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Bourses : des chiffres éclairants

publié le 19/01/2010 par dans Afficher dans Marché, Etudes et argent

Fabrice réagit à mon billet sur les grandes écoles en se demandant s’il y a tant de boursiers que ça dans le secondaire. La réponse est qu’il y a 24 % d’élèves boursiers dans le 2e cycle du secondaire, avec de grandes disparités entre le public (27 %) et le privé (13 %) et une concentration forte dans les DOM (plus de 50%). C’est un système assez compliqué qui est expliqué dans une fiche du Ministère.

Le Point, lui, nous apprend qu’en université, la proportion ne diminue pas (on aurait pu le supposer, les élèves issus de familles modestes interrompant leurs études plus tôt). 40 % des étudiants d’IUT, 26,6% des universitaires sont boursiers. Une différence dans les règles d’attribution des bourses entre secondaire et supérieur explique peut-être en partie cette augmentation. Si cela vous intéresse voyez le site du CNOUS. Mais il y a aussi que les plus aisés vont volontiers vers les écoles.

En revanche, les boursiers abondonnent leurs études plus tôt. En licence, ils sont 32%, puis leur pourcentage passe à 18,5 % soit une diminution de plus de 40 points !

L’article signale bien que ces statistiques ne recensent que les bourses d’état. Dans les écoles (d’ingénieurs ou de commerce), on peut bénéficier d’autres aides financières (système d’exemption de droit, « petits boulots » de bibliothèque, monitorat…). Et d’autres aides existent. « Ainsi, alors qu’à la rentrée 2008 10,8 % des étudiants d’écoles de commerce bénéficiaient d’une bourse nationale, ils étaient 20,7 % à recevoir des aides financières publiques ou privées. »

Enfin, l’article du Point avance que les 40 % de boursiers en IUT n’empêchent pas ces établissements d’avoir des taux d’insertion d’enfer. A rapprocher du billet où Pascale Colisson note que les résultats à Sciences Po n’ont jamais été aussi bons que depuis que cette école a mené une politique volontariste de mixité sociale.

Et moi j’ajoute que l’entrée dans les IUT sur dossiers est très sélective. La culture générale, si discriminante socialement qu’elle soit, pèse donc le poids qu’elle a dans l’enseignement secondaire.

Je vous le disais, c’est un faux débat.
Merci Fabrice d’avoir relancé la question, cela m’a permis d’étayer mon opinion.

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