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La condition sociale des étudiants

publié le 24/01/2011 par dans Etudes et argent

Le Monde, daté du mercredi 19 janvier, publie un article intitulé : « La part des étudiants issus des milieux populaires décroît » et qui  rend compte d’une publication de l’Observatoire de la vie étudianteOn y apprend que la proportion de ces étudiants d’origine modeste est de plus en plus faible, en particulier dans les formations supérieures sélectives et dont les débouchés sont les meilleurs. La part des enfants de cadres est au contraire de plus en plus forte.

Cet article donne aussi des précisions sur les conditions pratiques, économiques et sociales de la vie étudiante, notamment sur le budget étudiant, comme l’OVE s’en est fait une spécialité. La querelle de chiffres entre l’OVE et les syndicats étudiants sur cette question est devenu un marronnier pour les observateurs de la chose, comme je le suis devenu.

Je ne me risquerai donc pas à estimer si l’évaluation de l’OVE est juste ou non.  Je note tout de même que dans le budget illustré par le Monde, la dépense mensuelle pour le loyer est de 226€, ce qui me parait vraiment très peu. Il est vrai qu’à cela s’ajoutent éventuellement les aides au logement.

A propos de cette enquête, dont je vous recommande la lecture, dans le Monde ou sur le site de l’OVE, je ferai quant à moi deux remarques :

  1. Il me paraît assez normal que la part des enfants de cadres augmente parmi les étudiants, puisque la part des cadres augmente rapidement dans la société. On peut imaginer, en plus, que les cadres sont très attachés à ce que leurs enfants fassent des études supérieures, peut-être plus que les autres catégories sociales.
  2. On lit, en filigrane, comme une réticence, exprimée avec prudence et nuance, envers le travail des étudiants pendant leurs études. On apprend que 50% des étudiants travaillent pendant l’année universitaire (et 75% si on prend en compte le travail pendant les congés) et parmi ces 50 %, « un peu plus des deux tiers a un emploi parallèle« , les autres ont une activité au moins en partie liée à leurs études (stage, vacation dans un laboratoire, internat hospitalier, etc.). Près d’un quart d’entre eux éprouve des difficultés à concilier études et emploi.

Je crois avoir déjà dit que d’une part, dans certains pays, il semblerait étrange qu’un étudiant ne travaille pas pendant l’année pour financer ses études.  D’autre part, que selon des études qui m’ont été rapportées par un éminent professeur de l’INETOP, le fait de travailler en parallèle de ses études, pas trop mais de façon régulière et significative est un des facteurs repérables favorisant une insertion professionnelle de qualité.Une fois ces remarques faites, je me dois de redire ma conviction que la sélection des aspirants étudiants par l’argent est indigne d’un pays comme le nôtre.
Les écoles payantes sont de plus en plus engagées dans des actions pour diversifier l’origine sociale de leurs élèves, c’est certain. La difficulté vient donc plutôt aujourd’hui du coût de la vie courante pour les étudiants et leurs familles.

Commentaire(s)

  1. […] Apec.fr – Jeunes diplômés – Apec.fr : le Blog Expert » Billet » La condition sociale des étudia… blog-expert.jd.apec.fr/2011/01/24/la-condition-sociale-des-etudiants/ – view page – cached Le Monde, daté du mercredi 19 janvier, publie un article intitulé : « La part des étudiants issus des milieux populaires décroît » et qui  rend compte d’une publication de l’Observatoire de la vie étudiante. […]

  2. Encore un article intéressant sur un sujet assez sensible je trouve.

    Il semble assez dur de trouver d’où vient se problème, particulièrement pour l’accès aux grandes écoles. Je ne veux pas dire de bêtises, donc je vais donner ici uniquement mon « expérience » de la chose et comment je l’ai ressenti. Au lycée, il y a clairement un problème d’orientation pour les études supérieures ou plutôt une absence d’orientation.Pour faire court, j’ai le sentiment que se sont les familles qui orientent le choix des enfants en fonction de ce qu’elles connaissent, une reproduction sociale.

    Là où je trouve qu’il y a une injustice, c’est que toutes les pistes ne sont pas présentées à tous. Quand j’étais au lycée, les prépas étaient pour un grand nombre un « mythe » horrible et cela même pour mes professeurs (ce qui m’a choqué d’ailleurs). Donc forcément ça ne donne pas envie d’y aller.

    L’orientation en France se fait beaucoup à la « matière » (Physique, économie, SVT, etc…) pour tracer une voie d’études universitaires. Cela marche dans un certain nombres de pays, mais pas en France… Il ne faut pas se mentir, un Bachelor en SVT seul n’ouvre pas beaucoup de portes chez nous. Je veux dire que l’aspect économique n’est jamais considéré, c’est donc aux familles de faire cela.

    Avec le recul, je trouve cela triste que les prépa/grandes écoles soient si obscure pour beaucoup de lycéens. Rien que pour des raisons financières, j’étais au lycée Kléber de Strasbourg en internat, le trimestre (4 mois) pension complète était autour de 1000-1200€ et gratuit si boursier, c’est rien ! De même les écoles d’ingénieurs après sont publics et ont souvent des campus. Je veux dire, qu’il est dommage que des études si peu onéreuses ne soit pas plus connues.

    Concernant le travail pendant les études, je suis plus perplexe. En Allemagne (où je réside), c’est la norme de travailler en parallèle et à mon avis c’est obligatoire pour être crédible. Mais le système est complètement différent et beaucoup plus souple que le LMD. Grosso modo, chacun fait son planning comme il l’entend par semestre et pas dans la continuité comme en France. Donc tout de suite c’est beaucoup plus simple de travailler en même temps. Mais en contre partie, les études durent très longtemps et les jeunes entrent dans la vie active autour de 27-30 ans.

  3. Attention, le loyer mensuel de 226€ cité par le Monde est le loyer moyen pour l’ensemble des étudiants sondés, y compris ceux logeant chez leurs parents (et ne payant donc pas de loyer). Le loyer mensuel moyen payé par les étudiants indépendants est en fait de 337€.

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