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Le conseil en recherche d'emploi (suite)

publié le 30/08/2010 par dans Afficher dans Méthode, Préparer sa candidature, Quel job pour moi?

Je vous ai promis une troisième réponse aux réticences des jeunes diplômés à recourir au conseil professionnel.  La voici. Vous pouvez d’ailleurs lire aussi ce billet sur les limites du conseil proposé aux cadres expérimentés dans le blog qui leur est consacré.

La limite du conseil, c’est que le problème, comme la solution, appartiennent au client. Cela veut dire 3 choses :

1/ Le conseiller ne peut ni prendre en charge le problème (la déception, l’angoisse…) de son client, ni supporter les résultats de l’action (ou en bénéficier). Ce n’est pas lui qui cherche, pas lui qui trouvera.

2/ Le résultat d’une séance de conseil est pour ainsi dire déjà contenu dans le problème posé, sauf pour un point : la mise en œuvre, par le client (ce n’est pas le consultant qui le fera) du plan d’action qui en sortira.

3/ Une grande partie de l’intérêt de cette interaction avec le conseiller, c’est de reconsidérer le problème. Par conséquent ce travail n’est utile que si on accepte par avance de changer sa manière de voir les choses, sa position sur la question. C’est parfois déchirant.

    Cela revient à la différence entre être impliqué (vous) et concerné (votre conseiller), comme dans une omelette au jambon : La poule est concernée, le porc est impliqué.

    Il me semble que c’est une raison majeure de ne pas recourir au conseil professionnel (ils vont essayer de me faire faire ce que je n’ai pas envie de faire), de le rejeter, même (encore un genre de prof, encore je suis à l’école, je dois écouter); et en même temps, une raison majeure d’y faire appel.

    L’intérêt de recourir au conseil c’est justement que le consultant

    • M’aide  à explorer, comprendre et intégrer ma problématique et mes enjeux, mon environnement, l’état d’avancement de ma réflexion, mon niveau en techniques de recherche d’emploi. Le consultant n’est pas celui qui sait, mais celui qui comprend. (et donc questionne, reformule, synthétise pour éclairer)
    • Me propose, argumente et partage avec moi son éclairage sur cette problématique. Un problème bien posé est considéré comme à demi résolu.
    • Définisse avec moi un résultat qui me convienne, ce qui revient le plus souvent à reformuler, en la détournant, la demande initiale.
    • m’aide à concevoir la démarche pour parvenir au résultat convenu,
    • M’accompagne dans la mise en œuvre.

    Répondre à la demande (ou attente) de son client sans la remettre en cause, ce n’est pas tenir conseil au sens professionnel du mot.

    Voilà.  Je crois que c’est cela qui est redouté et cela pourtant qui justifie le recours au conseil.

    Commentaire(s)

    1. J’adhère complètement avec votre analyse. Je fais moi même de l’aide bénévole à nombreuses de mes amies dans la recherche d’emploi et la problématique est identique. Cependant, j’y rajouterai un bémol en ce qui concerne les femmes destinées à des postes subalternes …. c’est la mise au rebuts dès que les premiers traits de jeunesse s’estompent, dès que la famille s’est un peu trop agrandit … comme si les maternités, et l’approche de la quarantaine constituaient une forme d’ablation des compétences …. C’est la raison pour laquelle, je m’investit désormais à plein temps à aider les femmes à mieux négocier leur recherche d’emploi afin de balayer les aprioris et déjouer tous les pièges du recrutement ….