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Allez voir « La journée de la jupe »

publié le 31/03/2009 par dans Afficher dans Marché, coup de gueule, Galère, Joker

J’apprends que le film « La journée de la jupe » a fait un record d’audience sur Arte. Comme il est aussi sorti en salles le 25 mars, je me permets de vous le recommander. Ce n’est pas le lieu d’en faire une critique au plan artistique; si je vous en parle, c’est parce que ce film pose de façon sensible et claire, me semble-t-il, le problème des équipes d’enseignement, complètement dépassées par le comportement de certains de leurs élèves, par le fossé culturel, de valeurs et de représentations qui se creuse entre ces « élèves » (il faut mettre des guillemets, sinon, les mots n’ont plus beaucoup de sens) et eux, qui sont censés représenter l’intégration, la démocratie, l’égalité des chances. Quelle ironie.

Comment imaginer que ces adolescents pourront faire des études supérieures à « chances égales » justement, avec ceux qui auront été éduqués pour s’adapter à cet univers ? Quel avenir professionnel ont-ils ?

Un mot sur le propos central du film, la laïcité profitable aux filles, tandis que les garçons relisent commodément les traditions familiales et religieuses pour les asservir.

Comment imaginer une quelconque égalité professionnelle quand l’équité la plus basique est bafouée tranquillement à l’âge où l’on se forge des valeurs ?

Commentaire(s)

  1. Je suis allé voir la journée de la jupe.

    Il apparaît aujourd’hui que des jeunes issus de l’immigration ne se disent pas français, lorsqu’ils sont de cette nationaité, et qu’ils se désignent plus souvent d’une ethnie ou d’une région géographique ou d’un autre pays. Comment dans ce cas peuvent-ils imaginer voter, considérer leur enseignant comme légitime pour leur transmettre quoi que ce soit ?

    Mais le problème est que rien n’est fait pour changer la manière d’approcher la citoyenneté: changer d’identité en changeant de pays n’a jamais été facile, et les enfants d’immigrés qui ne sont pas toujours les bienvenus, peuvent logiquement avoir des difficultés à trouver leur place. La France ne met rien entre l’Etat et l’individu, ni ethnie, ni religion, ni groupe… Si c’est une valeur à laquelle nous sommes très attachés, c’est aussi une marche que les immigrés doivent franchir d’un seul coup: français de valeurs et dans les habitudes de vie jusqu’au bout des ongles ou pas du tout

    Le film selon moi montre que l’assimilation, qui a longtemps été le mécanisme par lequel les immigrés deviennent français ne fonctionne plus. L’intégration, progressive, moins difficile, est une autre façon de voir : accepter que les français le deviennent progressivement est aussi une moyen d’accepter plus de choses qui paraissent inacceptables. Aux Etats-Unis, il est admis de fait que certains quartiers pauvres, démunis, excentrés, sont considérés comme des lieux d’intégration. Pourquoi pas les nötres ? Pourquoi ne pas accepter que certains quartiers, et certains temps longs (générations) soient nécessaires à cette intégration ?

    Et par la même occasion, considérer que la citoyenneté est un apprentissage. Qu’en pensez vous tous ?

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