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Réponse à « Bac + 5 et galère »

publié le 16/02/2010 par dans A la recherche d'un job, Afficher dans Marché, Galère, Préparer sa candidature

L’auteure L’auteur du blog Bac + 5 et galère, avec qui on a déjà échangé, a écrit un billet au vitriol sur les chiffres donnés par l’Apec sur l’insertion des jeunes, et sur notre constat que malgré la crise, avoir bac + 5 reste un atout pour la vie professionnelle. Dans ce billet on trouve de tout. Des réfutations raisonnées, mais aussi des affirmations sans preuves, des jugements personnels et des anecdotes transformées en faits généraux.

Peut-être ceux d’entre vous qui se sentent les plus  maltraités y trouveront d’amères satisfactions. Moi, je suis gêné, bien sûr. J’ai envie de faire pan sur le bec à cette jeune femme  ce jeune hommme mais en même temps je ne peux réfuter ni sa propre détresse, ni ses observations. Ce qu’elle  il observe,elle  il l’observe.

Edit du 19/02 : Bac + 5 et galère » n’est pas une femme mais un homme, comme Axel me l’a indiqué en commentaire ! toutes mes excuses. Je ne sais plus d’où je tirais que c’était une femme.

Permettez-moi donc de simplement essayer de relier nos chiffres et ses remarques.

L’Apec est la première à tirer la sonnette d’alarme au sujet de l’insertion des jeunes diplômés bacs + 4 et plus (mais la grande majorité de nos « clients » jeunes diplômés ont un bac + 5). Cependant nos enquêtes (les allégations sur les chiffres bidonnés ne méritent pas qu’on s’y attarde) montrent qu’une majorité (68 %)  des bac+5 de 2008 avait trouvé un job au moment de l’enquête, c’est à dire en mai 2009.

C’est inquiétant. Parce qu’en 2008 (promo 2007) ils étaient 77 % et qu’on peut anticiper que ce sera moins bien pour la promo 2009 qu’on va interroger ce printemps. Mais ça reste une majorité.

Ca ne colle pas avec le ressenti de « Bac+ 5 et galère », peut-être parce que les universitaires sont beaucoup moins bien servis que les diplômés d’écoles. 61 % contre 72 % (ingénieurs) et 73 % (écoles de commerce). Et les disciplines les moins bien loties sont à 52 %.

Je ne connais pas les chiffres des Bac + 2. Notons quand même qu’on ne parle pas de la même chose : ces formations ont une vocation purement professionnelle, le nombre de domaines en est limité et l’accès très sélectif. C’est un peu peu bizarre, d’ailleurs, il faut avoir un meilleur dossier pour entrer à l’IUT GEA que pour entamer des études longues de gestion. Et il n’y a pas de DUT ou de BTS en histoire de l’art, en biologie (mais en génie biologique, l’application de la biologie, oui).

Contrairement à ce qui est affirmé dans ce billet, les formations longues n’organisent pas toutes des stages, et les stages réalisés au cours du cursus IUT ne sont plus très probant trois ans plus tard, au niveau du Master 2.

Faire des études supérieures prépare bien à une vie professionnelle plus riche, plus diverse. Il faut juste pour cela que la conjoncture soit moins détestable c’est vrai, mais aussi que l’ouverture d’esprit et la capacité à saisir les opportunités soient suffisantes. Je suis le premier à reconnaître que la bonne volonté n’est pas forcement payée de retour. Mais ne nous enfermons pas dans le refus du monde du travail, ça n’a pas d’effet positif. Que les chiffres ne soient qu’un indicateur, que votre vie, à vous, celle de vos proches ne corresponde pas à ces constats c’est évident puisque vous n’avez pas, quant à vous, trouvé d’emploi. Un tiers de la promo 2008 n’en avait pas au printemps dernier. Ce n’est pas rien, c’est vrai. Dans cette conjoncture, il faut se montrer fin chasseur.

Au fil des notes de ce blog, vous trouverez des idées, des outils de communication, des réflexions pour vous permettre de vous en sortir dans ces circonstances difficiles.

Commentaire(s)

  1. Bonjour,

    Je trouve que l’attitude de l’apec est parfois méprisante envers les jeunes diplômés. Comme dans cet article « Les jeunes diplômés dans la tourmente # 50 – Comment se débrouille Johanne  » :

     » Johanne a renoncé à chercher un contrat de type CDD ou CDI. Par les temps qui courent, elle a jugé préférable de se recentrer sur la recherche de stages rémunérés. Son rêve? Un poste en achat, « quel que soit le domaine […]. Elle a bon espoir de trouver un stage dans une des grandes multinationales à laquelle elle a postulé. »

    L’auteur de l’article ne fait aucun commentaire, pourtant comment peut-on trouver NORMAL de chercher un stage quand on est diplômé ! C’est aberrant ! Le deal d’un stage c’est : un moins bon statut, parce qu’on est étudiant et qu’on est formé par l’entreprise.

    Qui ne dit mot consent…

  2. Le problème est que les enquêtes de l’APEC ne concernent que les personnes inscrites à l’APEC. Parmi ma promotion de 20 étudiants diplômée en septembre 2009, personne n’a de CDD/CDI et seul deux ou trois personnes sont inscrites à l’APEC. Avec les statistiques, il est toujours facile de dire ce que l’on veut.

  3. Bonjour,

    quelques remarques concernant les taux d’insertion, les stages…

    Faire un stage quand on est jeune diplômé me semble illégal. En effet, un stage est un accord tripartite, entre le futur stagiaire, une entreprise d’accueil et un établissement d’enseignement. Or un diplômé n’est par définition plus un étudiant, il devrait pour effectuer un stage s’inscrire à la fac, par ex. Ce qui reviendrait à… payer pour travailler!! C’est aussi humiliant car nous avons déjà fait des stages et nous souhaitons décrocher maintenant un emploi.

    Ensuite, tout ne me semble pas lié à cette fameuse « crise » et surtout sa conséquence: une dépression économique pire que dans les années 30; les échanges mondiaux étant par ailleurs aujourd’hui beaucoup plus développés qu’à l’époque. Voir aussi le livre de Sophie Talneau, qui a galéré pendant plusieurs années; elle n’était pas la seule dans sa promo et c’était avant 2008!!

    Concernant les études et statistiques, comment les interpréter lorsque le taux de retour est de 10 à 15% seulement… Et si on considère que le veilleur de nuit, le CDD d’un mois ou la caissière de la supérette du coin à temps partiel, le CDI licencié en période d’essai (nombreux cas) sont considérés comme « emplois » par les statistiques en question, ce qui est souvent le cas, alors les résultats sont faussés! Ce, quel que soit l’organisme réalisant le sondage.

    Nous sommes 8 de ma promo à avoir établi librement une « contre enquête » sur le taux d’insertion de notre promo 2008 d’une ESC. Il apparaît que sur 287 diplômés de 2008, seuls une dizaine ont aujourd’hui un emploi en CDI, en France (ils étaient 5 il y a 4 mois). Cela contredit complètement les taux affichés par n’importe quelle association d’anciens ou direction d’établissement …

    Dans ces conditions, comment interpréter ces enquêtes officielles, qui n’indiquent pas le taux de réponse et le type de contrat?

  4. Autre remarque, mais sur un autre thème plus ou moins lié, celle de la mobilité géographique, qui me préoccupe beaucoup personnellement. Il s’avère que lorsqu’on postule à Levallois Perret, il faut indiquer que l’on habite à Levallois Perret sur le CV, pareil pour Valence ou Châtelleraut, etc. Certains employeurs m’ont confirmé par téléphone que les CV qui ne respectent pas ce simple critère ne sont même pas lus!! Exit les compétences, l’expérience. C’est tout de même à en perdre son latin, que des entreprises se privent ainsi de compétences, simplement parce que le candidat habite le département d’à côté, à 20 km! Je vous assure que cette pratique est répandue. Une assistante de DRH m’a même convoqué simplement car j’avais indiqué « Courbevoie » sur le CV envoyé, sans même aller plus loin dans la lecture du CV! Je ne comprends pas, pourtant c’est du vécu personnel… Je précise que je ne réside pas à Courbevoie, du reste!

    Mon avis sur la question serait:
    la « préférence locale », géographique, peut se « justifier » par la nécessité, pour l’entreprise, d’être opérationnel et disponible immédiatement (et encore), mais de là à créer une « exclusivité locale » et ainsi se priver de compétences intéressantes à seulement quelques km, voire plus loin et si la personne dit être mobile, je ne parviens pas à comprendre… pareil pour les critères irréalistes (pas toujours annoncés par écrit) comme l’âge: entre 30 et 33 ans, etc.

    D’accord, les candidats se doivent d’être un minimum « souples » et s’adapter, savoir accepter des compromis, mais un certain nombre d’entreprises gagneraient à faire preuve de souplesse également, de ce côté-là…

  5. A propos des enquêtes insertion de l’Apec, en réponse à Christophe et Benoit :
    Les données techniques de l’enquête et en particulier la composition de l’échantillon interrogé figurent dans les premières pages de la brochure Apec L’insertion professionnelle des jeunes diplômés de la promotion 2008
    Non, Christophe, les jeunes diplômés interrogés ne sont pas choisis parmi ceux qui ont un compte à l’Apec. On cherche un échantillon représentatif, qualitativement et quantitativement, de la population des diplômés de l’année. le terrain quantitatif (entretiens téléphoniques) a été réalisé par GN Opérations du 2 avril au 4 mai 2009 et le terrain qualitatif par OpinionWay en juin et juillet 2009. La sous-traitance du terrain à des spécialistes donne un gage de rigueur.

    Pour Benoit : attention à la méthode que vous avez utilisée pour faire votre « contre-enquête ». Si les chiffres de la direction ou des anciens de votre école peuvent être entachés d’un optimisme à caractère promotionnel, les vôtres peuvent se référer à un échantillon non représentatif de la promotion buter sur une difficulté à qualifier les situations, ou à interpréter les non-réponses. Votre enquête, quel que soit votre souci d’honnêteté, n’est pas plus neutre, aux yeux des questionnés, que celle de l’école. Et puis, somme toute, pas besoin de contester les chiffres que donne l’Apec pour trouver la situation détestable, l’enquête insertion le dit très clairement, même si elle relève que les diplômés s’en sortent mieux que les autres.

  6. Benoit, la mobilité est un sujet douloureux. Vous résumez bien : on incite les candidats à la mobilité et ce sont alors les recruteurs qui font la fine bouche, craignant que le candidat venu d’ailleurs éprouve des difficultés pour venir travailler ici…
    c’est l’expérience qui leur enseigne cette méfiance. mais de cette expérience, ils ne retiennent que la mauvaise part. Combien de candidats « d’ici » n’ont finalement pas fait l’affaire ? Combien de candidat d’ici ne le sont que depuis quelques semaines ? combien de candidats « d’ailleurs » réussissent quand même ?
    La peur est mauvaise conseillère, elle semble être néanmoins le ressort principal des recruteurs.
    Mais, une fois de plus, je ne le dirai jamais assez, c’est l’absence d’argumentation du candidat qui laisse la place à cette peur.
    Regardez le loup, comme avec des arguments pourtant pas très malins, il a embobiné cette pauvre Chaperon Rouge, qui pourtant avait très peur de lui.

  7. Au fait Christophe, vos copains, là, qui n’ont pas de boulot et n’ont pas pris la peine de venir nous voir, de travailler sur le novapec JD, de consulter les offres, de poser leur CV, ils sont un peu légers, non ?

  8. Cécile voyons, comment serions nous méprisant à l’égard des jeunes diplômés ? on s’agite, on travaille, on va chercher des témoins, des conseils en vidéos, il y a même un gus qui rédige deux à trois billets par semaine sur un blog destiné justement aux JD et aux étudiants… Non, pas nous. :-))<br /><br />
    On dit juste : il y a là une fille qui a trouvé que par les temps qui courent un stage était une solution pour renforcer, améliorer ses compétences, pour se rapprocher d’entreprises qu’elle ne parvient pas à intéresser.
    Vous avez raison, et Benoit avec vous d’ailleurs, pour trouver que c’est fort de café d’être obligé de se rabattre sur un stage après avoir fait des études qu’on vous avait présentées comme permettant justement un accès facile à l’emploi. Le marché s’est entre-temps effondré, ce qui remet en cause cet avenir promis.
    Dans ces conditions, c’est la logique de cette série, les tactiques des uns et des autres « dans la tourmente », relèvent de la ruse, de l’appréciation personnelle de la situation… C’est dur, je sais. Mais c’est le contraire du mépris, me semble-t-il, que de vous livrer ces témoignages. C’est vous traiter en adultes. On ne peut pas en même temps nous reprocher de vous endormir avec des chiffres truqués et de profiter de la catastrophe pour vous inciter à accepter n’importe quoi.
    Vous savez, il y a des domaines professionnels où la question ne se pose même pas. Vous commencez par être stagiaire, point barre (professions juridiques, expertise comptable, médecine de spécialité) Parfois, c’est bien organisé et le stagiaire bien rémunéré, parfois c’est assez chiche. Et dans certains métiers, vous aurez, après le stage, des CDD multiples (communication). Il y a des métiers que vous ne pouvez exercer valablement qu’en faisant, parallèlement, des satges, des formations qui en plus sont hyper chères (musique, danse, certains sports, certains artisanats d’art).

  9. Bonjour,
    c’est possible de faire un stage alors que l’on est jeune diplômé? Je pensais que c’était illégal. Il n’y a plus d’école donc comment peut-on avoir une convention? Je n’arrive pas à trouver un emploi alors si je pouvais faire un stage ça me ferait une expérience en plus.

  10. Bonjour,

    En France, le bon diplôme semble un pré-requis pour obtenir le bon boulot – du moins c’est ce que les recruteurs font ressentir à chaque entretien. Et
    ce modèle de sélection semble s’écrouler dès que la crise économique pointe le bout de son nez.

    Que reste t-il alors aux jeunes diplômés ? … Quelques pistes :
    – reconversion ? Je vais faire plombier entre temps, ils recrutent.
    – stage, freelance, petits boulots semi-légaux ?
    – s’exporter là où les possibilités existent ?

    Je ne suis pas concerné directement car je travaille dans un domaine où je n’ai pas le diplôme qui correspond. Et c’est bien pour cela que fatigué d’être payé au smic à ramener des 10K à mon entreprise, j’ai choisi l’étranger.

    Je ne dis pas que la vie est rose ailleurs mais au moins vous aurez la chance…
    * de vivre quelque chose d’enrichissant,
    * d’acquérir des qualités/compétences (sens de la priorité, adaptabilité et flexibilité, patience, etc.)
    * de ne pas rester dans une situation d’échec démoralisante qui va perdurer durant l’année 2010 selon toute vraisemblance.

    Pour ceux qui veulent échanger, discuter, se changer les idées en bavardant : connectez-vous à Twitter et cherchez @gaeloizel

    Bon courage à tous.

  11. Pour ma part, j’ai tout essayé. J’ai été inscrit à l’APEC, puis radié (l’explication de la personne qui m’a gentiment radié : après 3 ans sans avoir été cadre, et n’étant alors plus jeune diplômé, vous êtes radié (sic… ça fait du bien, on se sent aider…). Bravo les statistiques !

    J’ai donc participé à plusieurs ateliers APEC, à des ateliers d’associations d’aide au retour à l’emploi locale pour cadres… j’ai même déménagé sur Paris pour avoir plus d’opportunités…

    A 14 ans, j’entrais en CAP/BEP de mécanique générale, suivi par un BAC Pro dans le bâtiment… Des tests de QI me qualifiant de surdoué, je décide, 10 ans plus tard, de reprendre mes études pour devenir psychologue, tout ça avec des statistiques me donnant perdant au premier tour (8% de réussite en DEUG et aucune donnée disponible en maitrise). Bref, major de promo en Master 1, je suis entré en Master 2 psychologie du travail en étant classé premier de liste… validé avec mention bien, je me retrouve aujourd’hui avec 3 ans sans n’avoir jamais pu travaillé dans mon domaine ! 3 ans, ça a le don de faire disparaitre la moindre miette de tous vos espoirs !

    On parle de souplesse et d’adaptabilité… mais les recruteurs ne connaissent pas ces 2 mots. Mes compétences sont axées sur les études statististiques et je postule donc à des offres de chargés d’études RH ou de psychométriciens (1 à 2 offres par mois)… mais même lorsque j’élargis ma recherche à des offres pour lesquelles je pourrai m’adapter (comme le recrutement), on ne me convoque même pas ! Où est la souplesse et l’adaptabilité puisque si mon profil ne rentre pas exactement dans la case « profil de poste », mon CV passe inévitablement à la poubelle !

    Et je passe le profond manque de tact de nombre de recruteurs qui vont fouiller pour essayer de comprendre pourquoi vous n’avez toujours pas trouvé de travail… Je vous le demande moi aussi, mais j’ose savoir ! A vous dire que cela vient de vous, que vous ne savez pas vous vendre, que si, que ça, je dois avouer que l’effet est… très consolidant… Ça rebooste votre confiance en soi en moins de deux ! A part ne plus avoir du tout confiance dans les recruteurs (je n’ai JAMAIS été recruté de manière scientifique en 3 ans !), à part devenir méfiant et me demander quels pièges ils vont encore me tendre pour m’évincer à défaut d’être capables de savoir ce que je vaux vraiment, j’avoue que je ne teouve aucune issue favorable.

    Je crois que c’est clair : avec un trou de 3 ans dans votre CV (comblé par quelques jobs alimentaires), vous êtes MORT ! Au diable vos capacités, au diable votre parcours et votre pugnacité, au diable vos 10 ans de travail personnel… vous ne valez pas le prix du papier sur lequel est imprimé votre triste CV.

    Autant être honnête, après avoir fait un sacrifice de 7 ans à avoir repris mes études… après 3 ans de galère, OUI, je suis désespéré. Je regrette amèrement d’avoir repris mes études, je ne comprends absolument pas l’absurdité des systèmes de recrutement actuel (l’intuition et les boules de cristal pour détecter les talents… Au diable les méthodes scientifiques…)…

    Entre suicide et reconversion (reconversion de quoi, je n’ai jamais travaillé dans mon domaine !), mon cœur balance !

  12. bonjour,
    je suis titulaire d un bac+5 en gestion finance depuis 2007
    et j ai toujours pas eu d’emploi
    je suis à bout de désespoir car parfois on me dit que je suis trop diplomée pour certains postes , ou que je n ai pas d experiences
    j ai suivi tous les ateliers et conseils mais rien
    je me demande si le niveau master favorise t il vraiment l’insertion professionnelle?

  13. Jean-Marie Blanc >Merci de m’avoir répondu. Oui, c’est la réalité, il y a des diplômés qui cherchent des stages, j’en connais même qui sont contents d’en avoir « décrochés ». Pour autant, en lisant l’article « Les jeunes diplômés dans la tourmente # 50 – Comment se débrouille Johanne », j’ai fait des bonds. Nous sommes jeunes diplômés, précaires, fragiles. Le rôle de l’apec n’est-il pas aussi de nous protéger ? De dénoncer ces dérives inacceptables ? Si des diplômés acceptent des stages, alors quel est l’intérêt pour une entreprise d’embaucher sur un vrai contrat de travail ? Elle peut avoir la même main d’oeuvre pour moins cher…. Non, décidément, cette pratique est écœurante, elle n’a pas à être mentionnée comme stratégie viable dans un dossier censé aider les jeunes diplômés !

  14. Par ailleurs, étant jeune diplomée, quand je choisis cette rubrique sur le site de l’apec, je tombe sur des offres d’emploi …et des offres de STAGE (!!). Ca demeure incompréhensible pour moi, et je me sens rabaissée en voyant ça. (oui, c’est vrai, je suis facile à indigner ^^).

  15. Pour ma part après un an et demi de galère à chercher un poste correct payé à un prix correct (après un diplôme d’ingénieur et un master en école de commerce), j’ai eu le droit à un peu tout. Je passe les allusions à peine voilée sur le thème : vous êtes une fille, quand allez-vous tomber enceinte ? Le : ah vous êtes née dans le 93 ? (oui, oui, j’y suis restée une journée …), les : vous êtes sur la ligne D du RER (mais vous savez, j’ai fait mes études à Nancy et à la Rochelle alors je peux déménager à l’autre bout de Paris), les : vous avez trop de caractère ou encore ma préférée : bonjour, vous êtes la cousine de M. X ? Nous avons un CDD à vous proposer. – Non je ne connais pas ce M. X. Ah … en fait chez nous les chargés de mission commencent par un stage. Désolée mais j’ai déjà fait assez de stage. Oui mais là ce n’est pas pareil, il peut déboucher sur un CDD.

    Royal !!

    Enfin bref, après 1 an, j’ai décidé de passer les concours de la fonction publique. J’ai été embauchée en CDI trois mois après les avoir réussi. Alors certes, il faut se faire à l’ambiance de l’administration et aux procédures plutôt tordues, mais dans l’ensemble le boulot est plus intéressant que ce à quoi je pouvais postuler dans le privé (et c’est mieux payé …)

  16. Bonjour Jean-Marie,

    Pour ma part, j’ai noté que l’auteur du blog « bac + 5 et galéré » était un homme
    http://bac-plus-cinq-et-galere.over-blog.com/article-24508328.html

    Quels que soient ses articles, je le trouve profondément déprimé et agressif, non seulement envers l’APEC mais aussi envers le monde de l’entreprise en général. (« Si des bac+5 sont RMIstes ou font des petits boulots et que ce n’est pas exceptionnel, c’est parce que nous poussons le totalitarisme financier un peu loin. »)

    A partir de la, je me demande bien ce qu’il peut dire lors de ses entretiens, sans que ces sentiments négatifs ne ressortent, d’une manière ou d’une autre (communication verbale ou non verbale)…

    Au delà de ca, pour les stages, c’est vrai que les stages pour les diplômés sont interdits en France (cf convention tripartite mentionné plus haut). Comme Cecile, je trouve cela un peu dommage que l’on présente cela comme une solution pour les jeunes diplômés – autant a la limite un CDD je comprends même si je trouve que c’est une solution précaire, autant le stage après les études est une vrai fausse bonne idée. En revanche, dernier stage du cursus, considéré de pré-embauche est très important: Je ne sais pas pour les écoles d’ingé mais pour les ESC, la plupart des étudiants se voient offrir une offre d’emploi a l’issue de ce stage – il est donc véritablement déterminant pour la suite!

    Ma suggestion pour les JD qui veulent faire un stage malgré le fait qu’ils aient terminé leurs études pour « rajouter une experience a leur CV », non, ce n’est pas le stage mais l’engagement associatif qu’il faut privilégier.
    La aussi il y a beaucoup de boulot et la aussi…vous avez peu de chances d’être payé.

    Mais l’organisation de la fête de fin d’année de votre club de foot, la collecte de fonds pour aider a nourrir des sans abris, l’animation d’après-midi ludiques dans une maison de retraite, tout cela montrera un sens de l’initiative et des capacités d’adaptations que les employeurs regarderont sur votre CV! Et ai-je besoin de parler des sentiments d’aboutissement et d’épanouissement que vous pourriez ressentir en faisant quelque chose pour les autres (plutôt que pour une vile entreprise capitaliste telle que décrite sur le blog cité?)? Ou des rencontres et du réseau que vous pourriez développer?

    Maintenant, je comprends qu’il soit difficile de garder le moral après plusieurs mois de recherche…mais il faut néanmoins rester positif (et je sais que c’est plus facile a dire qu’a faire)…

    Bon courage a tous

  17. Et si de temps en temps, on arrêtait de taper sur les doigts des demandeurs d’emploi, de leur dire qu’il faudrait faire ca, et ci, mais pas comme ça, plutôt comme ci, etc Arrêtez de nous dire qu’on fait toujours tout de travers alors qu’on se démène sérieusement tous les jours pour trouver du travail !

    Et si on pouvait apprendre aux entreprises à bien recruter …. ?

  18. En tous cas je sais quels sujets aborder pour avoir des commentaires…

    Comme plusieurs d’entre vous je suis assez étonné qu’on puisse passer au travers des gouttes pour les stages, que la Loi réserve aux étudiants. Mais j’ai aussi entendu dire qu’il y a des officines qui proposent de fournir ce statut d’étudiants à l’aide d’une inscription « bidon ».
    @ Cécile : le site est destiné aux JD mais aussi aux étudiants. C’est pourquoi il y a des offres de stage.

    @ tous ceux qui trouvent que le marché est fermé, incompréhensible, injuste : je suis assez d’accord. Et il est très fortement déprimé. Je vais peut-être faire un billet là dessus pour donner mon éclairage (il n’y a pas de vérité unique je pense, ce sera donc mon éclairage)

    @ Lopez : c’est sûr que ce n’est pas élégant, ce qu’on vous a fait. Les statistiques n’y ont rien à voir, car être membre apec n’est signe de rien, ne rapporte rien. Mais on a appliqué la règle assez sottement. Si vous voulez échanger à ce propos plus précisement avec moi : jean-marie.blanc@apec.fr

    @ Bakoma et Lopez , mais aussi Delphine, Cécile et les autres:
    Comme je l’ai fait pour Marie, je suis prêt à décortiquer de façon plus concrète vos actions et vos échanges avec les entreprises pour vous indiquer des pistes à suivre ou au moins tenter de le faire. N’attendez pas des miracles, mais peut-être une ou deux bonnes idées.

    Enfin, @ Delphine (mais aussi Cécile) : l’Apec, tous les jours, est en contact avec des dizaines d’entreprises, et tente de faire bouger les mentalités. Mais en la matière, faire le gendarme est hors de nos limites et hors de propos. On est dans une situation de type commercial : il y a des clients, (eux) et des offreurs de services, vous, qui devez, bon gré, mal gré, vous adapter à leurs exigences. Enfin au moins argumenter. Mon but, celui de l’Apec en général n’est évidement pas de vous « taper sur les doigts », delphine, mais peut-être de vous proposer des améliorations dans la façon d’aborder le marché. C’est finalement assez technique, ou du moins, pas spontané, pas naturel. Nous y avons, croyons-nous, une petite compétence à vous transférer.
    Par exemple, quand je lis « j’ai tout fait, tout tenté » ou un truc du genre, je pense illico : oui, mais comment ?

  19. Tout d’abord, ne le prenez pas mal, mais devant cet océan d’inepties, j’en viendrais presque à m’incliner.

    « L’Apec est la première à tirer la sonnette d’alarme au sujet de l’insertion des jeunes diplômés bacs + 4 et plus (mais la grande majorité de nos “clients” jeunes diplômés ont un bac + 5). Cependant nos enquêtes (les allégations sur les chiffres bidonnés ne méritent pas qu’on s’y attarde) montrent qu’une majorité (68 %) des bac+5 de 2008 avait trouvé un job au moment de l’enquête, c’est à dire en mai 2009.
    C’est inquiétant. Parce qu’en 2008 (promo 2007) ils étaient 77 % et qu’on peut anticiper que ce sera moins bien pour la promo 2009 qu’on va interroger ce printemps. Mais ça reste une majorité. »

    Non, l’Apec n’est pas la première à tirer la sonnette d’alarme.
    Premièrement, parce que les difficultés des bac+5 à vocation professionnelle ne surgissent pas d’un coup, comme par magie, en tant de crise. Non, non, et re-non. Les difficultés des bac+5 à vocation professionnelle existent, crise ou pas crise. Seulement, il est évident que la crise aggrave les choses.

    Deuxièmement, l’Apec n’est pas la première à tirer la sonnette d’alarme parce que 4 mois après que tous les acteurs politiques aient publiquement admis que le pays était en crise (c’est-à-dire déjà environ 6 à 10 mois après tout le monde), Mr Jacky Chatelain paradait sur RTL (fin septembre 2008) en nous informant que tout allait pour le mieux.

    Troisièmement, parce que même vos propres chiffres ne vous alarment même pas : « une majorité (68 %) des bac+5 de 2008 avait trouvé un job au moment de l’enquête » ; mais quelles sortes de jobs ont-ils trouvé ? C’est une enquête réalisée exclusivement auprès des bac+5 sortant de polytechnique ? Avec des coordonnées soigneusement choisies par l’école ? Qui plus est par un sous traitant ? J’exagère à peine, mais l’échantillon doit être comme celui de l’enquête que j’ai examiné, c’est-à-dire peu représentatif de l’ensemble des bac+5.

    Alors non, l’Apec n’est vraiment pas la première à tirer la sonnette d’alarme. D’ailleurs, l’Apec devrait savoir que la sonnette d’alarme est tirée depuis bien longtemps, bien avant la crise de 2007-2008.

    « Ca ne colle pas avec le ressenti de “Bac+ 5 et galère”, peut-être parce que les universitaires sont beaucoup moins bien servis que les diplômés d’écoles. 61 % contre 72 % (ingénieurs) et 73 % (écoles de commerce). Et les disciplines les moins bien loties sont à 52 %. »

    Cette phrase prouve et synthétise bien à quel point l’Apec est complètement larguée. Vous êtes à des années lumières de la réalité. Selon l’Apec, il faut sortir d’une faculté d’histoire de l’art ou de sciences humaines pour avoir des difficultés à trouver un job : vous êtes complètement à côté de la plaque.
    Mon blog traite uniquement des filières à vocation professionnelle (c’est pourtant marqué dessus). Il exclu donc la majorité des filières à vocation « culturelles » de faculté, excepté peut être médecine et droit. Pour information, aucune des histoires sur lesquelles se base mon blog ne concerne ces filières.
    Que l’Apec ne soit pas capable de mesurer une situation, ou qu’elle la mesure mal, soit. Qu’elle en déduise que cette situation n’existe pas, ou qu’elle est négligeable, c’est une grave erreur en matière d’interprétation de statistiques.

    « Je ne connais pas les chiffres des Bac + 2. Notons quand même qu’on ne parle pas de la même chose : ces formations ont une vocation purement professionnelle, le nombre de domaines en est limité et l’accès très sélectif. C’est un peu peu bizarre, d’ailleurs, il faut avoir un meilleur dossier pour entrer à l’IUT GEA que pour entamer des études longues de gestion. Et il n’y a pas de DUT ou de BTS en histoire de l’art, en biologie (mais en génie biologique, l’application de la biologie, oui). »

    Je suis moi-même titulaire d’un DUT (assez sélectif, ce qui m’agace d’autant plus). Et je connais également bien le BTS. C’est beau les préjugés.

    Premièrement, si vous aviez été dans ces filières, vous seriez que l’accès limité et sélectif, c’est bien marketé, mais la réalité peut être très différente.
    Des BTS et des DUT, il y en a de tous niveaux, du meilleur au pire, vous n’imaginez même pas. Ces filières sont soumises aux mêmes contraintes que toutes les autres (impératif de remplissage, de diplômés, etc…). On y a vu les pires « branleurs » (excusez moi du terme, mais il n’y a pas d’autres mots) y réussir. Il existe même des BTS et DUT en apprentissage où l’on sait qu’à partir du moment où l’on a trouvé une entreprise d’accueil, la sélection et le diplôme ne sont que de simples formalités.

    Deuxièmement, vous semblez oublier dans votre thèse que bon nombre d’étudiants issus de DUT/BTS poursuivent ou ont poursuivis des études en écoles d’ingénieurs, de commerce, en licences professionnelles, en IUP, MSG, MST, ext., que ce sont les meilleurs d’entre eux (en outre déjà sélectionnés une première fois au travers de filières que vous qualifiez de très sélectives) qui sont autorisés à le faire, et que ces filières sont tout autant sélectives et professionnelles, d’ailleurs pourquoi ne le seraient elles pas, certaines fonctionnant sur le même mode que les BTS/DUT. Comment pouvez vous affirmer par exemple qu’un titulaire BTS/DUT soit sélectionné plus drastiquement que le même titulaire de ce BTS/DUT agrémenté d’autres filières sélectives ? C’est un non sens total.

    « Contrairement à ce qui est affirmé dans ce billet, les formations longues n’organisent pas toutes des stages, et les stages réalisés au cours du cursus IUT ne sont plus très probant trois ans plus tard, au niveau du Master 2. »

    Contrairement à ce que vous affirmez, et cela révèle qu’à l’Apec, vous maîtrisez très mal le sujet, toutes les formations bac+5 à vocation professionnelle (écoles ingénieurs, de commerce et master professionnels issus des domaines d’entreprises) organisent des stages/alternances OBLIGATOIRES pendant les 2 ou 3 dernières années MINIMUM. Leurs réussites successives sont conditions INDISPENSABLES de l’obtention du/des diplômes. Si ce n’est pas le cas, c’est que vous n’êtes pas/n’avez pas été au sein d’une filière à vocation professionnelle.

    Les stages ne sont malheureusement plus probants au bout de 3 ans, c’est vrai. D’ailleurs ils ne sont pas probants du tout, on l’apprend vite une fois sur le marché du travail. Le stage part d’un bon sentiment, mais c’est une arnaque : on ne vous apprend rien, vous vous débrouillez à apprendre par vous même, vous faites le même travail que vos collègues, plus celui que personne ne veut faire, vous êtes payés 2 à 6 fois moins (quand vous êtes payés…), tout cela pour que ce ne soit pas reconnu comme une expérience professionnelle. Donc dans la mesure du possible, il est à remplacer par un vrai contrat de travail. Ça, c’est la réalité, et les personnes qui ont déjà fait un stage le savent bien.

    « Faire des études supérieures prépare bien à une vie professionnelle plus riche, plus diverse. »

    Pour une partie des gens oui, pour l’autre non. Il n’y a pas de place pour tout le monde. C’est la loterie. Vous pouvez gagner le gros lot, comme tout perdre. Il n’existe aucune certitude en la matière. Il n’existe pas de droit. Mais vous avez sans doute constaté cette affirmation au cours de vos enquêtes… réalisées auprès des gens à qui, effectivement, cela est arrivé. Et les autres ? Ah oui, ils n’existent pas ou sont des cas isolés…

    « Il faut juste pour cela que la conjoncture soit moins détestable c’est vrai, »

    La conjoncture présente est une condition aggravante et non pas déclenchante.

    « mais aussi que l’ouverture d’esprit et la capacité à saisir les opportunités soient suffisantes. »

    Ah oui. Si les gens rament, c’est de leur faute. Ils sont fermés d’esprit et incapables de saisir des opportunités. C’est vrai, c’est intéressant et plaisant de ramer. Et puis, plus nous sommes diplômés, moins nous sommes ouverts d’esprit, moins nous sommes capables de saisir des opportunités, bref, pauvres bac+5.
    Ce genre de raisonnement me rappelle les raisonnements irresponsables des politiques de tout bords :
    1. négation de l’existence des problèmes, 2. report des responsabilités sur les mauvais acteurs, 3. arrivée d’un évènement (souvent dramatique) portant sur l’existence des problèmes précédemment niés et conséquence du report des responsabilités sur les mauvais acteurs, 4. mauvaise prise de conscience, 5. mauvais diagnostic, 6. mauvaise solution et hop, on repart pour un tour de manège.

    « Je suis le premier à reconnaître que la bonne volonté n’est pas forcement payée de retour. »

    Ce n’est pas évident comme ça, au premier abord…

    « Mais ne nous enfermons pas dans le refus du monde du travail, ça n’a pas d’effet positif. »

    Ce n’est pas plutôt le contraire ? Ce n’est pas plutôt le monde du travail qui se refuse à nous ? N’a-t-on pas fait/ne fait on pas des efforts pour justement pouvoir s’insérer dans ce monde du travail ? Quel groupe recale sans cesse l’autre ? Celui des entreprises ou des candidats ?
    Vous semblez ne pas savoir que le chômage/travail précaire/déclassement n’est pas choisit, il est très durement subit. C’est cool depuis quand d’être pauvre, plus ou moins au crochet des autres ?

    « Que les chiffres ne soient qu’un indicateur, que votre vie, à vous, celle de vos proches ne corresponde pas à ces constats c’est évident puisque vous n’avez pas, quant à vous, trouvé d’emploi. Un tiers de la promo 2008 n’en avait pas au printemps dernier. Ce n’est pas rien, c’est vrai. »

    Ça y est, ça recommence. L’Apec est dans le déni total de réalité. Vous êtes très, très, mais vraiment très loin de mesurer l’ampleur de la réalité. Le pire, c’est que, non contents de contribuer à mettre des gens dans la panade, vous allez continuer, et je pense aux jeunes qui vont croire à votre discours.

  20. Bon. Vous voyez où on en est.
    Je lui ai proposé de venir éplucher lui-même nos méthodes de travail, il a refusé pour ne pas se laisser museler. je l’avais invité à déjeuner, vous voyez la manœuvre…
    Je le répète, Les données techniques de l’enquête et en particulier la composition de l’échantillon interrogé figurent dans les premières pages de toutes les brochures Apec.
    Quand je dis « Saisir les opportunités et faire preuve d’ouverture d’esprit quant aux postes proposés » ce n’est évidement pas pour « culpabiliser » les gens. C’est pour dire : il y a des opportunités qui ne sont intéressantes que si on les regarde de plus près. Le commercial par exemple. Il y en a qui ne sont intéressantes que si on ne les regarde pas de plus près (file d’attente interminable, contenu clinquant mais pauvre) je ne donne pas d’exemple pour ne froisser personne. J’ai déjà un ennemi assez virulent.

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