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Les cadres

publié le 09/12/2010 par dans Afficher dans Marché, Economie et emploi, Vie en entreprise

L’Apec vient de réaliser une importante étude intitulée « 1990-2010 : Les cadres 20 ans après ». Elle est intéressante pour nous,  ici à l’Apec,  parce qu’elle donne à voir ce qui a changé dans les faits et, me semble-t-il, pas forcément dans les représentations.

Premier exemple :  La part des cadres dans l’emploi salarié du secteur marchand a atteint 21 % en 2008 (3,5 millions) contre 15 % en 1990  (2 millions).

La situation de cadre aujourd’hui n’a donc plus vraiment la valeur que votre famille lui accordait, lorsque vos parents se sont forgés une opinion sur le monde du travail et se sont imaginés que vous feriez des études longues, alors que vous étiez enfant.

Concrètement, cela veut dire que dans une entreprise moyenne de 200 personnes, il y avait en 1990, 30 cadres. En 2008, ils sont 42, 12 de plus, forcément moins « privilégiés », moins « happy few ».

En lisant « privilégiés », comprenez à la fois proches des dirigeants, mieux informés, traités de façon distinctive, en bref « du côté du manche » comme on disait autrefois. Le fameux ascenseur social ne peut fonctionner pour une proportion aussi forte d’une tranche d’âge.

Il serait d’ailleurs intéressant de savoir quelle a été, pendant ce laps de temps, la progression de la proportion d’une classe d’âge diplômée à au moins bac +4 (je sais, master 1 ce n’est plus la fin d’un cycle, mais bon…).

D’ailleurs, même si la progression du nombre de cadres (+62% en 18 ans) n’explique pas à lui seul ce phénomène, l’étude montre bien que la perception, par les intéressés, de leur position a beaucoup évolué et que la distance s’est accrue, une distance raisonnée avec l’entreprise, ou plutôt avec ses dirigeants, avec lesquels l’assimilation ou l’alignement n’est plus de mise.

D’ailleurs, si la satisfaction professionnelle reste grande en général, les cadres d’aujourd’hui sont moins confiants que ceux interrogés en 1990, par rapport à la situation socio-économique dans laquelle ils évoluent.

Ce qui n’a pas changé, et cela justifie, selon moi, la relative stabilité des représentations de la société en général, sur le « statut » cadre (en fait, ce n’est pas vraiment un statut), c’est le regard que les cadres portent :

  • sur leur rôle dans l’entreprise :  un rôle moteur. Ce sont eux, pensent-ils, qui font tourner la boutique : responsabilité des projets et productions,  encadrement et mobilisation des équipes,  réflexion et analyse. C’est même cette capacité à trouver des solutions qui est jugée comme la première qualité d’un cadre aujourd’hui alors qu’il y a 10 ans, c’était la capacité de management.
  • Sur la réussite d’une carrière. L’épanouissement dans le travail et l’équilibre vie privée-vie professionnelle étaient, il y a vingt ans, les premiers critères et le restent aujourd’hui.

Lisez cette enquête. Elle explique, je crois, les petits quiproquos entre des représentations héritées du passé et les réalités contemporaines. Au passage, quelques idées reçues sont contredites, comme le fait, couramment avancé, qu’il y aurait aujourd’hui plus de cadres sans responsabilité de management que de cadres « encadrants ». En fait, ces derniers sont encore majoritaires (57%).

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