décembre 2010
L M M J V S D
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Archives

Voir plus d'archives

Mots-clés

Voir plus de mots clés

Désenclavement des ENS

publié le 06/12/2010 par dans Emploi

Le titre est étrange, pourtant ce sont les mots de la directrice adjointe de l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm, Estelle Dudot, citée dans un article des Echos. On y apprend que désormais (au prochain concours),  les prépas littéraires Hypokhâgne et Khâgne sont officiellement considérées comme prépas aussi pour les IEP (de province), l’Ecole des Chartes et « certaines écoles de commerce ».

La reconnaissance de cette formation au travail intense, à l’approfondissement, au raisonnement académique me paraît logique :  ce sont des formations d’excellence.

On pense trop, chez nous, que les connaissances non technologiques sont inutiles, que la formation doit être professionnalisée.

Il y a pourtant assez d’exemples de personnes qui ont accédé à des responsabilités de très haut niveau sans avoir la formation technique adéquate, juste une « structure mentale » (un équipement cognitif), un  appétit à apprendre, la curiosité et autres qualités qui ne valent pas tripette sur un CV parce qu’elles sont très difficiles à démontrer. Et que tout le monde prétend les posséder.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a que ça qui vale, la formation pratique est aussi très utile, mais il y a d’autres formes de préparation à la vie professionnelle.

Tout le problème est dans l’ouverture d’esprit. Les entreprises ont-elles  l’ouverture d’esprit nécessaire pour s’intéresser à cette forme d’excellence ?

Heu…

Les étudiants de ces filière ont-ils assez d’ouverture d’esprit pour s’intéresser vraiment, sincèrement, à ce monde des entreprises autrement qu’avec l’œil un peu méprisant de l’intellectuel qui juge ?

Hum hum…

Nous avons au moins ce progrès là à réaliser, cette initiative me semble aller dans le bon sens.

Commentaire(s)

  1. Bonjour Jean-Marie,
    C’est un sujet qui me touche particulièrement, étant passé par une de ces prépas. Cette reconnaissance officielle intervient après quelques années de pratiques: un concours littéraire existait déjà pour l’entrée aux écoles de commerce. Cependant, très peu de publicité était faite autour de ce concours, en particulier dans les prépas les plus prestigieuses, centrées sur le concours ENS (une poignée de place offertes chaque année, les autres candidats étant lachés dans la nature après un, deux ou trois ans de prépa).
    On retrouvait certainement là la condescendance de l’intellectuel qui juge. Cela se doublait souvent d’une lecture marxiste des choses.

    Pour mettre les choses en perspective, on peut rappeler que les matières dominantes en France ont longtemps été le droit et les matières littéraires.

Ajouter un commentaire

* champs obligatoires