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La faculté d’adaptation à de nouvelles situations

publié le 23/02/2011 par dans Afficher dans Marché, Afficher dans Méthode, Emploi, Passer un entretien, Préparer sa candidature

Deuxième critères de sélection des recruteurs européens, la faculté d’adaptation à de nouvelles situations (citée par 97 % d’entre eux).

Matt disait, en commentaire du billet sur cet Eurobaromètre : « Ce qui est intéressant avec cette étude c’est que les 3 points cités ne peuvent se voir qu’après un certain temps dans l’entreprise et pas lors de l’entretien (même si les DRH pensent autrement :-). »

Je ne suis pas complètement d’accord avec lui. D’abord les tests permettent de déceler et mesurer certains traits de personnalité, avec une bonne fiabilité. Ensuite, la procédure de recrutement dans son ensemble doit permettre aux deux partie de faire suffisamment connaissance pour que soient explorés les besoins de l’entreprise et les réponses des candidats en matière de comportement. Le candidat y a intérêt, lui aussi : découvrir qu’il (elle) n’est vraiment pas fait(e) pour le poste est une expérience aussi pénible pour lui ou elle que pour l’employeur.

Je ne reviens pas sur la méthode, j’en ai déjà parlé à propos du travail en équipe. Pour savoir si, et de quelle manière, je suis adaptable aux situations nouvelles, je dois rechercher, et décrire les situations réelles où j’ai pu faire preuve de cette adaptation, celles où au contraire,  j’ai eu du mal à m’adapter.

Mais pour insister sur ce trait particulier de l’adaptation, je voudrais vous mettre en garde contre la « désirabilité » de ces traits de personnalité. j’aurais d’ailleurs pu le faire à propos du travail en équipe, mais c’est encore plus critique ici, parce que c’est, je crois encore plus porteur de souffrance.

En effet, il est, disons, « bien vu », d’être adpatable, d’aimer travailler en équipe. Et donc difficile de déclarer qu’on a du mal à s’adapter au changement, qu’on est plutôt un travailleur individuel.

Et pourtant… Si vous êtes avant tout une personne qui aime les choses claires, nettes, sur quoi on peut compter. Si vous avez tendance à aimer les réponses de type « oui » ou « non », si vous aimez les solutions éprouvées, il se peut que le changement vous rebute que les réponses du type « ça dépend » vous horripilent. Je me souviens d’un type qui est carrément sorti d’un atelier que j’animais parce qu’à chacune des questions qu’il posait (un CV, alors, ça doit faire combien de pages ?) je répondais de façon floue. Cette personne, qui veut pouvoir s’appuyer sur des certitudes, a probablement du mal avec les changements, qui remettent forcement en cause en permanence ces certitudes.  Mais ce jeune homme est peut-être très à l’aise avec le changement dans les techniques qu’il maîtrise.

Non, tout le monde ne s’adapte pas facilement à toutes les formes de changement.

Et on n’a pas, en entreprise, partout besoin du même degré d’adaptation. Un commercial doit être d’abord adaptable, ensuite rigoureux. Un  juriste doit être d’abord rigoureux, ensuite adaptable, et à un degré et selon des modalités différentes.

Donc la question est : de quelle adaptation a-t-on besoin ici, de quelles nature et de quelle intensité sont les changements attendus ? 

on veut dire quoi, ici, quand on parle d’adaptation ?  (de celle dont je peux faire preuve, ou de celle qui m’est douloureuse ?)

Rien n’est permanent, sauf le changement. Comment s’y adapter ? Je ferai un autre billet sur ce sujet majeur.

Le 23/2 à 12H je viens de corriger deux erreurs dans le texte.

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