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Une erreur n’est pas une faute.

publié le 07/02/2012 par dans A la recherche d'un job, Afficher dans Méthode

J’ai écouté le responsable de la formation d’une compagnie aérienne au sujet de la recherche d’une meilleure sécurité dans les compagnies aériennes. La recherche d’une sécurité absolue passe par une amélioration permanente des équipements et de leur qualité, une multiplication des contrôles sur les paramètres techniques. Toutes les grandes compagnies sont de ce point de vue logées à la même enseigne. Et pourtant il existe de réelles différences entre elles du point de vue de la sécurité.

En fait,l’accident aérien est presque toujours d’origine humaine; il a lieu malgré, en dépit de la multiplicité des automatismes, des alertes, des procédures, des formations, des simulations. L’accident se produit alors que l’avion est en parfaite condition, que le pilote est expérimenté et que sa pratique a fait l’objet de nombreux contrôles.

Le problème, dès lors est de savoir traiter l’erreur, et traiter de l’erreur. J’apprends alors que la fréquence  des accidents  est inversement proportionnelle à la fréquence des incidents. Lorsque les pilotes consignent par écrit après chaque vol tous les incidents qui se sont produit, c’est à dire, pour l’essentiel toutes les (petites) erreurs qu’ils ont commises, on dispose au final d’une base de données très fiable de toutes les possibilités d’erreurs, qui pourraient, en se combinant, fabriquer un accident.

Pour obtenir cette fidélité, cette honnêteté dans les rapports, il faut et il suffit que l’erreur ne soit pas considérée comme une faute. Que celui qui la rapporte ne soit pas considéré comme « mauvais » et, évidement, ne se sente pas humilié de reconnaître qu’il a commis cette faute.

Et bien, entre nous, nous avons du chemin à parcourir, non ?

Nous faisons tous des erreurs.  N’ayant pas bien regardé à droite, j’ai coupé la route d’un autre véhicule. Il a pu freiner, cette fois, mais…Reconnaissons notre erreur, demandons-nous comment elle s’est produite (pressé, mal installé, gêné par mon manteau). Ne nous confondons pas avec nos erreurs : ce ne sont pas des fautes, mais des erreurs et l’erreur est humaine.

La faute, ce serait de nier l’erreur, de vouloir échapper à notre responsabilité, de prétendre que ça ne peut pas se reproduire. Se sentir humilié, c’est une modalité du déni de l’erreur.

Au fond, lorsque je ne réussis pas, je devrais être bien content de repérer les erreurs commises, parce que c’est ce repérage qui me guide pour une nouvelle tentative plus heureuse.

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