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Un site pour les d’jeunes

publié le 10/06/2009 par dans Afficher dans Marché, Ca recrute..., coup de gueule, E-recrutement

untitled-1.gifQu’est-ce que vous pensez, vous autres, de ce site du Crédit Agricole ? Est-ce que ça vous donne envie d’aller plus loin, d’en savoir plus, de postuler ?

 Je me demande sincèrement si c’est moi ou bien…

Vous avez compris, je ne suis pas très fan, parce que c’est de l’attrape-mouche pur fruit, qui renvoie sur un site qui délivre des informations très institutionnelles. Comme si le groupe en question renonçait à donner à voir ce que sont vraiment les jobs qu’il propose.

Mais ce n’est que mon avis, vite forgé et donné. Bref, un peu un propos de comptoir.

Encore une fois, qu’en pensez-vous, vous qui êtes visés ?

Commentaire(s)

  1. Depuis un an et demi, j’attends un emploi de ce groupe (comme d’autres)… Les embauches comme les cerveaux y sont gélés.

    A propos de manichéisme, de simplisme et d’humour :
    http://www.liberation.fr/politiques/0101306184-royal-recidive-sur-les-20-d-etudiants-en-desosus-du-seuil-de-pauvrete

  2. Admirez le lien :ils ne me recrutent pas, c’est qu’ils ont le cerveau gelé.
    En revanche l’article de Libération ne mamque pas d’intérêt, merci nicolas de nous l’avoir fait connaitre.

  3. personne ne veut donner son avis sur ce site ?

  4. je trouve que le site ne donne pas dans le modeste, et par ailleurs, l’image décalée ainsi que la représentation des jeunes qu’ils s’attribuent est totalement aberrante…

  5. Oui, une partie des grandes entreprises est incapable de penser l’avenir. Cerveau archigelé, oui… Il faut admirer où celles-ci ont mené la société des hommes et des femmes… Un DRH, quelque peu surmené, m’a d’ailleurs déclaré que sa direction générale menait une stratégie « folle » qui menait droit au mur. Mais il m’a même déclaré : « N’allez pas chez nous ! »

    Pour conclure sur le Crédit Agricole, celle-ci préfère se projeter avec Grameen que vous devez connaître, dans le micro-crédit dans le monde. Le coup du téléphone d’Halima est pathétique… Avant d’étendre leur générosité au monde entier, les dirigeants du Crédit Agricole devrait faire un tour dans leur agence bancaire, avec ceux qui ne peuvent plus payer leur crédit.

    Pour le site du CA, il faut se méfier de ce qui brille trop, et là, c’est le sommet dans l’étincelle… La drôlerie serait d’afficher le salaire des directeurs généraux qui clignote dans une lucarne, en parallèle du salaire d’un stagiaire dans cette entreprise.

    Lamentable, donc.

  6. ils ont dû payer cher pour des films pas très drôles voir .. franchement mauvais

  7. C’est une blague ? le CA n’a pas pu faire une publicité pareille ?
    rassurez-moi : on est au creux de la vague et ils vont remonter le niveau ?

  8. Le CA, je connais pour y avoir postulé, et oui, quand on regarde en détail ce qu’ils proposent comme offres d’emploi, ça se comprend qu’ils fassent un peu briller la devanture (même maladroitement). Pour la « première banque » française revendiquée, et qui proclame qu’elle recrute, ça fait un peu léger quand on voit qu’en dehors du seul profil de commercial, de recrutement il n’est pas question.

    Mon secteur, les RH, est significatif : ça fait des mois (quasiment 10 mois) qu’ils proposent 100% de stages (et aucun emploi, même pas un CDD), que ce soit dans les caisses régionales, et dans les entités rattachées…

  9. En matière de recrutement, le CA recrute, ça c’est sur. Ils sont partout, sur internet, dans les journeaux, sur les salons de recrutement, mais uniquement pour des profils commerciaux. Cette propension a recruter sans cesse des commerciaux n’est d’ailleurs pas si positive pour leur image car elle signifie sans doute qu’il y a énormément de turn over.
    Quant à recruter des jeunes, voilà un bel exemple de communication « poudre aux yeux ». Comme beaucoup d’autres entreprises, ils veulent de l’expérience à « prix jeunes débutants » et par ces temps de crise, ils la trouvent. Un exemple: ayant été à un recrutement collectif chez eux, j’étais en concurrence avec des personnes ayant pour certaines 10 ans d’expérience dans le commercial. Pour un poste au guichet…

  10. En même temps, toutes les banques ne recrutent quasiment que des commerciaux.

    Chose vérifiée sur les salons de l’APEC de l’an dernier (Lyon et Dijon pour ma part) : aux stands de toutes les banques présentes, le même refrain : nous ne recrutons que des profils commerciaux !

    Pareil pour les assurances.

  11. Laurent, Cl, d’où vous vient ce mépris pour le commercial ? Bien-sûr que dans une banque il y a à peu près 10 à 20 postes de « commercial » pour un d’une autre nature. Ce qui est vrai pour le Crédit Agricole l’est aussi pour les autres banques, spécialement les banques qu’on appelle parfois « de détail ».
    En fait on peut dire que le métier de la banque, c’est un métier de service. Donc en contact avec la clientèle.
    Les banques, pas plus que les autres entreprises n’ont pour vocation de trouver des débouchés aux filières de formation. Ils recrutent quand ils ont des besoins pour les missions dont ils ont besoin.
    Je ne sais pas ce que vous avez fait comme études, mais je crois que vous devriez aller interviewer votre banquier personnel (le responsable de l’agence par exemple) pour mieux comprendre comment ça fonctionne. Le fait d’avoir étudier la finance, par exemple, peut ouvrir de sérieuses portes pour des jobs, disons, de relations et de services aux clients, puisque le mot commercial est dévalorisé.
    Idem si vous êtes juristes, par exemple.
    Qu’est-ce qui vous paraît tellement moche dans le commercial au sein d’une banque, d’ailleurs ?

  12. Ah mais personnellement je n’ai pas d’animosité contre les commerciaux (et je ne pense pas non plus de CI, puisque lui l’est même davantage que moi, commercial). Je sais pertinemment que les sociétés de services ont besoin de beaucoup de commerciaux pour se développer ; ça leur est indispensable.

    Simplement, je trouve surprenant que lorsqu’on revendique une des premières places dans le monde au sein de son secteur, qu’on emploie 160.000 personnes, dont la moitié en France, qu’on fasse autant de publicité sur son recrutement, qu’on soit partout sur les forums des métiers (au pluriel), qu’on établisse et recherche des partenariats avec des écoles, des formations, etc. bref, qu’on fasse autant d’efforts pour briller et attirer des diplômés, en un mot, autant de marketing RH, tout ça uniquement pour un seul profil…

    Les 10% restants de non-commerciaux, comme vous dites, appelés souvent fonctions support, ça fait un an qu’ils ont disparu. Sauf en tant que stage…

    Autrement dit, ils recrutent du commercial à fond, mais pour le reste j’ai l’impression qu’ils tiennent avec ce qu’ils ont, et font faire le surplus d’activité par des stagiaires (et on sait tous que les banques sont parmi les plus incorrectes avec les stagiaires ; je lis quand même les offres de stages dans mon secteur, et je suis stupéfait de voir qu’il s’agit souvent de missions qui dépassent largement les compétences d’un seul stage).

    Après, privilégier uniquement l’aspect commercial et financier (en embauchant des commerciaux, et en provisionnant un milliard pour une seule catégorie de personnel dans une autre banque), au détriment du reste, ça relève d’une politique d’entreprise que j’ai pas tellement à juger.
    Mais ça nous donne une indication sur qui tire les ficelles au sein d’une équipe de direction d’une société.

  13. Laurent
    Oui, dans une entreprise quelle qu’elle soit, celui qui parle au no du client (enfin, au nom des affaires qu’on peut faire avec les clients !) a forcement une voix forte.
    Il faut quand même s’entendre sur ce qu’on appelle un commercial. Dans une banque il ne s’agit pas que de commercial, mais de relation de service, couplée avec un rôle de gestion du risque que le client fait encourir à cette banque. La relation est donc assez délicate à gérer parfois.
    Les diplômés bac + 4 ou 5 sont plutôt destinés à gérer des comptes de professionnels ou d’entreprises. Mais cela peut passer par une période « au guichet ». J’y reviendrai.

  14. Exactement. Sinon, sur ce qu’évoquait CI, le turn over des « commerciaux » (à prendre dans le sens large en effet) dans le secteur bancaire, je crois que c’est pour l’ensemble des établissements. C’est dû au fait je crois que ce type de profil (expérimenté surtout, mais pas seulement) est particulièrement choyé par les banques.

    J’ai l’exemple d’un ami travaillant à la BNP qui, a 23 ans, juste après un bac +2 en alternance, en tant que simple conseiller clientèle, touche 31 KE/annuel brut (avec les nombreuses primes, parce qu’il dépasse tous ses objectifs), avec moins d’un an d’ancienneté…
    Il voulait changer de banque parce qu’ils lui avaient refusé une formation pour devenir conseiller de professionnels (au bout de 6 mois d’ancienneté seulement). Quand on a évoqué son salaire, il ne se rendait pas compte qu’il était extrêmement privilégié pour son âge et son niveau de qualification (31 KE c’est du niveau de JD d’une grande école de commerce, je crois savoir).

    J’ai été assez surpris qu’un employé du secteur bancaire soit si peu au courant de l’environnement salarial. C’est pour ça qu’après, je ne m’étonne pas que des employés du même secteur, à un tout autre niveau, ne se rendent plus compte des sommes d’argents parfois colossales avec lesquelles ils travaillent. Mais c’est une autre histoire.

  15. Aucun mépris pour le commercial de mon coté. Ma remarque tenait simplement compte du fait qu’il n’y a pas que des futurs commerciaux dans les jeunes diplômés à la recherche d’un emploi. Certains ne veulent pas (ou ne peuvent pas car ayant fait d’autres études) travailler dans ce domaine, et des postes en marketing, communication… les banques n’en proposent pas (ah si, des stages…). Hors, leur communication parle d’opportunités en tout genre (on parle meme de postes à l’international…!).

    Une remarque sur le « guichet ». J’ai eu quelques entretiens dans des banques, bilan: quelque soit le niveau d’étude, sans expérience du milieu bancaire, on entre toujours au guichet, et ce pour minimum 2 ans avant une évolution. Sans expérience, il faut parfois passer par un contrat de professionnalisation (payé comme un cdi cependant), ou meme de l’alternance (une banque, je ne cite pas leur nom, m’a expliqué que pour rentrer chez eux, il fallait participer à leur programme d’alternance pour obtenir un DUT banque-finance, cela dit c’est très bien pour les jeunes sans diplomes). Et en général, comme il n’y a pas de formation avant de prendre le poste, on ne prend de toute façon pas de vrais débutants quand il s’agit d’un CDI. C’est ce que l’on m’a dit, peut etre y a-t-il des exceptions…

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