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Trouver un job ou trouver une vie

publié le 12/04/2011 par dans Afficher dans Marché, Afficher dans Méthode, Emploi, Quel job pour moi?

Trouver un job, oui  ! Mais pas à n’importe quelles conditions !

Kali, à qui on doit ici des commentaires remarquables, a écrit ceci dans un des mes derniers billets « Retour en France »:

« Ce qui s’impose, par la globalisation des économies : mobilité et adaptabilité. Pas de dilemme cornélien ici : Canada ou Qatar, France, UK, USA ? Le choix viendra de ce pour quoi il a longuement étudié -(Get the job first) et du besoin d’être socialement et autrement au monde […].

Je vous invite à lire l’ensemble de la phrase. Trouver un job, certes, mais aussi « être socialement et autrement au monde ». J’interprète : on ira là où on pourra se trouver, se construire une vie qui ait du sens, une vie digne, agréable, bien remplie, riche, et pas que d’argent. Donc pas n’importe où ni à n’importe quelles conditions.

Et dans ce domaine comme dans celui du job au sens strict, il me semble que les présupposés, les stéréotypes, nous empêchent de prendre les réalités en compte.

Qu’est-ce qui vous importe vraiment ?  Avez-vous fait la liste des ingrédients de la recette de votre bonheur, à vous, personnellement ? Je veux dire en mélangeant les paramètres professionnels et personnels.

C’est facile, de l’extérieur, de relever les contradictions. Parlez donc de tout cela avec des gens qui n’ont pas d’intérêt dans l’affaire (pas votre copain/copine, pas votre famille proche). Demandez à ces personnes de réagir à ce qu’il perçoivent de cohérent ou d’incohérent dans vos propos : « tu es sûre que tu vas être heureuse dans le campement d’une organisation humanitaire, toi, Margot ? Je ne connais personne d’aussi « parisienne » que toi ».

Et bien sûr, la carte n’est pas le territoire, soyez attentif à ne pas vous laisser guider par les stéréotypes. Non, tout le monde n’a pas « besoin » de vivre au sud du 45° parallèle pour être heureux. Je m’abstiens de dénoncer les stéréotypes à mon sens les plus dangereux parce que je ne voudrais pas tomber dans l’illusion inverse, celle du « réalisme ». Mais efforcez-vous de vérifier la réalité concrète de vos a priori

Commentaire(s)

  1. Un entretien d’embauche « original  » la semaine dernière : quand « Patrick Baetman » rencontre « Bud Fox ». Histoire d’ en rire un peu après tout. Prochainement. ;)

  2. ??

  3. C’était une petite touche d’ironie cinématographie pour donner un peu de légèreté. Passons:) toutefois nos échanges m’ont beaucoup appris et même donner l’envie d’ ouvrir aux personnes désireuses un petit blog sur l’emploi et l’économie aux travers de leur parcours personnels et de leur propre ressenti. Lorsque j’en aurai le temps…

    Sur ces mots je vous quitte et vous dis aurevoir en vous souhaitant à tous de vous accomplir et de trouver votre voie.

  4. Bonjour,

    Je souhaiterai échangé avec vous au sujet des métiers qui s’offre à un jeune comme moi qui sors des études.

    Je souhaiterai échanger avec vous et profiter de vos connaissances.

    Merci de me contacter sur mon adresse mail.

    Cordialement.

    Sorel.

  5. Sorel
    Il y a plus de 7000 visites chaque mois sur le blog… C’est impossible pour moi de recevoir chacun. Je vais donc vous faire une autre proposition : dites nous les questions que vous vous posez, et nous essayerons collectivement de vous aider, moi le premier évidement. Au moins ça servira à tout le monde.
    Commencez donc, tiens, par répondre en ligne aux questions que je vous ai proposées ci-dessus. Dites nous les ingrédients incontournables pour vous du bonheur pro et perso, après les voir fait valider un tant soit peu par votre entourage.
    Ajoutez-y une description de votre cursus d’études et de vos stages etc… (ou donnez-nous accès à votre cv, vous pouvez me l’envoyer par exemple à jean-marie.blanc@apec.fr)
    Et on fera une analyse ensemble. Ca vous dit ?

  6. Bonjour,

    En cherchant « quel Job pour moi » sur Google, je suis tombé sur votre article.
    La recette est toujours la même… tout le monde dispense les même conseils  » ingrédients de la recette de votre bonheur, à vous ». Mais le monde ce n’est malheureusement pas ça.
    Moi j’aimerais avoir une belle maison, dans le sud de la France, en bord de mer (coût de l’opération 1M€). Avoir mes amis et ma famille autour de moi (difficile quand tout le petit monde se retrouve à 800Km d’écart) et travailler dans un secteur où je me sentirais utile: Développement durable. Réfléchir à de nouvelles idées pour améliorer l’existence de tous… (ah oui mais c’est pas avec ça que je vais avoir ma maison, et surtout que maintenant que j’ai passé 5 ans à bosser sur SAP personne ne veut voir autre chose pour moi qu’une carrière de Consultant SAP…). Donc on peut trouver les ingrédients du bonheur. Mais il faut arrêter de faire croire que dans ce monde actuel on fait ce qu’on veut. On fait surtout comme on peut… A mon grand désespoir d’ailleurs… Les boîtes ne jouent pas le jeu, la pression sociale est-elle que si on ne bosse pas à Paris dans une boite du CAC on est un looser, et si on est pas proprio de son appart (malgré un marché sur évalué de bien 30%) on passe pour gros naze. Sans parler de l’incertitude dans laquelle nous vivons (peur du chômage, crise financière, crise écologique…)

    Il faudrait que tout cet environnement change, pour pouvoir enfin laisser aux gens la liberté de mettre en place « leur recette du bonheur »

  7. Alex :
    Il me semble que vous avez accumulé tous les stéréotypes dont je recommandais qu’on se méfie. Non, je ne crois pas que vous ne pouvez être heureux (ou heureuse, je ne sais pas) QUE SI vous réunissez votre famille dans une belle maison au bord de la mer.
    Ce que je recommande dans ce modeste billet (ne le prenez pas non plus pour une leçon de vie définitive, c’est un blog, pas un manuel) ce que je recommande, donc c’est d’aller chercher l’essentiel pour vous derrière ces désir. Il n’y a pas que dans le développement durable qu’on peut se sentir utile. Et puis, le monde étant en effet plutôt trop « réel », il nous faut assumer nos choix. Un ami me disait il y a peu qu’il aurait adoré être instituteur. Sauf que lorsqu’il s’est sérieusement posé la question, il lui aurait fallu, pour réaliser ce rêve, diviser par 2 son salaire. Bon, il est resté cadre sup dans un grand groupe.
    Mais il aurait aussi bien pu choisir de sauter le pas. C’est un choix. Pas facile.
    Prenez SAP, puisque c’est ça que les recruteurs voient dans votre CV et voyez comment vous pouvez surfer là dessus pour aller vers des activités qui vous attirent.

    Ce que j’essaye de recommander aussi, c’est de juger sur pièce. Il y a des gens super malheureux dans le développement durable. Il suffit d’un petit chefaillon pour vous pourrir la vie. Et dans des activités ou des endroits a priori peu attirants, il y a des gens super heureux.
    Enfin, Alex, ne vous laissez pas influencer par la peur de passer pour un gros naze. Comme vous pouvez le voir en lisant ces commentaires, il m’arrive de passer pour un gros naze. Ce n’est pas très gratifiant, mais on n’en meurt pas non plus. Faites vos choix, à vous. Personne, sauf ceux qui les subiront ,ne doit vous les dicter. Ce sont vos valeurs majeures qui doivent le faire.

  8. Merci pour votre réponse Jean-Marie

    Bien entendu j’ai forcé le trait dans mon commentaire. Ce que je veux dire par là, c’est que je suis convaincue que dans la société actuelle, il est très compliqué de se réorienter si on estime après quelque temps faire fausse route. Je le vois dans mon entreprise tous les jours. Je vois deux problèmes majeurs en France:

    – Un, la mentalité française (différente des anglosaxons) qui ne jure que par les diplômes et les 3 dernières années d’expériences. En France on ne recrute pas quelqu’un pour sa capacité à réfléchir, analyser une situation, proposer des idées, on recrute les gens pour leur diplôme (et de préférence de hautes écoles de commerces ou d’ingénieurs) et leur dernière expérience. Il est difficile de changer de trajectoire lorsqu’on a mis le pieds dans un secteur. Je le vois tous les jours dans ma société qui prône pourtant la mobilité à tous les niveaux! (bullshit)
    – Deux, la centralisation. Toujours plus de gens à Paris (pas forcément heureux) qui entraîne une augmentation des loyers, qui entraîne des trajets hallucinants pour se rendre au bureau, le tout dans une ambiance détestable. A l’heure d’aujourd’hui, avec les moyens de communication que nous avons, et la facilité à se déplacer, qu’attendent les grands groupes pour quitter enfin la région parisienne, et s’installer en province. Sera un double effet positif. Un certaines régions de provinces deviendraient plus dynamique, deux la vie à Paris serait plus agréable.

    Bien entendu vous me direz il existe les PME. Pourquoi ne voir que les grands groupes? Force est de constater que les PME sont frileuses dans ce climat incertain.

    J’ai peut être une vision un peu négative de la chose, mais clairement pour être en pleine recherche d’un nouvel emploi, c’est très compliqué de se réorienter.

    Cordialement

    Alex

  9. Merci à Jean-Marie Blanc et à Alex pour cet échange « en temps réel ». Je ne souhaite pas prendre part pour l’un ou pour l’autre, puisque je trouve que vous avez tous les deux « raison », bien qu’avec des visions différentes, probablement liées à des expériences différentes.

    J »ajouterais simplement mon grain de sable à la dernière remarque d’Alex, « c’est très compliqué de se réorienter »… : et de s’orienter tout court !
    A quand des ateliers d’orientation pendant la scolarité ? Serait-il possible d’allier un jour l’assurance énergique des lycéens et la connaissance du monde professionnel de demain ??

    Dans le climat actuel un peu particulier, il me semble que de grandes questions se posent quant à notre système éducatif, qui ressemble trop souvent à des oeillères. Bien sûr, cela est également lié au monde de l’entreprise, dans une relation cause-effet à double sens.

  10. @ Lou : En même temps que le développement de la demande pour une meilleure orientation académique et professionnelle, s’est développé une réponse à cette demande. Les écoles et universités se sont dotées de moyens humains et d’outils pour cela. Mais le problème est compliqué, comme tout le monde le sait. J’y vois au moins trois raisons :
    L’exigence de bonheur professionnel accompagne l’exigence de bonheur dans les autres champs de la vie.
    Cette exigence de bonheur a en quelque sorte engendré une exigence de rendre heureux de la part de l’employeur qui va rechercher des niveaux de motivations de plus en plus grand.
    Mais en même temps, la crainte des conséquences d’une mauvaise décision pousse les recruteurs à s’en tenir aux « valeurs refuges », ce qui n’encourage guère les réorientations.

  11. J’ajouterais que c’est quelque part la conséquence de la politique sociale de la France.
    Il est de plus en plus difficile de licencié : c’est un bien pour un mal.

    D’un côté, on a la sécurité de l’emploi et sans doute un peu moins de crainte pour l’avenir, et donc des journées plus sereines

    De l’autre, les recruteurs sont frileux, car embaucher quelqu’un, malgré les périodes d’essais, c’est prendre le risque de s’en mordre les doigts de longues années, d’où les difficultés de réorientation et le regard qui se pose sur « ce qu’il fait effectivement faire là aujourd’hui, et qui a été éprouvé ». De plus, cela encourage les basses manœuvre pour se débarrassé de quelqu’un (harcèlement moral en premier lieu).

    Sinon je ne peux qu’être d’accord sur l’état lamentable du systéme éducatif français. Et quand je vois que nos écoles de commerces sont les meilleures… (confère le monde du 16/04/2011). En allemagne, ils n’ont pas de grande école de commerce, les chefs d’entreprises sont des ingénieurs ou des docteurs. Mais en allemagne, ils ont du boulot, ça tourne, et plutôt bien. C’est très loin d’être parfait, mais je préfère avoir un PDG ingénieur qui se fait épauler par un financier que le contraire.

  12. Bonjour,

    non, je ne suis pas d’accord avec Antoine, aujourd’hui, une période d’essai pour un cadre peut être d’une année (6 mois renouvelable 1 fois), ce qui me paraît suffisant. De plus, le licenciement « rupture conventionnelle » ou tout simplement « économique » individuel est de plus en plus courant pour les cadres dans les petites structure.

    En lisant ce blog, malgré l’intelligence et la bonhommie de Jean-Marie que j’ai rencontré au « Reserch Event » de paris 2010, je suis frappé par la différence qu’il existe entre Paris et la Province, et je voulais vous dire ceci : non Paris n’est pas la France, Non en France il n’y a pas que des cadres dans les grands groupes voire dans les sièges parisiens de ces grands groupe, et comme je le dis souvent à mes connaissances de Paris, qui voient la Province comme un Eden aux coût de vie bas : Oui, il y a en Province des cadres qui gagnent à peine 1500 euros nets et qui ne gagneront pas après 10 ans de carrière plus de 2000 euros nets ! Oui en province on peut faire 45-50 heure semaine et gagner 1800 euros nets par mois sans mutelle : c’est très fréquent ! Alors, il est vrai que les salaires de la Province sont en voie de « smicardisation » à tous les étages, d’où les TGVtistes qui font de longs trajets pour aller vers la miroitante Paris, mais la Province porte d’autres qualités en elle, qui sont très appréciables. Par contre, ne comptez pas trop gagner en tant que salariés « 3000 euros nets » avant 50-55 ans ! (mis à part certaines activités il est vrai).

    Deuxième remarque : le marché de l’emploi est dominé en France par les Grands écoles. Or, depuis 1985 à peu-près, les chiffres de la mobilité sociale ascendante baissent d’année en année : les groupes sociaux (ou les classes sociales : oup ! , un gros mot !) sont de plus en plus fermés ! Pour avoir fait des classes prépas (« lettres maths et sciences sociales ») et avoir bien fréquenté l’Université après (parcours pluridisciplinaire), je dirai que les Grandes écoles sont le lieu de la reproduction des élites en France et que l’Université est très mal jugée, souvent à tort. Bon nombre d’enfants des classes moyennes et des classes populaires y font leurs études (certes insuffisamment, 3.7 % de fils d’ouvrier en 3° M2n à peine plus d’un pour cent en thèse !, le Pérou fait beaucoup mieux que nous pour le coup !) mais après pâtissent de la mauvaise image de l’Université auprès des employeurs.
    Quant à la recherche, la domination, le lobbying et le réseau des Ecoles d’ingénieurs font que bon nombre de chercheurs en France sont des ingénieurs, bon, ça commence à changer, on embauche à présent des « ingénieurs docteurs voire des Docteurs tout court, oh miracle ! Mais la formation des ingénieurs est très loin de tout ce qu’apporte un Doctorat, qui marque à vie ceux qui le font ! Je ne dirai rien ici du cas très spécifique de la France ou être PhD est un handicap et non un avantage, sauf exception…alors qu’il devient de plus un plus un standard au niveau international pour les cadres sup…

    Bref ! j’ai participé à des Doctoriales européennes récemment, et de tous les jeunes qui étaient là (Russie, Pologne, Portugal, Espagne, Am. du Sud, Italie, Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Scandinavie, Luxembourg,….), aucun n’avait le projet de chercher un emploi en France, qui est vu comme un pays où les opportunités sont nulles pour un Docteur, depuis plusieurs années, aucun ne voyait la France comme une « terre d’espoir » ou de vie. Les seuls qui étaient dans cette logique étaient les français qui faisaient leur thèse en France, les autres (iraniens, Africains, indiens,…) thésards de France allaient ensuite retourner dans leur pays d’origine où, grâce à leur Doctorat fait en France, ils allaient très facilement trouver un emploi de Docteurs reconnu, valorisé socialement, et qui leur garantirait de sortir de la « précarité » ou des environs du salaire minimum, ce qui n’est pas toujours le cas en France, pour un Docteur, notamment en province.

    Bon très long billet pour ce blog, mais j’espère que j’ai apporté ma pierre. Les choses changent peu à peu en France, ça y est, il est arrivé au cerveau des politiques qu’il fallait essayer de conserver des emplois industriels en France, peut-être qu’un jour il leur arrivera au cerveau, ainsi qu’à celui des DRH, qu’un Docteur est une chance pour une entreprise et un pays, et que sa capacité d’adaptation, d’innovation, et de création sont les clefs de la croissance future (L’Allemagne en 2010 gagne de très loin en UE , le % d’investissement en R et D et le recrutement de Docteurs en nombre brut).

    Très cordialement à tous, Gareix, fils d’ouvrier, ex-cadre moyen Convention de la Métallurgie qui essaie de devenir Chercheur.

  13. @ Gareix
    Votre commentaire pose plein de questions, affirme des choses qu’on peut trouver justes (la perte d’attractivité de la France pour les chercheurs est affirmée souvent) et en même temps il contient des inexactitudes.
    Par exemple, et en vrac : la fin de la promotion sociale. Dans les panels de l’Apec, le niveau de la promotion interne (des salariés non-cadres promus comme cadre au sein de leur entreprise) est relativement stable depuis au moins 20 ans. Cette impression que la promotion sociale est finie est liée à un autre phénomène selon moi, c’est la banalisation des diplômes qui fait qu’aujourd’hui il s n’assurent plus une position aussi haute qu’avant.
    A propos de la rémunération, le niveau moyen de rémunération des cadres en France peut être trouvé sur les études de l’Apec (les cadres en France).

  14. Je suis un jeune avec un petit Diplome je cherche du travail

  15. Bonjour Nicodeme. Votre commentaire, comme plusieurs autres que je n’ai pas publié, ne peut pas vous apporter ce que vous cherchez. Je ne crois pas qu’il y ait beaucoup d’employeurs qui cherchent des candidats dans les colonnes de mon blog.
    Ou alors je n’ai pas compris votre attente ?

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