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Insertion professionnelle : impérieuse nécessité pour l’Université

publié le 26/10/2009 par dans A la recherche d'un job, Afficher dans Marché, Vie étudiante

J’ai lu dans le Monde daté de samedi 3 octobre un « point de vue » que j’ai trouvé très intéressant, sans doute parce que je partage le point de vue de son auteur, le professeur Alain Renault. Il justifie l’importance accordée ces temps-ci à l’insertion professionnelle des 1 300 000 étudiants de l’Université.

Qui suis-je, me direz-vous pour approuver un éminent philosophe, professeur en Sorbonne, auteur de nombreux ouvrages, moi qui ai abandonné la philo dès la fin de la terminale ?

Mais ceux qui suivent un peu les billets de ce blog et me feront le plaisir d’aller lire aussi cet article dont je vous parle, reconnaîtront sans doute qu’il y a une sorte de connivence, en particulier avec un billet posté en juin : « une fable ».

Alain Renault pose d’abord le problème de la réussite de ces 800 000 jeunes : « nos universités, en acceptant de les inscrire dans leurs cursus, adressent implicitement une promesse : […] celle de leur offrir des chances égales d’y réussir, c’est-à-dire de réussir comme le leur permettent leurs mérites, entendus eux-mêmes comme la résultante de leurs talents et de leurs efforts ». Cette promesse est-elle tenue, se demande-t-il ?

Comment l’Université pourrait-elle ignorer que l’immense majorité de ceux (près d’un tiers des inscrits de cette année) qui sont engagés dans des cursus littéraires, de philosophie, d’Histoire, etc.. devront embrasser des métiers bien éloignés de ceux qu’ils envisagent (quand ils en envisagent un ! ). Par exemple,  le master de Philosophie dirigé par M. Renault compte 500 étudiants dont un ou deux décrochent une agrégation chaque année… Un ou deux…

Bref, l’information, l’orientation et l’insertion professionnelles sont aujourd’hui absolument incontournables pour l’Université.  J’espère que ceux qui défilent en protestant contre ce mouvement ne sont pas suivis. Il ne s’agit pas d’inféoder le système aux entreprises (les méchants mercantiles), mais simplement de se préoccuper de l’avenir des étudiants.

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