juin 2011
L M M J V S D
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930  

Archives

Voir plus d'archives

Mots-clés

Voir plus de mots clés

Le chantier de la nouvelle licence

publié le 27/06/2011 par dans Cursus/études, Vie étudiante

Le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche mène depuis plusieurs mois un chantier de réforme de la licence, impliquant de nombreux acteurs. J’ai eu l’honneur de représenter l’Apec lors d’une « audition » par la commission d’orientation. Vous trouverez sur le site du ministère le contenu des interventions auprès de cette commission y compris le petit texte que j’ai commis pour eux et que je résume ici.

Un diplôme d’Etat, c’est une garantie, apportée par ce dernier, et qui porte sur un niveau et un domaine de compétence. On attend d’un architecte DPLG qu’il sache concevoir des bâtiments qui tiennent. D’un dentiste diplômé qu’il nous soigne les dents, etc.

Le besoin de compétences de plus en plus élevées (ou si vous préférez, l’élévation nécessaire du niveau moyen de compétences) conduit les politiques à fixer des objectifs ambitieux : 80% d’une classe d’âge diplômés d’un Bac (L. Jospin, Ministre de l’Education je crois) il y a une vingtaine d’années, et aujourd’hui il est question de 50% en Licence.

Il ne s’agit pas d’avoir beaucoup de personnes détenant le diplôme, mais beaucoup de personnes détenant la qualification que représente ce diplôme aujourd’hui. La question s’est posée pour le bac, il faut à mon sens que la Licence soit au contraire restaurée comme le diplôme pivot des études supérieures.

La licence doit attester l’acquisition d’un socle de connaissances et compétences permettant à l’étudiant d’envisager soit  une spécialisation ou un approfondissement dans le cycle de Master (il leur faudra des compétences à étudier) , soit un positionnement sur le marché du travail.

En effet, il existe un marché de l’emploi pour ce niveau d’études et de vraies raisons pour mettre un terme à son cursus d’études à ce moment là. Ce qui ne signifie renoncer à des études plus qualifiées, le développement de la formation continue permettant de les reprendre à tout moment.

Sauf que pour se lancer dans la vie active avec une qualification suffisante, les étudiants ont besoin de maîtriser un certain nombre de savoirs et de savoir-faire qu’on attend légitimement d’eux. Un « licencié », en plus de connaissances dans sa discipline,  détient, aux yeux d’un recruteur, des compétences transversales comme l’expression écrite et orale, la capacité à se documenter, à analyser une situation, à rédiger une note, à synthétiser des contenus (de réunion, de livres, de conférences, etc.), à organiser son travail, à argumenter un raisonnement, etc. Il a des capacités d’apprentissage plus fortes que quelqu’un qui n’a pas fait d’études supérieures.

Commentaire(s)

  1. Votre propos est très cohérent et donne des perspectives d’avenir ! Néanmoins il y a un détail qui me chagrine :

    La fixation d’un objectif ( Ici, 50% d’une classe d’âge en licence ) ne va t’elle pas à l’encontre même du diplome délivré ?

    Je fais ici référence a ce qui se passe en ce moment pour le baccalauréat ; en fixant un objectif de 80% de bachelier pour une classe d’âge, n’a-t’on pas tout simplement décridibilisé le diplôme ?

    Dans ce cas, si l’on fait la même chose pour la licence, comment les RH seront t’ils à même de vérifier si les gens sont compétents ou non pour un poste donné ?

  2. @ Emmanuel
    Je suis moins radical que vous mais mon billet allait en effet un peu dans ce sens. Selon moi, en tous cas contrairement à Lagardère (si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère viendra à toi) le niveau de la licence ne doit pas aller à la rencontre du niveau moyen des étudiants. C’est la pédagogie en licence qui doit amener le niveau moyen des étudiants jusqu’à ce que la majorité d’entre eux la réussisse.

  3. « en tout cas »

  4. @anonymous
    Je viens de prendre ici et là quelques remarques on ne peut plus justifiées sur mon orthographe (beaucoup de coquilles de frappes et de négligences de relecture) et mes expressions, qui peuvent être familières, voire « relâchées ».
    Mais sur « en tous cas » je ne cède pas. Les deux possibilités s’offrent à nous, selon le Larousse : « en tout cas » et « en tous cas ».
    J’ai toujours privilégié la seconde parce que je la trouve plus logique : en [dans] tous (les) cas.
    De même on peut écrire « de toute façon » ou « de toutes façons », qui va pour « de toutes les façons ».

Ajouter un commentaire

* champs obligatoires