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Les cadres, suite

publié le 13/12/2010 par dans Afficher dans Marché, Vie en entreprise

Je reviens à cette étude de l’Apec dont j’ai parlé jeudi dernier. Elle comporte un volet de typologie des cadres en fonction de deux critères :

– l’équilibre vie professionnelle – vie privée (prononcez « vp-vp ») d’une part ;

– la confiance vis-à-vis de l’entreprise de l’autre.

L’étude distingue cinq catégories :

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– Les moins bien lotis, les « insatisfaits » (19% de la population enquêtée) ne sont pas du tout satisfaits de leur équilibre vp-vp et se sentent en rupture avec les dirigeants de leur entreprise.

– Les mieux lotis, les « satisfaits« , tout au contraire, ont confiance et sont en plein accord avec la stratégie de leur employeur, et parviennent à un équilibre vp-vp qui leur convient.

– Les autres catégories se répartissent, de part et d’autre, des positions moyennes, c’est à dire celles de l’ensemble de l’échantillon : 46% des cadres  ont une confiance élevée dans leur entreprise et 64% se déclarent satisfaits de leur équilibre vp-vp.

Ce qui me frappe c’est que l’on peut, comme les « pragmatiques », trouver un équilibre et un climat de travail plutôt satisfaisant, dans une entreprise dont la stratégie et les dirigeants ne vous inspirent pas confiance.

Cela va bien avec le dernier thème abordé : il y a de moins en moins d’affect dans la relation à l’entreprise, l’engagement est raisonné et conditionnel. On le savait depuis un moment, on dit que c’est une caractéristique forte des jeunes générations. C’est aujourd’hui une donnée générale : les générations les plus affectivement attachées à leur entreprise, cèdent peu à peu leur place à une attitude « froide ».

Commentaire(s)

  1. Je trouve ce schéma terrible. En même temps terrible de vérité aussi. Sans aller jusqu’à valider la stratégie de l’entreprise, même si c’est très important aussi pour moi, je pense que la mentalité et l’esprit qui règne dans l’entreprise est fondamental.
    Un excès de compétition entre salariés, une culture d entreprise obsédée par la mobilité et la course a la promotion font beaucoup de dégâts.
    D’autres valeurs sont aussi importantes.
    Je travaille aujourd’hui dans une entreprise où au siège personne n’a de « titre » sur le devant de sa porte de bureau. De la même manière seul le directeur de la communication à la titre de « directeur », question de visibilité pour l extérieur. Mais les autres sont « responsables », point. Du commercial, du marketing, du SAV etc.
    L ambiance est relativement jeune mais des « anciens » sont a des postes importants, en particulier aux RH.
    Tout ca pour dire que même si une entreprise doit se battre pour faire du Chiffre et de la croissance, en interne je ne pense plus que cette etat d esprit doit lui aussi régner en maitre. La liberté d’action, surtout un management de proximité qui procure de la transparence et beaucoup d échange font beaucoup. J’insiste sur les points réguliers et l’échange : c’est pour moi LA CLÉ.

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