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Chut ! Le silence est un allié précieux de l’entretien

publié le 14/06/2011 par dans Afficher dans Méthode, Passer un entretien

« Oui… ? »

« Je vous écoute ? »

ou encore …… « Mmm ?………(silence) »

Le silence peut surgir à tout moment dans un entretien, y compris un entretien de recrutement. Et quelqu’un pour considèrera qu’il doit « trouver quelque chose à dire ».

En fait,  le silence est un précieux allié pour ceux qui savent l’apprivoiser.

Le silence, c’est un moment pour réfléchir. Qu’est-ce qui a été dit ? Ai-je bien compris ce que cette personne m’a expliqué ?  Ai-je besoin d’un éclaircissement ? Quel commentaire puis-je faire à cela ? En quoi cela peut-il  servir ma candidature ?

On ne réfléchit pas dans une bassine d’eau bouillante. Si vous vous sentez pressé(e) de parler, vous ne réfléchirez pas. Evacuez fermement cette idée de votre tête. C’est au recruteur de mener l’entretien, pas à vous. Vous, vous profitez juste de la petite pause qui vous est offerte. Négligez le temps qui passe, c’est à l’autre de la gérer, pas à vous.

Non, vous, vous devez mettre à profit ces trop courts  instants pour vous reprendre, stabiliser votre position (trouvez une position plus confortable sur la chaise, tirez un peu sur votre jupe, rajuster votre cravate ou votre veste) et respirer, bien à fond, (bon, évitez les soupirs à fendre l’âme, hein ? )  plusieurs fois.

La posture est importante. Les pieds à plats sur le sol; (les filles, si vous pouviez éviter de faire une tresse avec vos jambes), si c’est possible, redressez-vous sans excès au lieu de vous pencher en avant, serrez un rien les abdominaux,  dégagez la tête, regardez votre interlocuteur sans le fixer des yeux. Et respirez. En oxygénant votre cerveau, cela facilite la pensée.

Et si vous souhaitez reprendre la parole, peut-être pourriez-vous dévoiler le contenu de vos silencieuses pensées ?

« J’étais en train de penser … Et je me demandais si… » ou encore  « je repensais à ce que vous m’avez dit. Je ne suis pas sûre d’avoir bien compris, à propos des objectifs… »

Le silence, c’est aussi propice à la récapitulation (« j’ai dit ça, ça, j’ai eu l’information A, la B, la C.  Ah, je ne lui ai pas encore demandé si… »).

Le silence, c’est aussi un moyen d’installer une communication non verbale. Etre ensemble, juste un instant sans parler, faire retomber la pression.

Pendant le silence, ne vous demandez pas ce que le type pense de vous à cet instant et surtout ne perdez pas votre temps à essayer de le deviner  (elle pense que je perds mes moyens et me trouve nul, il regarde le bouton que j’ai sur le front, elle voit que mon pantalon est taché, etc.)

Exercez-vous dans des conversations à deux. Vous verrez aussi quelle puissance cela donne, mine de rien de savoir se taire, se placer en position d’écoute active. Pas une posture d’enfant, d’apprenant, pas la posture de qui n’a « rien à dire », mais celle de l’intérêt,  de l’ouverture. Par exemple, ne gâchez pas un beau silence en écrivant scolairement ce qu’il ou elle vient de dire. Pensez-y, oui. Et respirez. Posez-vous et respirez.

Moi par exemple, je parle toujours trop et  je loupe plein de choses que j’aurais pu capter en me taisant.

Commentaire(s)

  1. Très précieux, ce petit retour d’expérience sur les silences. Mériterait même d’être étoffé.

    Bon, je me tais :-)

    Merci à vous.

  2. Un article intéressant, qui paliera à de nombreuses situations où l’on se sent géné… Rien de tel que d’apréhender le silence de façon positive !

    Merci à vous,

    Cordialement

  3. Merci à vou s deux.
    @ JL Le Floch : que voulez-vous dire par « étoffé » ? plus de détails pratiques ? des consignes plus précises ?

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