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Au Québec, le placement est roi !

publié le 31/03/2011 par dans Emploi, Internet, Vie en entreprise

Au Québec, l’orientation et la découverte des réalités économiques commencent tôt. Cela démarre dès le secondaire, dans ce qu’ils appellent le « college » : un cycle de deux ans pour préparer l’entrée à l’Université ou de trois ans pour obtenir un « CEGEP » ; équivalents de nos BTS ou DUT. Très tôt sont découverts les penchants essentiels. Il n’y a donc pas, sur le papier, de différence majeure avec ce qui se fait chez nous, en France, dans les premières années. Sauf peut-être que le lien avec l’univers du travail, le monde économique est d’emblée plus serré. « Aux études », comme on dit ici, le travail continue.

La découverte du monde du travail est précoce, il n’y a quasiment pas d’étudiants qui ne travaillent pas. C’est même une cause de décrochage : certaines entreprises persuadent celles  et ceux parmi les plus prometteurs, d’abandonner leurs cursus en échange d’un poste à plus grande responsabilité.
A l’Université Laval, à Québec, la première Université de langue française en Amérique (45 000 étudiants), j’ai rencontré Richard Buteau, le patron du service de placement : 45 personnes, qui conseillent, accompagnent, mettent en relation, recueillent des offres, de stages, d’emplois étudiant, d’emploi pérenne… La palette des services qui concerne tous les étudiants jusqu’à deux ans après leur « diplômation »,  est impressionnante, comme vous pouvez le voir sur leur site. On est au niveau de ce que font,  ici, les meilleures écoles de commerce. Les étudiants sont des clients exigeants. Sur leur facture de frais de scolarité (3 à 4000 $ par an),  une part est explicitement réservée à ce service de placement.

Il ne semble pas y avoir ici de rupture trop prononcée entre les aspirations professionnelles des étudiants et les réalités. A peine évoque-t-on qu’il est parfois nécessaire de pointer du doigt les réalités d’un métier à celui qui en avait une image, disons, un peu romantique. Non, l’export, ce n’est pas forcément faire le tour du monde, de palace en palace. Il y a des carrières à l’export qui se font sans sortir du pays.

Est-ce qu’on gomme les aspérités de la vraie vie ? Est-ce le résultat de la réflexion commencée très tôt et d’une mentalité généralement plus pragmatique ?

Je pense que deux éléments facilitent cette adaptation des aspirations aux réalités :

– le marché du travail est favorable aux gens qualifiés, même si le taux de chômage n’est pas tellement plus faible qu’en France : 8 % en 2010 pour l’ensemble du Québec, avec des disparités importantes (moins de 5% à Québec, mais plus de 8% à Montréal). La démographie faiblissante incite le Québec à une politique active d’immigration, spécialement des francophones…

– la souplesse des relations de travail. L’engagement est plus relatif, la capacité à progresser, réelle.

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