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Votre CV reste sans réponse… que faire ?

publié le 25/01/2010 par dans A la recherche d'un job, Afficher dans Méthode, Préparer sa candidature

Vous avez répondu à une annonce. Faut-il relancer ? Je me pose des questions.

Si c’est pour avoir une réponse, je trouve, mais c’est une opinion personnelle, que ça ne sert à rien. Si vous devez être invité à un entretien, on vous contactera assez vite; dans le cas contraire, c’est un peu absurde de réclamer sa réponse négative. Au bout de 10 à 15 jours, considérez que toute réponse positive sera une bonne surprise… et classez le dossier. Je suis d’accord, ce n’est pas courtois de ne pas vous répondre, pas plus que de ne pas laisser son siège à la dame ou jeter sa canette de soda dans la rue…

Si c’est pour comprendre pourquoi on ne vous a pas retenu(e) ce n’est pas forcément très utile. La décision ne tient peut-être pas tant à vos manques qu’aux « plus » de certaines autres candidatures. Ou alors la question est : « Avez-vous un conseil à me donner pour améliorer ma communication écrite ? »

Mais si vous pensez pouvoir influer sur la décision, si vous avez un argument nouveau ou que vous aviez omis dans votre dossier, alors, là oui, ça vaut la peine, plutôt deux fois qu’une. Prenez alors bien en compte la problématique du recruteur. Il a en mains une cinquantaine de dossiers (en moyenne, parfois beaucoup plus, parfois moins), et ne se souvient donc pas nécessairement du vôtre.

=> Donc 1er mouvement, lui remettre votre profil en mémoire : « J’ai postulé à votre offre 87765 concernant un chef de projet en électronique embarquée. Je m’appelle Gustave Machin; pour vous rappeler mon CV, j’ai un master d’électronique option numérique après un IUT de mesures physiques à Rennes, et j’ai fait un stage chez Valéo, en conception de modules d’assistance au freinage. » (rappeler les points saillants de votre CV).

=> 2e point, vérifier que vous ne tombez pas trop tard ou trop tôt : « Avez-vous commencé à examiner les candidatures ? Si ce n’est pas le moment d’argumenter, proposez de rappeler.

=> 3e point, avancer votre argument : « Je vous appelle pour vous préciser un point qui n’est pas forcement évident à la lecture de mon CV. Comme cette opportunité m’intéresse particulièrement, je voulais que vous ayez ce point en tête. » Et là hop, vous argumentez : « Pendant le stage chez Valéo, non seulement j’ai été intégré à l’équipe de conception de ce nouveau module, mais on m’a aussi demandé de produire une étude documentaire sur les calculateurs de ce type sur le marché des fournisseurs, à destination du service achats. J’ai donc pu… »

Si c’est ça « relancer », là oui, je veux bien. J’en reprendrais même un peu, tiens…

Commentaire(s)

  1. Bonjour Jean-Marie
    le motif de la relance est clair, mais la ficelle n’est-elle pas un peu grosse ?
    La méthode à la Columbo !
    Si la précision à apporter est particulièrement importante, elle devrait être clairement visible sur le CV.
    C’est aussi le but de l’entretien de développer son argumentation, les avantages pour l’entreprise, preuves à l’appui.
    Qu’en pensez-vous ?

  2. Fabienne
    Il ne s’agit pas forcement de « révéler » une info nouvelle, (mais telle ou telle info qui n’est pas importante pour tous peut l’être pour un poste en particulier. La connaissance d’une région, l’utilisation d’une technique spécifique, la relation avec une personne ressource, une base culturelle familiale…
    Mais aussi, peut-être surtout, c’est de souligner la cohérence, la complémentarité entre des éléments qui sont présents dans le CV mais qu’il vous paraît important de faire ressortir. Ce n’est pas carrément nouveau, mais après tout vous pouvez supposer, si vous n’avez pas de réponse pour l’instant, qu’on n’a pas lu cela avec assez d’attention.

  3. 99,9% des recruteur ne se donnent meme pas la peine d’accuser réception de vos CV, y compris en réponse à leurs propres offres (meme celles de l’APEC)!
    Les autres vous envient un mail robotisé auquel on ne peut meme pas répondre et non nominatif.
    Les relancer et c’est la porte dans le nez assuré.
    Alors arreter de rever.
    Seul solution le piston (et je maintiens ce terme, ca la notion de réseau , reseau social ,c ‘est pipo et l’on vient surtout vous y taper pour un job car tous ces réseaux c’est surtout un ensemble de chomeurs qui brassent de l’air!)

  4. Hervé
    Peut-être avez-vous eu des déceptions, mais ne tirez pas de conclusions générales de choses qui vous sont arrivées une fois ou une autre.
    Le piston, je ne sais pas ce que ça veut dire. Je ne dis pas que ça n’existe pas mais ça concerne peut-être un pour mille des recrutements. les recruteurs sont bien trop méfiants, bien trop difficiles pour qu’une simple recommandation suffise à faire recruter quelqu’un. il y a eu en 2009 un peu plus de 143000 recrutements. A qui allez-vous faire croire que c’est 143 000 pistonnés ?
    allons, voyons.
    Il y a des tas de gens qui pratiquent la relance téléphonique avec succès.
    Simplement, il faut y montrer un peu de doigté, de délicatesse.
    Idem avec les réseaux sociaux. Ce n’est pas le réseau qui est en cause dans votre opinion sur le réseau, Hervé, c’est la façon dont vous l’abordez.
    On n’y demande pas du taff, on demande des contacts, des conseils, des avis sur ses démarches, son projet. on se renseigne sur les métiers, sur tel ou tel secteur…
    Bien entendu non, ça ne sert pas à demander directement un emploi.
    Je comprends bien que tout ça prend du temps, demande des trasors d’imagination, de diplomatie.
    Je comprends bien que certains préfèreraient montrer leur diplôme, à la rigueur leur cv, et basta, pas de discussions oiseuses, tu m’embauches, ou pas ? Mais le monde ne fonctionne pas comme ça.

    C’est vrai que c’est exaspérant de ne pas avoir de réponses, vrai que c’est discourtois, méprisant.
    Pareil dans le métro le type qui ne se lève pas quand monte une vieille dame. Pareil le vendeur de fringues qui vous regarde avec toute la condescendance dont il est capable et vous explique qu’il n’aura sans doute pas votre taille dans le magasin.
    Le monde est brutal et humiliant. Votre colère, compréhensible. Mais on ne peut pas être dehors et dedans en même temps. Vous avez le choix entre ça, les concours administratifs et la création d’entreprise. Attention, quand même, les clients, les usagers, les chefs, etc.. faut se les faire aussi…

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