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Jeunes diplômés entrepreneurs

publié le 26/05/2010 par dans A la recherche d'un job, Afficher dans Marché, Afficher dans Méthode, Cursus/études, Etudes et argent, Vie étudiante

Capital nous annonce "le 1er diplôme aux étudiants entrepreneurs en herbe, qui pourront ainsi valoriser leur expérience sur le marché du travail." Et la CNJE, la fédération des juniors entreprises, délivre, en partenariat avec des grandes entreprises françaises, un prix d'excellence et 6 labels pour récompenser les plus performantes de ses adhérentes. Ces juniors entreprises sont, si vous ne le saviez pas, des associations d'étudiants proposant à des entreprises, collectivités, etc. des services dans leur champ de compétence. Ainsi des étudiants en marketing vont réaliser des études de marché, par exemple.

Créer et animer une junior entreprise au sein d'une école ou université est un travail important, mais c'est un moyen formidable de compléter l'enseignement théorique par une mise en pratique, en situation réelle, avec de vrais clients qui payent (même si ce n'est pas très cher) et donc se montrent exigeants, comme dans la "vraie vie" économique.

Bien sûr ce sont d'abord, pour ne pas dire essentiellement les écoles de commerces et d'ingénieurs qui en sont dotées. Mais les université s'y sont mises, et il n'y a en tout cas aucune contre-indication. Sauf le rejet de ce type d'activité. Sur le site de la CNJE, on voit le portrait d'un petit gars de 5/6 ans en costume-cravate sous le titre "le profil du junior entrepreneur" et je pense que ce genre de représentation, et les sous-entendus qu'elle véhicule, ne séduira pas beaucoup les étudiants universitaires, et pas seulement en "sciences humaines".

Mais un entrepreneur, c'est juste un type qui gagne sa vie en faisant son métier de façon indépendante, avec l'aide, éventuellement, de quelques salariés. Il ne s'agit pas de faire fortune sur le dos des autres, mais de se faire rémunérer, normalement, pour des prestations. Personne n'échappe à ce besoin, fondamental, de subvenir à ses propres besoins par le travail. Ni le boulanger, ni le conducteur de tram, ni le prof, ni le sociologue qui propose des études et des enquêtes…

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