ Sur la marché, le nombre et le genre de postes auxquels vous pouvez postuler, je vous invite à utiliser un service Apec, « VPM » pour Valoriez votre marché. Après avoir répondu en ligne à un certin nombre de questions, vous aurez un entretien avec un(e) consultant(e) de l’Apec qui aura lu vos réponses et éclairera, avec des données probantes, votre position au regard du marché.Pour en savoir plus :
    – si vous avez de l’expérience professionnel, comme vous le lassez entendre : http://cadres.apec.fr/Emploi/Mes-services-Apec/Les-outils-pour-evoluer/Votre-marche/Votre-Potentiel-Marche.
    – Et pour ceux qui cherhent un premier emploi : http://jd.apec.fr/Emploi-stage/Mes-services-Apec/Les-outils-pour-votre-recherche/Votre-marche/Votre-Potentiel-Marche

    2/ A propos de votre habileté relative à argumenter sur votre candidature, je vous engage aussi à exploiter les résultats de ce VPM. Il n’y a guère d’arguments absolus, généraux. C’est au poisson que l’appât doit plaire, pas au pécheur, W. Churchill (enfin, je ne suis pas absolument sûr de la paternité de cette phrase, on ne prête qu’aux riches). UNe fois compris quel est le contenu du job, ce qui est attendu, vous savez quelles compétences vous avez à mettre en avant. Et même, plus simplement que ça, vous n’avez plus qu’à imaginer comment vous allez vous y prendre. et échanger avec le recruteur sur ce point

    3/ Cela vaut aussi en entretien; je reviendrai la dessus d’ici peu; dans la série idéees fausses, il y en a une tenace : répondre aux questions, et « réussir » dans cet exercice. Le problème n’est pas de « faire un bon entretien » mais de raisonner, avec le recruteur, en même temps que lui , sur les particularités de la solution que vous proposez.
    4/ Sur vos prétendus handicaps. Si vous étiez débutante, vous vous plaindriez de n’avoir pas d’expérience; mais comme, c’est vous qui le dites, vous n’êtes plus « jeune » voilà cette expérience bonne à jeter ! Au contarire, c’est votre atout ! Vous êtes étrangère ? c’est un autre atout. A un français on reprochera de ne pas être anglais…
    Quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage.

  5. Bonjour,

    Merci beaucoup Jean-Marie. J’ai pris rendez-vous ce mercredi pour faire le VPM d’abord par téléphone.  J’apprécie votre soutien et je comprends votre avis concernant mon expérience/ mon âge et ma nationalité. 

     

    Mon expérience pourrait être un atout, cependant  j’aimerais savoir comment on pourrait justifier 4 ans de pause du travail <<de bureau>>. Donc ce n’est pas que moi qui remonte un peu!!  Outre le fait qu’ils prétendent que << c’est différent en France>>,  les recruteurs pensent qu’en fait j’aime mon travail actuel et je ne veux pas vraiment changer, ou  ils pensent que je ne pourrais pas supporter le stress (ils supposent que le travail de professeur n’est pas stressant!!).  Est-ce qu’on peut aimer son travail tout en voulant le changer pour les raisons différentes? De plus si il s’agit de gagner cette précieuse expérience récente et pertinente, comment on peut l’avoir en faisant par exemple un CDD quand on a des contraintes familiales qui s’empêchent de le faire? Est ce que vous me conseillerez de suivre une petite formation en profitant de mon DIF (par exemple de comptabilité ou d’assistanat) pour faire preuve de ma motivation de vouloir changer / revenir dans mon ancien métier et pour renouveler et harmoniser mes compétences ? Mais comme je suis pressée de changer est-ce que c’est obligatoire ? Ou pourrais je le faire par alternance? 

    Jane 

  6. Le VPM devrait éclairer tout cela, Jane. Il est possible de le prolonger par un Next step ( oui oui, on est en France) qui vous permettra d’explorer les possibilités et leurs conséquences respectives.
    Un point pour tout de suite. C’est à vous en effet de décrire ce que vous avez fait, dans qu’elles conditions selon vous et à quoi cela vous prépare. Personne d’autre que les enseignants ne peut décrire en quoi consiste ce job et ce qu’il implique de stress et/ou d’autres « ingrédients ».
    Attention de ne pas sombrer dans le concours de pénibilité, non plus. « Votre métier ? Pff ! C’est bien moins que le mien. « 

  7. Bonjour Jean-Marie,

    Concernant le VPM la personne m’a appelé en disant que les postes que je recherche ne sont pas pour les cadres (même si ceux sont des Assistants avec beaucoup de responsabilité!) donc ne sont pas traités par APEC. Alors je vais aller ailleurs pour du conseil. Peut-être Pole Emploi?

    Merci en tout cas.

  8. Ben oui sans doute même si cette réponse est un peu frustrante et étonnante. Merci de le donner votre numéro de membre par mail jean-Marie.blanc@apec.fr que je puisse tirer ça au clair.

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